Domaine de vie : soi-même et le travail

Source : Pinterest – Citation Paolo Coelho – Enregistré depuis coeva.over-blog.com

NB : avant de commencer la lecture de cet article, sachez que j’ai changé le titre parce qu’il y a cinq domaines de vie d’après la PNL, et donc, il y a quatre articles à venir. Le titre de ce premier article était dans un premier temps : « Tout à l’envers : soi-même et le travail ». Pourquoi ? Parce que ce qui m’a donné envie de faire cette série est un article d’un journal, nous expliquant comment certains d’entre nous se retrouvent « coincés » dans un travail inintéressant et s’ennuient. Ces affirmations m’ont fait réagir, et je vous laisse maintenant de découvrir dans quel sens.

Alors, avant de vous laisser avec l’histoire qui a la tâche de vous expliquer les raisons profondes, toutes personnelles, pour lesquelles tout ce que nous vivons n’est que l’envers du décor que nous créons constamment de toutes pièces, je voudrais préciser quelques points importants. Cette réflexion est venue à la suite de la lecture d’un article publié dans L’Obs, en avril 2016, article qui suivait de près les préoccupations de bon nombre d’entre nous, puisqu’il se trouve dans le sillage de la loi travail, dont le titre éloquent et sans équivoque :  » Dur dur d’avoir un job à la con », est accompagné d’un sous-titre non moins expressif qui est : « L’ennui mortel des boulots vides de sens ». Dans cet article, il nous est expliqué que :

« Claire perd son temps (pendant ses heures de travail) sur Facebook, Antoine rédige des rapports qui ne sont jamais lus, Martha passe des jours à retoucher une photo de diamant. »

Voici le lien : http://Dur dur d’avoir un job à la con

et d’autres exemples encore de travailleurs dont les efforts ne sont pas reconnus et qui, logiquement ne se sentent pas bien dans leur entreprise -alors qu’ils pensaient tous, que le travail était le Graal de notre monde moderne, car, d’après la légende, beaucoup en cherchent, mais peu en trouve- Or, toutes ces situations dans lesquelles des personnes merveilleuses et pleines de bonne volonté ne se sentent pas reconnues à leur juste valeur, ne sont pas le fruit du hasard -car, n’oubliez pas, cela n’existe pas ; je parle du hasard évidemment !-

Tous ces gens, s’ils vivent cet enfer de perdre leur précieux temps dans un « job » dont ils n’arrivent pas à comprendre le sens, souffrent de fait, même s’ils s’en défendent, d’un manque de sens global qui touche, plus ou moins, tous leurs domaines de vie (eux-mêmes par rapport à eux-mêmes bien entendu, eux et leur couple, eux et leur famille, eux et leurs amis, et eux et leur travail donc) car ce sentiment précis -je rappelle : celui de passer son temps dans un travail vide de sens-, n’est pas, contrairement à ce que l’on veut bien nous faire croire conjoncturel, mais est bel et bien structurel, personnellement structurel pour être plus précis ; c’est tout simple ! -si j’ose dire-

Car, dans le fond, et si nous nous en tenons aux conséquences de ces croyances qui nous structurent, la plainte vient facilement. Nous vivons ainsi une époque formidable, avec le développement de cette forme de philosophie où « demandez le plus sincèrement possible et vous recevrez », s’est transformé en « râlez le plus fort possible et vous recevrez ». De ce fait, nous sommes -pratiquement tous- sûrs et certains qu’il n’y a pas grand-chose d’autre à faire que de se plaindre, concernant notamment nos « jobs à la con » ! -Hum… Notez la liaison parfaite, comme un chat retombant sur ses pattes !-

Mais comment se sortir de ce cercle infernal ?

***

Voici donc une histoire qui ne se situe pas à notre époque, mais qui parle du sujet bien contemporain qui nous occupe aujourd’hui, et qui va tenter d’apporter une réponse à la question précédente. Un hors sujet complet pour certains, un drôle de point de vue pour d’autres, une vérité douloureuse peut-être, un rayon de soleil salutaire, le bout du tunnel, la pluie après le beau temps pour beaucoup car enfin, un début de commencement de solution pointe à l’horizon !… Même si cette solution ne pourra pas plaire à tout le monde. À vous de juger :

***

Un jeune homme s’approche de maître Vauking, le plus âgé et le plus expérimenté de tout le village :

- Maître, vous qui êtes le plus sage d’entre nous, que dois-je faire ? Je m’appelle Tim et je travaille chez le tanneur du village, et c’est vraiment le plus méchant des hommes. Il me demande de travailler sans cesse, et ne me paie pas à la hauteur des heures que j’accomplis. De plus, il ne me dit jamais que mon travail est bien fait, alors que je suis très consciencieux, faisant tout ce que je peux pour le contenter : je sais que je suis un bon ouvrier ! Lui, ne reconnait rien de mes mérites et au contraire, il me réprimande souvent et fort, même devant les clients, alors que souvent, je n’ai fait aucune erreur ; et si je lui en fais la remarque, il me raille ou me fait taire sèchement en me disant que je ne veux pas m’améliorer et que je ne veux pas apprendre le travail bien fait ! J’en ai assez de me faire maltraiter ainsi ! Que dois-je faire maître ?

Le Maître se contenta de lui dire :

- Retourne la situation Tim, ce que tu vois n’est que l’envers du décor…

- Que je retourne la situation ? L’envers du décor ? Je ne comprends pas !

- Retourne-toi vers toi, et tu verras l’endroit, tu seras face à ta vérité.

- Ma vérité ?! Mais je vous l’ai dite la vérité ! Je subis, je suis victime du mauvais caractère de mon patron ! Voilà tout !

- Ce que tu dis est une histoire, l’histoire que tu te racontes. Tes plaintes te concernent, elles n’appartiennent à personne d’autre qu’à toi ! Tu es le seul et l’unique responsable de ce que tu ressens dans ton travail.

- Hum…, dit le jeune homme rassemblant tout son calme face au vieux sage, car il savait que la colère n’était pas un mode d’expression à adopter face à lui, malgré tout le respect que je ressens à votre égard maître, je ne pense pas que le problème vient de moi. En effet, Carl, l’aide qui travaillait chez le tanneur avant moi, m’avait averti de ses agissements et du sale caractère du patron. Et les gens voient bien aussi qu’il exagère et qu’il est rare que tout ce qu’il me reproche soit de ma faute ! Non, Maître, cet homme est vraiment mauvais !

- Tout ce que tu affirmes là n’est qu’illusion, reprit le vieux sage, conscient de l’effort qu’avait fait Tim pour ne pas s’emporter et s’égarer une fois de plus dans la plainte, car tout est regardé de la façon la plus trompeuse qui soit : c’est comme si tu prenais ce que tu vis comme l’endroit du décor, alors que ce n’est que l’envers !

- Comment ça ! Je ne comprends toujours pas !

- Nous parlons ici du fonctionnement de ton cerveau, qui comme le cerveau de tout un chacun, est programmé comme peut l’être une horloge par exemple, qui donne l’heure, quels que soient les événements qui se passent autour d’elle. Nos cerveaux sont programmés pour nous faire comprendre, entendre, voir, ressentir, sentir et goûter même une certaine réalité, notre réalité. Celle-ci, tenace, nous la prenons souvent pour la vérité. C’est assez tragique d’ailleurs. Car tout ceci n’est que le produit de nos programmations qui nous permettent de survivre, quels que soient les nombreux autres événements qui se passent autour de nous ! D’après ce que tu me dis, j’imagine que quelque part, dans ton cerveau, il doit y avoir inscrit : « pour fonctionner comme il faut, pour assurer ma survie, dans l’état actuel de mes connaissances et de mon évolution, je dois entendre des réprimandes et vivre des humiliations toute la journée ». Le reste, pour ton cerveau machine, n’a aucune importance et ainsi n’a aucune existence à tes yeux.

- Ah ! mais c’est terrible ce que vous dites là ! Mais comment est-ce que mon cerveau pourrait me vouloir autant de mal alors même que je désire tout le contraire ?

- Dans ce mécanisme, inconscient le plus souvent et implacable à tous les coups, ce que tu désires ne compte pas. Si tu ne comprends pas ça, la clé de ton fonctionnement te restera cachée pour toujours.

- Je vous en prie maître, concrètement, que dois-je décider ? Partir de ce travail pour enfin essayer d’être heureux, mais sans le sou, et sans doute, rejeté par ma famille, ou bien rester, serrer les dents, m’écraser encore et encore pour pouvoir recevoir mon salaire et ainsi vivre décemment et en famille ? Je ne sais que faire, vraiment !

- En ayant ce raisonnement, tu te coinces dans une double contrainte, tu te mets face à une dualité, source de difficultés et de souffrances. Tu laisses à l’extérieur de toi le problème et donc la solution. Ceci n’est évidemment pas une attitude satisfaisante. Il te faut trouver une troisième voie, une autre façon d’appréhender ce qui t’arrive. Tu ne le sais pas encore, mais sache que tu as en toi tout ce dont tu as besoin pour transcender ton expérience avec cet homme, à condition que tu ne choisisses pas la facilité en rejetant constamment à l’extérieur de toi la responsabilité de ce que tu vis.

- Sérieusement maître, comment pourrais-je être responsable de la méchanceté de cet homme ?

- Et si, par exemple, au lieu de penser que le patron est une personne extérieure à toi, tu le considérais comme une partie de toi. Alors, ça changerait tout ! Tu pourrais prendre, point par point, ce que tu ressens et tu pourrais changer ces ressentis, puisqu’ils te sont propres.

- Hum… mon patron, une partie de moi, mais je n’ai rien à voir avec lui ! Je suis même tout le contraire de lui !

- Oui, justement, le contraire d’une chose indique que tu connais l’autre facette de cette chose, comme une feuille a un endroit et un envers, comme le côté pile et face d’une pièce. Ces deux objets représentent très bien la dualité dont on parle ; la feuille et la pièce n’ont pratiquement pas d’épaisseur, pas de relief, pas de troisième dimension. Quand on regarde en détail un côté, on occulte complètement l’autre, alors que forcément, on sait qu’il existe et pour cause, il fait partie de l’objet.

- Et comment je fais pour trouver la troisième dimension ?

- En allant vers toi, en te retournant vers ton intérieur, car là est l’endroit de ce que tu vis. Si tu as un souci avec ton patron, c’est à toi à aller voir ce qui tient ce souci actif en toi. Par exemple, nous pouvons imaginer que si tu penses que ton patron te sous-paye pour le travail que tu fournis, c’est qu’en toi, tu ne reconnais pas ta propre valeur. Nous pouvons aussi dire que si tu entends cet homme se dédouaner de ses fautes et les transférer sur toi, c’est que tu trouves normal et juste de porter les fautes des autres. De la même manière, nous pouvons penser que si tu l’entends t’humilier, c’est que quelque part en toi, l’humiliation est une solution de survie dans ton système et c’est très probablement le signe que tu fais la même chose à ton égard, autrement dit, tu penses et du dis du mal de toi… et immanquablement des autres aussi !

- Humm…, il faut avouer que je me reconnais dans tous les points que vous venez de détailler. Mais qui ne ressent pas ces choses-là ?

- Effectivement, beaucoup partagent ces sentiments. Mais sache une chose Tim : ce n’est pas parce qu’une majorité de personnes pense et pose des actes, que c’est ce qu’il faut penser et faire ! Avec la troisième solution, celle qui t’incite à aller en toi chercher les solutions transcendantes à ce que tu considères comme des problèmes, tu verras l’endroit du décor qui te concerne en propre. C’est là où tout ce que tu vis trouve une explication et c’est aussi là où tu peux remanier ce décor dont la projection extérieure ne te convient pas. Tu pourras alors en construire un autre, à ton goût, qui se projettera à l’extérieur de toi et reflètera ton travail intérieur.

- Comment je vais faire ça maître ?

- Lorsque tu comprends la ou les raisons pour lesquelles tu as besoin de vivre les expériences qui te semblent désagréables, elles n’agissent plus dans l’ombre de l’inconscient et elles n’ont plus lieu d’être. Alors, tu peux remplacer ces raisons ou croyances par d’autres, plus agréables. C’est ainsi que tu vas réellement changer, et que les choses autour de toi vont changer. Avec ton patron, si tu fais ce travail intérieur, tu ne vas plus réagir de la même manière à ses brimades, tu vas le forcer à revoir sa position et son discours vis-à-vis de toi, car tu auras acquis d’autres vibrations. Ou alors, s’il ne change pas parce que ce qui tient son comportement est trop fort en lui, il se sentira de plus en plus mal à l’aise avec toi ; il ne saura plus comment te parler et pourra même te demander de partir ! Parallèlement, et c’est souvent le cas, tu rencontreras une opportunité de travail plus en phase avec la personne que tu es devenue, un autre travail qui te conviendra mieux donc, où, peut-être tu rencontreras une autre chance d’évoluer et de mettre sur de nouveaux points, ta vie à l’endroit. Tu comprends ?

- Oui, je comprends. Pouvez-vous m’aider alors à remettre ma vie à l’endroit ?

- Avec grand plaisir, et nous pouvons commencer de suite si tu veux !

 ***

Et ce point de vue est en adéquation avec n’importe quelle situation, n’importe quel domaine de vie, terme rencontré et décrit en PNL, Programmation Neuro-Linguistique. Plus haut, dans l’introduction, vous avez pu en compter cinq, que je rappelle ci-après : 

- Moi-même et moi-même,

- Moi et la famille,

- Moi et le travail, que nous venons d’explorer avec l’exemple de Tim,

- Moi et le couple, que nous décortiquerons dans un prochain article, avec l’exemple d’ Olivia qui est bien malheureuse en amour,

- Moi et les amis.

À bientôt sur ladv.biz

 

 

 

 

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