Quelques freins à la guérison

 

 

L’idée que les maladies et les événements qui nous touchent ne le font pas par hasard, qu’ils ont un sens profond à chaque fois a déjà été développé dans ce blog* .

 

Aujourd’hui, je voudrais vous soumettre quelques facteurs assez communément rencontrés lorsque nous sommes malades par exemple et qui s’avèrent des freins puissants à la guérison.

 

Tout d’abord, la guérison doit être un objectif vraiment très motivant, avec un projet de vie puissant derrière.

Vérifiez que la guérison ne soit pas le but ultime du passage de la maladie à la santé. La guérison doit être le moyen pour faire quelque chose de beaucoup plus motivant après. Elle doit être le prétexte, la seule solution envisageable pour pouvoir accéder à ce que l’on veut vraiment être, faire ou avoir. C’est à chacun de choisir sa motivation, son but. Pour aider et accompagner le processus de guérison, visualisez et pensez à la guérison et surtout à ce qu’elle va vous apporter !

 

Pensez à vérifier que la maladie ne soit pas le prétexte à ce que les autres s’occupent de soi…

…ou bien qu’elle soit le meilleur moyen de fuir une réalité qui ne nous convient pas ! Pour guérir totalement il est impératif qu’il n’y ait aucun bénéfice à rester malade. Les gens qui tombent malades pour faire revenir un proche à la maison ou pour que quelqu’un prenne soin d’eux par exemple ne veulent pas guérir. La maladie leur apporte plus que s’ils n’étaient pas malades, donc ils n’ont aucune raison fondamentale de vouloir se rétablir. Et ce processus peut-être totalement inconscient, du moins impossible à envisager sérieusement par la personne, pourtant c’est bien cela qui est en action !

 

Pour desceller ces processus, écoutez les mots employés.

Si la personne malade commence systématiquement ou très souvent ces phrases par des « j’espère », cela cache le doute ou la non motivation profonde. En fait, dans la tête de la personne malade, il faut une certitude sans failles que la guérison sera au bout du chemin initiatique, au bout de la connaissance de ce qu’elle a à lui dire !

De la même façon, lorsque la personne dit : « Je suis sûre de réussir mais, pour cela je dois aller ici ou là, je dois faire ceci ou cela, je dois attendre la technique ou le nouveau traitement », ou bien « mais moi c’est plus grave », « mais pour moi c’est trop tard », « mais je n’ai jamais eu de chance », et les « mais il ne faut pas oublier que ma grand-mère est décédée de cela »…etc, etc. Même si cela vous paraît sensé, en fait cela traduit la lassitude et des conditions de réussite extérieures à la personne. Elle se sent comme hors course et bien démunie face à son processus de guérison. En général, lorsque le » mais » est employé dans une phrase, oubliez tout ce qui a été dit avant. Seul compte ce qui est dit après.

 

De même, prenez des décisions claires concernant les aides pour accéder à la guérison.

Ne pas se contenter d’essayer quelque chose. Prendre la décision d’aller jusqu’au bout, de suivre une thérapie qui vous convienne est le point numéro un de toutes démarches de soins, le point numéro deux est de ne pas douter de cette thérapie, le point numéro trois est de ne pas douter de soi ! Essayer ne suffit pas pour réussir, ne pas prendre de décision claire et irrévocable sur le choix d’une ou plusieurs thérapies ne suffit pas pour réussir ! C’est pour cette raison que le choix de sa façon de se soigner doit se faire et s’expérimenter le plus tôt possible.

Dans la vie, nous avons diverses possibilités et nous sommes libres de ce que nous allons faire uniquement parce que nous avons la connaissance de ce qui existe et de ce qui se fait. Nous sommes vraiment libres de choix lorsque nous savons !

Ici, si nous savons ce qui existe comme thérapies officielles et alternatives et que nous avons choisi en conscience et pas dans la peur et dans l’urgence, ce que nous considérons comme bon pour nous, alors nous sommes sur la bonne voie, parce que nous avons confiance en l’avenir et nous ne sommes plus à sa merci.

 

La guérison se fait dans la réalité de chacun, pas dans ses fantasmes ! La guérison n’intervient que si l’on trouve la solution satisfaisante au conflit qui en est la cause.

Veillez à stopper le dialogue intérieur qui consiste à dire que « la vie est dure » et que ce que l’on vit « n’est pas juste » et « que l’on n’a pas de chance! ». Il ne faut pas se dire non plus des « mais pourquoi moi ! » et des « si la vie pouvait être autrement » qui font perdre un temps fou et qui ne sont pas aidants. La maladie se fait dans notre réalité, la guérison doit aussi se faire dans notre réalité ! Même si certaines techniques consistent à trouver la symbolique ou le sens profond de ce que le mal a dit dans notre vie, il ne faut pas oublier que la seule connaissance de ce sens ne suffit que dans de rares cas à amener à la guérison. Pour guérir, il faut impérativement dans notre réalité, trouver la solution du conflit, du choc, du drame parfois qui a conduit à la maladie !

 

Pour vraiment se sentir bien dans sa tête et dans son corps, il n’y a qu’une chose à faire : trouver sa raison de vivre, trouver sa raison personnelle de continuer à rester parmi les vivants de cette terre, trouver sa voie !

 

Et vous, savez-vous ce qui vous fait sentir vivant au-delà de tout, ce qui vous fait vous lever le matin plein d’entrain et de joie, ce qui vous ferez déplacer des montagnes s’il le fallait ?

 

*Pour rappel, vous pouvez à ce sujet lire l’article : Qu’est-ce que le mal-à-dit ?

 

 Photo utilisée : Galerie de photos de balbc Par utilisateur