Pourquoi parfois, vouloir n’est pas avoir ?

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Si vous pensez que les réponses à cette question sont mystiques :

– les planètes n’étaient pas alignées, les entités bienveillantes avaient sans doute une très bonne raison de ne pas m’accorder ce que je voulais, en plus, j’ai un mauvais karma…

ou psychologiques :

– j’ai eu une enfance malheureuse vous savez, maman n’était jamais d’accord avec moi et mon père était absorbé par son job, il ne m’a jamais soutenu…

ou conjoncturelles :

– la société dans laquelle on vit n’est pas aidante, je dirais même qu’elle est entièrement responsable du fait que je n’y arrive pas…

ou fatalistes :

– de toute façon, c’est pour tout le monde pareil, je ne connais personne qui obtient vraiment ce qu’elle désire dans la vie. Ou variante : il faut beaucoup de travail et de sacrifices pour espérer avoir ce que l’on veut, et encore ce n’est pas automatique !

ou déprimées et déprimantes :

– quel monde pourri !

ou dévalorisantes :

– normal que je n’y arrive pas, je suis le pire des nuls (ou la pire des nulles, ça marche aussi !) que la terre ait jamais portée… Ce n’est pas ma faute, je suis né(e) comme ça, j’ai la poisse c’est tout !!

Ou … toutes autres raisons pièges à victimes extérieures à vous, il est logique que vous ne puissiez pas connaître, la raison la plus rationnelle qui soit, expliquant pourquoi parfois, vouloir n’est pas avoir.

Car le début de réponse à cette question cruciale se situe dans notre boîte crânienne, j’ai nommé, le cerveau.

Pour ladv, rien de plus rationnel que ça !

 ***

Vous le savez, le cerveau ordinateur est un outil extraordinaire, mais encore largement méconnu… Le fait de savoir comment fonctionne les neurones, les liens qu’ils ont entre eux, le nom de chaque zone du cerveau, savoir repérer la moelle blanche de la moelle grise, et même, le fait de savoir quels sont les endroits précis du cerveau qui s’activent lorsque nous lisons par exemple, ne nous apprend rien, ou pas grand-chose de concret et de pratique de son fonctionnement, qui nous serait utile au quotidien.

Le cerveau est un super ordinateur et pour bien s’en servir, il est impératif que nous sachions de quelle manière il est programmé, comment nous pouvons y enregistrer des informations, et aussi quelles sont celles qui seront les plus utiles et les plus efficientes pour obtenir les meilleurs résultats.

Cela fait maintenant plus de quarante ans que le fonctionnement du cerveau (défini comme utile au quotidien) est connu notamment à travers la PNL. (Cliquez sur le sigle, vous découvrirez des merveilles !). De grands noms depuis les pionniers de ces découvertes n’ont cessé d’améliorer les modèles déjà éprouvés.

Donc, nous connaissons grâce notamment à la PNL et au décodage biologique, entre autres, certains des mécanismes propres au fonctionnement du cerveau versus ordinateur. Ce qui est heureux ! Car il est extrêmement difficile de faire fonctionner correctement quelque chose que nous ne connaissons pas bien, voire pas du tout…

J’en veux pour preuve la vie de tous les jours et ses machines infernales !!

Vous avez déjà fait l’expérience, alors que vous devez mettre en marche un nouveau robot ménager par exemple, du panel de sentiments qui peut vous assaillir ! Du positif au très négatif, tout peut se présenter à vos nerfs ! Examinons cela de plus près :

soit, vous êtes du style optimiste (trop peut-être !) et vous vous dites que vous savez faire, qu’il n’y a rien de bien compliqué (et puis, de toute façon, vous n’allez quand même pas pâlir devant une simple machine non plus non ? Vous allez lui montrer qui est le patron !!) et vous vous lancez : vous mettez en fonctionnement l’engin, sans consulter son fastidieux mode d’emploi (pas de temps pour ces bêtises !). Et là de deux choses l’une, ou cela fonctionne et vous êtes excessivement fier (franchement, je vous comprends !) ou, c’est le fiasco. Au pire, la machine ne fonctionne pas du tout, au mieux, elle est détraquée et ne marchera jamais vraiment à son top niveau… (Si si, c’est une éventualité !)

Conclusion : vouloir faire fonctionner quelque chose que l’on ne connaît pas vraiment, sans savoir comment cela fonctionne vraiment non plus, ce n’est pas le bon plan… Comme dirait l’autre : « c’est à vos risques et périls », et comme diraient les « autres » aussi : « il y en a qui ont essayés, mais ils ont eux des problèmes ! »*

* Si pour le premier, il semblerait que ce soit le bon sens qui ait parlé ou bien un assureur qui s’est fait refuser son contrat par un assuré récalcitrant, le second, je suis sûre que vous l’avez reconnu, c’est bien sûr Laspales du duo « Chevallier et Laspales » dans leur célèbre sketch : « le train pour Pau ».

soit vous êtes du style émotionnellement assez équilibré, et vous savez qu’il vaut toujours mieux, même si cela a l’air simple, de lire et surtout de suivre pas à pas ce qu’il y a d’indiqué sur la notice explicative.

Ceci vous paraît sage, d’ailleurs vous vous dites que c’est souvent ce que vous faites ! C’est excellent pour vos appareils, pour vos nerfs, et pour votre porte-monnaie… entre autres.

Pourtant, est-ce que vous adoptez la même stratégie gagnante avec votre super ordinateur de la quinzième génération au moins, qui se trouve dans votre crâne ? 

Eh bien, je suis quasiment sûre que non !

Parce qu’il est intégré, que nous ne le recevons pas à part, dans un carton entouré de papier bulle et qu’il semble fonctionner seul, nous pensons que cela suffit. Nous oublions que comme toutes les machines, des réglages s’imposent parfois, et que quelques modifications ou plutôt adaptations sont même nécessaires. Et ce qui est bien avec notre machine hyper sophistiquée, c’est qu’étant donné qu’elle est vivante, elle peut évoluer. Reste à savoir si nous la laissons évoluer par elle-même, au gré de son fonctionnement propre (ce qui est le cas pour beaucoup d’entre nous) ou si nous décidons d’orienter et de choisir suivant nos besoins, les données que nous voulons qu’elle prenne en compte et qu’elle intègre (oui ça c’est tout à fait possible, un peu d’observation, de discipline et quelques reprogrammations plus loin, nous pouvons voir des améliorations tangibles dans notre quotidien).

Et il n’y aucune utopie dans tout ça !!

Juste une décision de se prendre en main et de ne plus se laisser mener par le bout du nez par notre cerveau-ordinateur à qui nous laissons les pleins pouvoirs. Vous savez, les fantasmes des cinéastes qui décrivent dans leurs films catastrophes la toute-puissance des machines ne sont pas si éloignés de la réalité. Par méconnaissance, par mégarde, et parce que nous sommes naïfs (comme ces humains qui, dans le scénario, pensent qu’aucune machine ne pourra leur faire du mal ! Pffff…), nous sommes bel et bien des pantins sous autorité bien plus puissante que nos pauvres petites émotions… Non, mais n’ayez pas peur non plus ! Nos cerveaux sont là pour nous faire survivre quand même ! C’est moins grave, disons ! Mais à nous faire survivre malgré nous, sans tenir compte de nos émotions et sentiments, vous comprenez encore mieux dans ses conditions, pourquoi vouloir n’est pas toujours avoir…

Avec notre cerveau-ordinateur, nous partons donc sur le postulat erroné que seul notre bien-être est important pour lui.

Notre bien-être est important pour nos émotions, nos sentiments, nos ressentis, à la limite pour notre corps (cerveau organe comprit), mais notre cerveau-ordinateur, lui, n’en a rien à faire…

Il a une définition du bien-être qui lui est propre.

Pour lui, le bien-être est une réponse liée aux programmes qui sont préenregistrés chez lui, et qui concernent :

– la survie,

– le clan,

– ce qui entoure notre naissance,

– ce que nous avons croisé dans notre vie et que nous croyons avoir choisis…

De ce fait, il voit les événements de la vie de l’individu à travers ces filtres, appelés programmes, qui sont en fait, nos croyances et forment au final notre réalité.

D’où parfois, le décalage entre ce que nous voulons et ce que nous avons !

Nous voulons avec notre mental, avec notre époque, avec ce que nos proches ou d’autres ont, bref, nous voulons avec notre pensée et nos émotions, et lui, notre cerveau, veut avec tout ce qui est inconscient, avec la logique implacable d’un ordinateur qui effectue des réponses en fonction de la demande et de la programmation qui le constitue.

C’est là que résident toute la différence et tous les quiproquos.

Des exemples concrets ? OK !

– Nous voulons la liberté, mais nous nous enfermons dans une relation ou dans un travail qui nous assure notre sécurité… Parce que dans notre cerveau ordinateur le programme d’insécurité est présent et agit comme un aiguilleur et nous mène vers tout ce qui peut nous mettre en sécurité. Dans ces conditions, il n’a que faire de notre liberté chérieeuu !!

– Nous voulons vivre une belle et grande histoire d’amour avec un homme parfait, gentil et beau, mais nous tombons toujours sur des goujats sans envergures, rustres et idiots (ou plus proche de la vérité, ils sont parfaits, mais, malheureusement, ils ne sont pas faits pour nous. Ils sont gentils, mais pas comme il le faudrait. Et ils sont beaux… peut-être trop, et ça, c’est suspect et rarement bon signe !… :)  Séries de clichés absurdes, je vous l’accorde !). Parce que dans notre cerveau-ordinateur, se trouve quelque part bien caché, comme un impératif, un programme qui protège contre les hommes en général. Face à la croyance, la simple et très efficace croyance (qui souvent ne vous appartient même pas en propre), que tous les hommes rendent malheureux les femmes, alors, nous n’arrivons jamais à attirer l’homme que nous espérons tant ! (vous avez compris, il peut y avoir des variantes dans la croyance concernant les hommes… ils peuvent être tous malhonnêtes, maltraitants, infidèles, rustres…etc, etc… et même si notre conscience voit bien que c’est très exagéré, notre inconscient est le véritable maître à bord). 

NB : Tout ce qui vient d’être dit peut bien sûr se transposer du masculin au féminin. Comme j’ai un peu honte de cette précision, elle est écrite en tout petit, de façon à ce que vous n’y prêtiez pas trop d’attention ! Le lynchage sera lui aussi tout petit, j’espère !! :)

– Nous voulons avoir un job de rêve, avec un salaire conséquent, nous voulons nous lever le matin avec la pêche et la banane ! (d’ailleurs il est recommandé d’en manger régulièrement pour vivre plus longtemps, et ainsi avoir une chance de bien profiter de la retraite que nous voulons… – oh, mais je m’éloigne du sujet !). Donc, nous voudrions nous amuser tous les jours au boulot, mais notre réalité c’est que nous n’aimons pas vraiment ce que nous sommes amenés à faire, nous bâclons quelques dossiers difficiles (« à l’impossible, nul n’est tenu » il paraît !), et les heures de formations : « Mais quelle perte de temps ! » Parce que dans notre cerveau est sans aucun doute inscrit que le travail c’est sérieux, que ce n’est pas l’endroit où l’on s’amuse et où l’on peut s’éclater ! « Il y a les hobbies et les vacances pour ça !! Faudrait pas tout mélanger non plus ! » Ou variante : « Il n’est pas bien vu de s’amuser au travail, on peut nous virer !! » Vieilles croyances qui traversent les âges sans une seule ride !! Et qui aboutissent à tout vouloir, sans rien avoir du tout…

– Nous voulons des enfants polis, raisonnables, aimants, reconnaissants et impeccables. Et nous sommes souvent… comment dire ? Déçus ? Oui, c’est ça, déçus ! Mais il ne faut pas en fait, parce que dans le cerveau-ordinateur, est inscrit encore de façon indélébile (et débile aussi !) que les enfants ne savent rien et qu’il faut les dresser. Il faut les contraindre à être polis et raisonnables, il faut les forcer à être aimants et reconnaissants, il faut les obliger à être bien sous tous rapports, les souillons !! Des croyances profondément ancrées, issues de modèles d’éducation vieillots, à peine remis en cause maintenant et encore, du bout des lèvres… (C’est si peu exagéré !). Sans le vouloir vraiment, nous faisons de leur éducation un calvaire, parce qu’il nous semble que c’est ce que nous devons faire : croyances obligent. Conclusion, nous n’avons toujours pas ce que nous voulons !!

Pour faire plus court :

– nous voulons être en pleine santé, mais nous ne pensons qu’à la maladie,

– nous voulons la paix, mais nous ne pensons qu’à faire la guerre, ne serait-ce que pour bien légitimement nous venger,

– nous voulons la richesse, mais nous détestons ce qu’elle représente et ses représentants,

– nous voulons le bonheur autour de nous, mais nous focalisons sur le malheur, la tristesse, le négatif sous toutes ses formes,

– nous voulons la sécurité, mais nous avons peur… d’à peu près tout ! (cela va de ce qui peut nous arriver effectivement, jusqu’à ce qui a très très peu de raisons de nous arriver : cela fait beaucoup d’occasions de trembler ! – Histoire d’humour archétypale de ce genre de peur : « La chauve-souris » de Bigard- ) On a tous une chauve-souris dans notre placard !

– plus globalement et pour finir, nous voulons tout ce que nous n’avons pas très exactement parce que nous focalisons sur tout ce que nous n’avons pas ! Et ça rempli parfaitement son office : grâce ou à cause de cette focalisation, nous faisons apparaître le vide, le néant, le rien !

Brrrrr ! Flippant non ?

Par ces quelques exemples, vous comprenez maintenant pourquoi parfois, vouloir n’est pas avoir !!

Et bravo à tous ceux qui sont arrivés jusque là : en espérant que ce que vous avez voulu apprendre en lisant ce texte, vous l’avez eu !!  :) Au moins ça de prit !