Vivre un cran plus haut

 

Dans la vie, il y a bien sûr plusieurs façons de vivre les événements qui nous arrivent.

 

Nous pouvons les prendre moyennement bien, bien, pas très bien, pas bien ou vraiment pas bien du tout.

 

De cette palette de sentiments, nous en retirons des résultats très différents.

Les personnes qui prennent plutôt bien les choses sont des personnes qui restent optimistes et très souvent, elles savent tirer parti de ce qui leur arrivent, quoiqu’ils leur arrivent.

En revanche les personnes qui prennent souvent très mal ce qui leur arrivent ne font en général pas le rapprochement entre les événements et une quelconque leçon de vie.

Au contraire ! Ces personnes pensent que les ennuis viennent de l’extérieur ! En pensant cela, elles sont persuadées qu’elles sont de pauvres petites choses qui restent à la merci de tout ce qui peut arriver.

Et croyez-vous qu’elles sont sûres qu’il va leur arriver quelque chose de bien ?

Non bien au contraire !

 

En étant persuadé que des choses peuvent leur tomber dessus sans aucune raison apparente, elles angoissent et donc focalisent sur ce qu’elles ne veulent pas qui leur arrive !

 

Et vous savez maintenant que la peur de la chose entraîne la chose. Autrement dit, plus vous pensez que l’extérieur est dangereux, plus vous allez focaliser sur ce qu’il y a de dangereux à l’extérieur de vous. Et plus vous allez focaliser là-dessus, plus vous allez avoir des résultats concrets qui vont correspondre à ce que vous ne voulez pas voir arriver dans votre vie.

C’est ainsi que souvent nous entendons dire : « J’obtiens toujours exactement ce que je ne veux pas ! » (en pensant très fort à la chose non voulue !) ou bien, « Je n’arrive jamais à avoir ce que j’ai vraiment envie ! » (sans savoir quelle est réellement l’envie !)

Ces personnes ne voient pas qu’en réalité, elles ont exactement ce à quoi elles pensent !

Pourtant, elles croient que les événements extérieurs sont plus forts qu’elles, abandonnant ainsi leur pouvoir personnel sur l’hôtel des apparences.

 

C’est vrai qu’il est parfois difficile de se rendre compte de ces mécanismes parce que nous avons été convaincu depuis tout petit que nous ne pouvons pas grand-chose par nous-même.

 

Par exemple face à la maladie.

Depuis notre enfance, nous avons appris que si nous avons mal quelque part, nous devons aller voir quelqu’un qui sait mieux que nous de quoi il s’agit, puisqu’il a appris le fonctionnement et le dysfonctionnement du corps humain. Nous avons consenti à nous fier à ce que le docteur, le spécialiste ou autres disent à propos de nous. C’est ainsi que si nous avons mal quelque part, ce sont eux qui savent mieux que nous ce que nous avons et ce que nous devons faire !! Nous abandonnons complètement notre pouvoir aux personnes qui ont un savoir.

 

Cela a fonctionné quelque temps…

 

De nos jours, nous voyons bien, pour la plupart d’entre nous, que nous ne pouvons plus adhérer à ce genre de pensées.

Parce que le meilleur médecin pour vous c’est vous, et personne d’autre.

Vous devez vous servir des compétences des autres, mais vous ne devez pas leur abandonner vos décisions, car sinon, vous leur donnez  le pouvoir de vous faire sentir bien ou mal.

Et, lorsque vous allez vous sentir mal, vous allez vous plaindre, accuser les autres, les circonstances ou les choses. Et ceci ne vous aide pas !!

 

C’est ainsi que :

 

Vous pouvez vous plaindre d’une personne : « Il s’était engagé à finir les travaux dans les temps et ce n’est pas le cas ! Quel mauvais individu !! » (et je suis hyper polie !!)

Vous pouvez vous plaindre d’une circonstance : « J’aurai bien aimé être à l’heure mais j’ai été prise dans les embouteillages ! »

Et pire, mais communément employé, vous pouvez vous plaindre de vous-même en disant ceci : « Quelle imbécile j’ai été de lui avoir fait confiance !! »

Dans ce cas, même si vous pensez être à l’origine de la circonstance qui vous laisse mal à l’aise, vous abandonnez votre pouvoir à une partie de vous que vous nommez « imbécile » et que vous laissez vous submerger et guider votre vie et vos choix .

Autrement dit, vous laissez votre pouvoir à l’extérieur de vous.

Attention, la victimisation n’est pas loin !!

 

Dans ces conditions, comment pourriez-vous considérer les choses autrement ?

 

C’est très simple en fait. Reprenez votre pouvoir en verticalisant les événements.

En effet, lorsque vous pensez que les soucis viennent de l’extérieur, vous les imaginez énormes, vous faisant face sur le même plan que vous. Vous êtes tout petit face eux. Vous restez à l’horizontale. Ils constituent de véritables obstacles que vous allez avoir beaucoup de mal à franchir, ce qui va vous vider de beaucoup d’énergie.

Alors que si vous vous construisez un projet de vie, motivant, qui vous donne envie de l’atteindre, qui vous grandit, vous allez vous dépasser, sortir de votre zone de confort ! Ce projet de vie va être placé au-dessus de tout ce que vous appelez problèmes. Du coup, si vous avez encore des obstacles sur votre route, vous allez pouvoir choisir de les franchir ou de les contourner. Dans tous les cas, ils seront bien moins énormes qu’avant.

Parce que, si vous focalisez sur un projet, vous ne focaliserez plus sur les problèmes. D’ailleurs ceux-ci ne seront plus pour vous des problèmes mais ils seront des obstacles tout au plus que vous passerez aisément. Et même mieux que cela, vous allez en tirer des conclusions qui deviendront ce que vous allez appeler : expériences.

Une amie m’a rappelé le dicton des schadoks : « S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème ». C’est une autre façon de dire qu’à chaque problème il y a une solution ! Donc, lorsqu’un souci vous arrive, n’oubliez pas de brancher solution plutôt que problème, histoire de vous élever un cran plus haut et de vous sentir plus grand que n’importe quel souci !

Petit exercice : chaque matin, vérifiez bien vos pensées. Sont-elles branchées sur les problèmes ou sont-elles accès sur un ou des projets ? Vous verrez, si vous faîtes l’expérience, la différence que ces pensées feront émerger dans votre journée !!

Et vous, avez-vous un exemple où vous vous êtes senti bien plus grand(e) que le problème ? Avez-vous su ce qui a fait la différence ?

 

Elisabeth