Pourquoi ou comment ?

Source de l’image : http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dossiers/d/medecine-depression-deprime-burn-out-1356/page/17/

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Souvent, lorsque nous sommes face à une difficulté, nous nous posons la question : Pourquoi ?

Or, aux questions :

- Pourquoi devons-nous vivre une chose pareille ?

- Pourquoi nous ?

Notre mental nous piègera forcément !

Il trouvera toujours une explication pour justifier l’injustifiable et ainsi « noyer le poisson », comme on dit.

Ne laissons pas notre mental nous mener par le bout du nez, parce que dans les faits, la réponse est simple et sans appel : nous avons exactement les résultats de ce que nous avons pensé consciemment ou inconsciemment ! Autrement dit, nous sommes face à un résultat parfait parce que le processus mis en place pour l’obtenir est toujours le même et n’a strictement rien à voir avec une quelconque malchance ou le hasard ! L’une comme l’autre, n’existe pas, en dehors de la sphère émotionnelle, dictée par le mental et ses turpitudes !

Car, ce que nous obtenons, que nous le voulions ou non, que nous soyons satisfaits ou non, est directement en lien avec nos pensées sur le sujet, qui elles-mêmes soutiennent les actions que nous avons mises en œuvre, très consciencieusement d’ailleurs, pour obtenir ce que nous avons obtenu.

Nous savons très bien échouer, parfois même nous sommes doués pour cela dans certains aspects de notre vie. La proposition est de prendre conscience de la façon dont nous mettons tout en place pour « rater » -des croyances aux résultats- et de faire le contraire -des résultats aux croyances- ! Et si cela vous paraît simple, voire simpliste, c’est en effet le cas. C’est très simple, il suffit juste de s’y mettre, de prendre la décision de changer en nous-mêmes et d’arrêter de vouloir changer ce qui est extérieur à nous.

Pour comprendre ce qui sous-tend nos résultats, il est important d’éviter le piège du « pourquoi » :

Le fait d’affirmer que tout ce qui nous arrive est le résultat des pensées que nous entretenons, qui elles-mêmes entrainent les actions que nous posons, qui finissent obligatoirement par aboutir aux résultats que nous obtenons, peut être en effet, confondu avec la recherche du « pourquoi les choses nous arrivent ».

En adv notamment, le « pourquoi » importe que de façon anecdotique ; c’est un plus, une piste de réflexion, et les réponses ne sont entendues que parce qu’elles apportent un éclairage sur les croyances profondes de la personne et sur la perception qu’elle a de la vie en général. C’est intéressant évidemment, mais ce n’est pas l’essentiel. En revanche, le « comment » les choses sont apparues, comment la personne a pu arriver à de tels résultats, sont les questions primordiales et vraiment utiles, si la personne veut comprendre la logique qui l’a amenée là où elle en est.

Chercher le « pourquoi » des événements, entraine la personne dans des explications très superficielles, et parfois même, ce genre de prise en charge lui fournit des raisons de laisser les événements importants à l’extérieur d’elle-même, quitte à couper des liens porteurs d’informations. Ce qui entraine souvent la révolte de l’individu face à ce qui est, et logiquement, le voilà parti en guerre contre les éléments extérieurs face auxquels il n’a pas ou peu de prise, au lieu de partir à la recherche, dans ce qu’il appelle « problème », de l’information intrinsèque à l’événement, de façon à en intégrer tout l’enseignement pour évoluer, ce qui est tout à fait différent ! En se recroquevillant sur ses besoins primaires, « … moi, je souffre et c’est de la faute aux autres ! », cette personne reste au stade de la survie, et de ce fait, renforce son égo (seule aide disponible lorsque l’on est à ce stade, mais inutile lorsque l’on veut comprendre vraiment le sens profond que le problème rencontré porte en lui). De là, l’individu pose des actions en étant sûr qu’il fait ce qu’il faut faire pour « s’en sortir », alors qu’il serait plus judicieux de partir à la recherche du « comment il a pu en arriver là », car l’épreuve trouve sa source en lui et seulement en lui. En acceptant son problème, en nommant l’énergie qui y est liée, il se donne une chance de pouvoir transformer en lui-même la source de l’épreuve, ce qui lui permet de changer vraiment.

Nous sommes des mutants, les événements que nous jugeons difficiles se matérialisent à nous pour nous apporter de nouvelles données nous concernant en propre, ce qui nous permet, si nous en comprenons le sens, de ne plus être les mêmes qu’avant leurs apparitions dans nos vies.

En refusant cela, les gens se coupent de leur essentiel, de la source de l’enseignement dont ils ont besoin !

Ne pas vouloir entendre les messages aidants et toujours transcendants que les difficultés que nous rencontrons viennent nous enseigner est extrêmement dommageable, pour nous-mêmes, mais pour l’humanité entière aussi. Rester sur des explications uniquement psychologiques laisse la plupart des gens à « l’horizontale », alors qu’ils auraient besoin de se « verticaliser ». Ce qui revient en un mot à expliquer deux concepts dont le second pourrait se référer au fait de prendre de la hauteur, se mettre au-dessus des ennuis et de regarder d’en haut, comment nous avons pu en arriver là, quels sont les mécanismes qui nous sont propres, qui nous ont fait agir dans le contexte et quels enseignements profonds, personnels, uniques, mais universels, nous pouvons en retirer afin de ne plus réitérer ce genre d’expériences et passer à un stade supérieur ! Ce qui pourrait être l’explication première du mot « verticalisation de l’être » ; ici, la hauteur est prise une fois que l’information est intégrée.

Autrement dit : se verticaliser dans le sens de « prendre de la hauteur » pour comprendre ce qui nous arrive permet de se verticaliser dans le sens « faire grandir notre être » une fois que nous avons compris ce qu’il nous est arrivé !

Concrètement :

Que cela soit la façon de régler un différend avec son voisin, de trouver du travail ou l’amour, ou bien de mincir, la question numéro un à se poser est :

- Comment est-ce que je m’y prends pour avoir ces résultats que je juge négatifs dans ma vie ?

Et une autre question, tout aussi importante :

- En quoi ces résultats que je juge négatifs sont-ils l’expression parfaite de ce que je dois vivre ?

Ce genre de questions enclenche obligatoirement sur une autre façon de voir le souci qui nous préoccupe. Nous ne sommes plus dans la plainte, mais dans un processus de responsabilisation.

Mécanisme :

En PNL, atteindre un objectif réclame de visualiser très précisément les résultats que vous voulez obtenir, à savoir :

- entendre ce que vous allez dire de vous lorsque vous aurez atteint votre objectif,

- visualiser ce que vous allez voir lorsque vous serez arrivé au but que vous vous êtes fixé,

- ressentir dans votre corps monter certaines émotions en rapport avec l’objectif visé et obtenu,

- et parfois même sentir et/ou goûter à l’avance ce que vous voulez comme résultats (évidemment, cette dernière question est à adapter et à poser si elle est vraiment pertinente)

Ces processus qui font appel à la mise en conscience des informations que le corps capte sont sans aucun doute les meilleurs indicateurs qui soient. Et lorsque nous les vivons, ils nous permettent d’avoir la certitude d’avoir atteint notre but.

En anticipant avec joie la réalisation de votre objectif, vous allez très rapidement le reconnaitre, puisque vous savez à quoi il ressemble et quelles sensations vous allez ressentir lorsque vous l’aurez enfin atteint !

Inversion du même mécanisme :

De la même manière, le fait d’obtenir des résultats ou d’atteindre un objectif qui ne vous convient pas, nécessite que vous remontiez les manifestations de vos sens ; cela revient à faire l’inverse du processus décrit ci-devant. Pour cela, vous pouvez vous poser ces quelques questions :

- notez sans juger ce que vous vous dites sur vous dans l’événement qui vous touche et que vous jugez négatif (évidemment, votre dialogue intérieur sera forcément déformé par la mélodie tragique jouée par vos émotions, néanmoins, cela ne sera que le reflet exact de vos pensées profondes à ce sujet. Un bon accompagnateur en PNL saura interpréter tout ça)

- notez sans juger ce que vous voyez (évidemment, votre vision sera forcément déformée par les lunettes de vos émotions, mais là aussi, le film qui se déroule sous vos yeux est exactement celui que vous avez déjà en vous. Et de même qu’auparavant, un accompagnateur en PNL donnera du sens à tout cela)

- quelle(s) émotion(s) ressentez-vous ? Le but est de la ou les nommer.

- et parfois même, que sentez-vous et/ou que goûtez-vous éventuellement ?

Donc, vos réponses vous renseignent sur ce que vous pensez dans votre réalité des résultats que vous avez obtenus. Et une pensée entretenue est une croyance. En remontant jusqu’à la croyance qui vous fait vivre les choses telles que vous les vivez, vous trouverez la source de ce que vous appelez « votre problème »

Pour être complet, si nous voulons intégrer l’information et changer vraiment, deux possibilités s’offrent à nous :

  1. Nous pouvons changer nos croyances, notamment celles qui nous limitent, qui nous entravent et imaginer une nouvelle façon de penser. Ainsi nous allons changer ce que nous voyons, entendons, ressentons, sentons et goûtons. Ce faisant, nous poserons des actes différents de ce que nous avons l’habitude de faire et nous obtiendrons obligatoirement des résultats différents.
  1. Nous pouvons imiter les gens qui réussissent parfaitement dans le domaine dans lequel nous voulons réussir. Cela nous fait gagner du temps, parfois des années, et cela s’avère très efficace ! Comment ? Tout simplement en s’intéressant à eux, en les interrogeant, en leur demandant la façon dont ils s’y prennent pour y arriver et en adoptant leurs manières de faire. L’imitation est quelque chose de simple : nous savions parfaitement le faire enfant, lorsque nous jouions à vivre les aventures de nos héros préférés. De nombreux coachs en développement personnel expliquent et conseillent de mettre en pratique ce moyen de réussir. En effet : « Pourquoi réinventer la roue ? »

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Et vous, comment faites-vous face à l’adversité ?

Est-ce que vous pensez que le fait de changer les choses en vous pourrait être la solution pour changer le monde ?