Trois

La semaine dernière, j’ai demandé à Lise de m’expliquer pourquoi ladv nous engage si souvent à partir à la recherche de la personne merveilleuse, unique et géniale que nous avons tous au fond de nous. Cela aurait un rapport avec notre mission personnelle, notre talent particulier qu’il serait, selon ladv, judicieux de faire grandir. Lise dit même que c’est notre travail d’humain, ni plus ni moins… Elle préconise avant toute chose de reconnaitre que nous sommes tous des êtres ainsi faits. Une fois cela accepté, nous pouvons alors reconnaitre l’importance de ne pas passer à côté de cet essentiel toute sa vie durant. Il n’est jamais trop tard pour faire connaissance avec cette partie exceptionnelle en nous, la faire grandir paraît alors évident, et une fois qu’elle est suffisamment forte, c’est elle qui se met à rayonner par tous les pores de notre peau, nous rendant lumineux et alignés avec ce qui est ! Ce sont les mots de Lise bien sûr, enfin plus ou moins… Les réécrire ainsi me permet de m’apercevoir que j’ai intégré l’information ; c’est bien, parce que dorénavant, je sais ce qu’il me reste à faire !! ;)

Maintenant que le décor du propos qui va être développé est planté, Lise m’a donc entretenu concernant les trois caractéristiques de la personne lovée au fond de nous ; je rappelle, elle est merveilleuse, unique et géniale.

- Pourquoi ladv emploi ces trois adjectifs Lise ?

 – Avant de passer à l’explication, permettez-moi de postuler un point important. Lorsque je vous dirai quelle partie de l’individu ladv considère comme merveilleuse par exemple, il faudra penser que cela ne représente que sa caractéristique principale. En elle, se trouvent concomitamment les deux autres aspects, mais en moindre mesure. Autrement dit, tout a en nous ces trois côtés, comme le bien contient aussi le mal, l’unique contiendra du merveilleux et du génial, le génial aura sa part de merveilleux et d’unique et évidemment, le merveilleux portera en son sein de l’unique et du génial. Même en faible proportion, ces trois qualités nous constituent et se constitues elles-mêmes aussi…

– Oui, je comprends l’idée Lise.

– Bien, alors, lorsqu’en adv, nous parlons de :

  • l’aspect merveilleux de notre personne, il est fait référence à notre âme. Quelle merveille en effet que cette âme essentielle à la vie, qui vient agiter, mettre en mouvement, imprégner de sa spécificité l’individu qui l’accueille. Remarquez aussi qu’en langage des oiseaux, dans merveille, on peut entendre « mer-veille » autrement dit « la mer qui veille ». Or, la mer représente l’inconscient. Ce qui se passe à l’intérieur de celle-ci est invisible à nos yeux, pourtant, les effets peuvent revêtir un caractère déterminant sur nous ! Tout comme la mer veille à nous donner de la nourriture pour notre corps, l’inconscient veille à nous donner de la nourriture pour notre âme. Dans un cas comme dans l’autre, un effort est demandé pour aller à la rencontre de cette nourriture et un effort supplémentaire est à fournir pour nous permettre de transformer celle-ci afin de la rendre comestible et digeste.
  • Lorsque nous parlons du côté unique, nous parlons clairement de notre corps. Unique en tout point, aucun individu n’est pareil, chacun à ses propres empreintes, son propre système d’histocompatibilité, signant ainsi sa merveilleuse unicité ! Unique sans oublier qu’il n’est « que-uni » aussi et avant tout. Autrement dit, nous sommes uniques, mais nous sommes de petites parties indispensables d’un système plus grand que nous, qui nous sert et que nous servons…
  • Puis, notre esprit, celui qui est le plus volatile, le plus évanescent nous renseignent sur notre côté génial. « Géni-al », c’est « al » qui se trouve au-dessus, plus grand que, le « génie » qui, dans ce mot, le précèdent pourtant. Le « al » apporte au génie un côté divin, en lien avec le ciel et l’au-delà, le spirituel en somme… Le « génie » apporte le côté volatile, d’ailleurs, toutes les représentations montrent les génies sous forme de fumée évanescente. Et quoi de plus volatile, évanescent et transparent que l’air que l’on regarde sans le voir quand on lève les yeux au ciel justement.

– Eh bien, je comprends maintenant ce que cela signifie de partir à la recherche de la personne merveilleuse, unique et géniale en nous ! Mais il faut vous avouer que je ne pensais pas avoir tout ça en moi !

– Évidemment, comme je vous l’ai déjà précisé de nombreuses fois, chacun doit bâtir son adv. Ladv tel que je le pratique m’aide personnellement et n’est en aucun cas un modèle à suivre à la lettre. Tout cela n’est qu’un système de croyances, chacun peut y voir ce qu’il veut finalement… Hum, d’ailleurs, voulez-vous que je vous présente d’autres systèmes qui sont représentés ou qui représentent le « trois » ?

– Eh bien, oui, je veux bien Lise.

– En voilà un autre donc. Globalement, ce que nous sommes nous pousse à considérer trois états. D’abord, avant notre naissance, nous sommes quelque part, puis nous apparaissons ici sur terre, c’est la naissance « naitre à son sens » où nous vivons jusqu’à notre mort. A ce moment là, nous disons que nous trépassons comme le précise l’alchimiste Patrick Burensteinas, nous effectuons « trois passages » donc, peut-être justement le passage de la personne merveilleuse, celui de la personne unique et celui de la personne géniale, surtout si nous les avons fait croître en nous durant notre vie terrestre. Puis, après ça, nous nous retrouvons autre part, certains supposent que c’est au même endroit qu’avant la naissance, mais si tel est le cas, nous y retournons en n’étant pas tout à fait la même « chose »… Nous avons vécu une vie dans la matière tout de même !

Autre point de vue, qui part du même constat précédemment cité, sur la vie des humains, à savoir que nous sommes arrivés sur terre où nous nous sommes incarnés dans la matière. En langage des oiseaux, lorsque l’on dit la matière, nous pouvons entendre « l’âme à tiers » nous dit l’Alchimiste. Là, il y a l’indice qu’il y a trois parties dans la matière. (Cela pourrait être nos trois états « ladévins », toujours aussi merveilleux, uniques et géniaux, mais pas uniquement !). L’alchimiste donc va travailler à l’extérieur de lui, sur des métaux par exemple, de trois façons pour les agiter, les purifier et les rendre transparents (grâce à l’œuvre noire, l’œuvre blanche et l’œuvre rouge). Ce travail d’agitation, de purification et de transmutation va permettre à l’individu de faire sortir de lui son agitation, de se purifier et de transmuter aussi, du moins de se transformer à n’en pas douter, s’il y met la conscience qu’un tel travail demande…

Pour continuer avec les alchimistes opératifs, expériences faites et refaites à l’appui, trois principes constituent chaque chose à savoir :

  • le sel (matière), le soufre (l’âme), et le mercure (l’esprit). « Voilà comment les anciens voyaient le monde. Ils disaient que tout ce qui forme notre univers, nous y compris, est composé de ces trois choses. » Citation du livre « De la matière à la lumière » de Patrick Burensteinas.

– Pour en revenir à la matière, émettons donc l’hypothèse qu’elle comporte de fait, trois aspects : un intérieur, un extérieur que l’on ne peut définir que parce qu’il y a une limite. Voici d’autres tiers dont parle la matière ! Un intérieur, un extérieur et une limite. Monsieur Brebion, père de la « Bioanalogie » ne dit pas autre chose d’ailleurs ! Pour lui, une rencontre ne peut se concevoir que parce qu’il y a trois aspects bien distincts, un individu, un autre et une interaction entre les deux, un acte aussi banal qu’un applaudissement par exemple, ne peut se concevoir que parce qu’il y a une main droite, et une main gauche et un point de rencontre entre les deux…

Trois, toujours trois facettes que l’on retrouve aussi dans toutes les traditions d’après Annick de Souzennelle, avec pour la tradition juive, les trois matrices (matrice d’eau, matrice de feu, matrice du crâne)…

Et je pourrais en citer d’autres, ne serait-ce que les plus connus, quand même dans la religion chrétienne, j’ai nommé :

– Le corps, l’âme et l’esprit,

– Adam, Ève et le serpent !

– Le père, le fils et le Saint-Esprit ou

– L’archange, le mari et la mère (un trio détonnant quand on y pense !)

– Dieu, Jésus et Satan

Nous pourrions aussi citer, pêle-mêle :

– Les trois rois mages,

– Les trois aspects de la réalité : l’eau, le ciel et la terre,

Je voudrais continuer avec :

– Le trident de Zeus,

– Le premier dieu grec : Hermès Trismégiste, le trois fois grand.

Ainsi que :

– Les trois Parques, divinités maîtresses du sort des hommes.

– Les trois Grâces, déesses personnifiant la vie.

– Les trois pyramides de Gizeh.

Puis comme ça vient :

– Le troisième oeil,

– Le passé, le présent, le futur,

– L’homme, la terre et le ciel,

– Le matin, l’après-midi et le soir,

– La thèse, l’antithèse et la synthèse,

– La longueur, la largeur et la hauteur,

– Les 3 mesures : petit, moyen, grand

– Les trois petits cochons

– Les trois mousquetaires

Puis, ce qui nous est plus intime  :

– L’enfance, l’âge adulte, la vieillesse (les trois « âges »),

– Un homme, une femme, une rencontre, ou

– Un homme, une femme, un acte sexuel, qui donne

– Un homme, une femme, un nouvel être, soit

– Un père, une mère et un enfant !

Des trois, il y en a partout autour de nous !

Même en architecture, le tétraèdre, pyramide à trois côtés, est la forme la plus solide de notre monde, même si elle a évidemment quatre faces en comptant sa base qui est invisible aux yeux de tous…

Autre chose, vous savez que lorsque vous êtes devant un paysage magnifique, il n’existe que parce que vous le reconnaissez comme tel ! Il y a donc, vous, le paysage et l’interprétation que vous en faites, trois aspects, encore et toujours !

Et l’effet miroir, permettez que j’y revienne pour clore en beauté tout ça, fait aussi partie de cette trilogie de vie : un individu ou un événement, et l’interprétation que vous allez en donner, cela forme votre réalité !

– Pffff ! Lise, je crois que je suis convaincue de l’importance du trois !

– Alors, vous faites partie du tiers des personnes qui sont d’accord avec ce qui vient d’être dit ! En effet, dans « l’encyclopédie relative et absolue », Bernard Werber explique que pour toute idée émise, pour tout acte réalisé, pour n’importe quel sujet abordé, il y aura toujours 1/3 des personnes qui seront d’accord, 1/3 des personnes qui ne seront pas d’accord du tout, et 1/3 qui n’auront aucune opinion sur le sujet !

– Ah ! Oui, je l’ai lu aussi ! C’est comme une espèce de loi universelle si je me souviens bien !

– Oui, en quelque sorte ! Et cela vient étayer le fait que tout ce que je viens de vous dire sur les trois aspects n’est que des interprétations et donc peut être remis en cause ! La seule question que vous devriez vous poser face à toutes ces explications, est : « Est-ce que savoir tout cela m’aide ou me dessert pour mener mon existence ? » Répondez à cette question, à chaque fois que quelqu’un vous assène ses vérités, et vous pourrez, soit intégrer quelques-uns de ses points de vue si cela vous paraît utile pour votre bien-être, ou bien tout rejeter en bloc. Et vous auriez vos propres raisons, qui sembleraient toutes autant valables et véridiques que celles de votre vis à vis !

– Mais comment puis-je savoir si telle ou telle idée, ou telle ou telle action m’aide ou ne m’aide pas ?

– Au début, nous sommes amenés à faire des tests, puis très vite nous nous apercevons de ce qui nous rend heureux et de ce qui nous rend malheureux. Et lorsque nous décidons de privilégier ce qui nous rend heureux, alors il est naturel d’accepter ce qui nous aide et d’écarter ou de donner moins d’importance à ce qui ne nous est d’aucunes utilité. Faisant cela, nous nous apercevons que nous nous améliorons sans cesse ! Surtout lorsque chaque matin, nous nous réveillons avec l’idée que la journée qui s’annonce va être remplie d’opportunités nous aidant à devenir meilleurs que le jour d’avant ! Relisez tous les contes initiatiques ! Certains héros semblent avoir tout pour eux, pourtant il leur manque l’essentiel ! Alors, ils s’en vont le chercher. Ils quittent le confort que les habitudes installent et en chemin vers eux-mêmes, ils rencontrent des bêtes terribles qu’ils combattent et à chaque fois, ils en ressortent plus forts qu’avant, car ils intègrent la partie nourricière de cette épreuve et grâce à cela, ils peuvent passer à l’étape supérieure ! En fait, voilà la clé : notre passage sur cette planète où tout est matière, nous demande de nous transformer, et pour cela, nous projetons ce que nous avons en nous sous forme de conflits la plupart du temps, pour pouvoir les transformer à l’extérieur de nous afin de les réintégrer. Nous projetons, nous transformons, nous réintégrons, c’est cela qui nous change en profondeur !

– Quel chantier Lise !!

Juste à ce moment-là, la sonnette retentit. Le prochain rendez-vous de Lise était rentré dans son cabinet. Avec un sourire elle me conduisit vers la sortie ! J’avais tout enregistré, j’avais hâte de tout retranscrire pour le partager avec vous. Voilà, c’est fait !

Qu’en pensez-vous ?