Toutes ces informations !

(version audio en fin d’article)

 

Première partie : les métaprogrammes (issu de la PNL Programmation Neurolinguistique)

 

Vous le savez, nous vivons à l’ère de l’information.

Et l’information a fait un bon incroyable grâce notamment à l’informatique.

Tim Berners Lee, informaticien du Cern*, dévoila il y a tout juste 25 ans, le 12 mars 1989, le Word Wide Web, (les fameux trois w débutant chaque adresse électronique), système d’informations mondiales par ordinateurs interconnectés.

Il est comparé par certains à Johannes Gutenberg (1400-1468), inventeur de l’imprimerie en Europe.

Il est intéressant de se rendre compte que ces deux personnes à plus de 500 ans d’intervalle ont révolutionné à leur manière et surtout suivant les technologies qui étaient à leur portée, la façon de faire et de penser de leurs contemporains, mais surtout leur façon de prendre les informations.

Et ce n’est rien de dire que l’information est primordiale ! Celui qui sait et surtout qui s’en sert détient un véritable pouvoir.

Mais comment prenons-nous les informations en règle générale ? Par quels mécanismes des phrases, sons et images, arrivent-ils jusqu’à notre cerveau et comment font-ils sens en nous ?

C’est la PNL qui nous explique ceci :

Nous faisons un premier tri d’information, chacun suivant les croyances qu’il possède. C’est comme si nous chaussions des lunettes filtrantes et que nous regardions, et par extension, que nous entendions, ressentions, et donc comprenions, avec celles-ci ce qui nous entoure. C’est bien pour cela que pour certains événements, vécus en même temps, les gens n’ont pas le même discours. Il est clair qu’ils l’ont vécu différemment.

Les croyances sont derrière ces processus et elles sont en partie issues d’expériences. Elles sont en quelque sorte des portes d’entrée de notre monde psychique intérieur, avec lequel nous comprenons le monde ou plus exactement nous créons notre monde extérieur !

Sous couvert d’intérêt particulier à tel ou tel point, nous ne prenons dans notre environnement que les choses qui font sens pour nous, parce qu’il est difficile d’y reconnaître ce que nous ne connaissons pas et tout simplement aussi parce que nous ne pouvons pas retenir toutes les sources de stimuli. Notre cerveau n’y survivrait pas !

C’est ainsi que lorsque nous prenons connaissance d’un texte par exemple, certains seront interpellés par telle ou telle phrase, parce qu’elles leur semblent justes ou totalement fausses d’ailleurs, et se feront ainsi une opinion sur l’ensemble du texte, certains autres auront une vue d’ensemble de ce que l’auteur a voulu transmettre et ne s’arrêteront pas aux détails ni aux fautes qui seront rédhibitoires pour certains autres. Ces derniers ne liront même pas le reste parce que pour eux le discrédit est jeté sur le texte, l’auteur et même les idées exposées…

De même pour un événement qu’ils ont vécu par exemple, certains se souviendront de la position exacte des personnes, d’autres du bruit qu’il y avait, d’autres de la manière dont les choses se sont enchaînées, d’autres de l’ambiance générale, et d’autres encore ne parleront que de certains petits détails… Tout cela entraînera chez eux une bonne ou une mauvaise impression… ou tout simplement de l’indifférence.

Dans la description d’une scène justement, les mots employés ont toute leur importance :

Certains se référeront aux sentiments, d’autres aux comportements qu’ils ont pu observer, d’autres aux pensées et à ce qu’ils croient. Dans le récit, ces données sont importantes à repérer parce qu’elles le colorent et sont, comme l’ensemble des informations, des interprétations de ce qu’il s’est vraiment passé. Et à ce titre, elles sont très subjectives.

C’est lorsque nous nous exprimons sur ce qui s’est passé que nous allons avoir tendance à parler d’abord de nous-mêmes puis des autres ou bien totalement le contraire.

De même certains d’entre nous parleront exclusivement d’eux ou exclusivement des autres.

Et, suivant l’intensité et la proximité de ce qui arrive, nous aurons tendance à renforcer certaines croyances et donc les programmes qui y sont liés.

Lorsqu’une personne parle aussi, vous savez dans son discours d’où elle vous parle :

- Évoque-t-elle le passé ?

- Parle-t-elle au présent ?

- Où est-elle dans le futur ?

Il est important de savoir où se situe l’action de ce qui est en train de se dire. Ainsi, vous pourrez ramener la personne au seul temps qui est important à ne pas rater : le présent !

C’est évidemment pareil pour nous-mêmes.

Nous pouvons ainsi savoir où nous « sommes » dans notre vie et comment nous fonctionnons.

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S’il vous semble que j’ai enfoncé quelques portes ouvertes, c’est probablement parce que vous saviez déjà que nous sommes tous différents les uns des autres. Heureusement d’ailleurs que la PNL ne dit pas le contraire !!

Ce qui est intéressant ici de remarquer et ce qui peut être très aidant, c’est que les différences ne sont dans le fond que des mécanismes, des systèmes, soutenus par des croyances qui ne sont que des pensées entretenues.

Et la bonne nouvelle c’est que les pensées ne sont que des pensées. Elles peuvent être changées et remplacées par d’autres, plus aidantes, plus adéquates, plus joyeuses aussi !

Il ne reste plus qu’à nous regarder réagir, nous entendre parler et apprendre à écouter notre corps pour pouvoir changer les croyances qui sont à l’origine de tout cela si elles ne nous conviennent pas.

 

 

*L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, aussi appelée laboratoire européen pour la physique des particules et couramment désignée sous l’acronyme CERN, est le plus grand centre de physique des particules du monde. (source Wikipédia)

 

 Photo : par lmn20101