« Paspan » le Paon

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Photo extraordinaire de Marion nommé « Paon » sur flickr.com

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Oyez, oyez brave lecteur,

J’en appelle à votre bon cœur.

De votre indulgence j’aurais besoin,

Ainsi que de vos bons soins.

Sachez bien que par avance je m’excuse,

De ce que j’ai fait, je m’en accuse.

Car aux puristes de la poésie,

Possible affront, j’ai commis !

***

Alors ainsi tous avertis,

Puisque souvent, pardon suffit,

En ce morose samedi,

Je vous laisse lire ce qui suit…

***

J’arrête là c’est ridicule,

Tout autant que le préambule,

Qui dit qu’avant de faire, il faut rentrer

Dans un cadre rigide et depuis longtemps tracé…

PS : Je ne sais effectivement pas à quoi correspond ce qui va suivre, un poème sans doute ?? Je dois enfin vous avouer que pour tout cela, je ne m’y connais pas assez ! 

***

Allez, enfin ! Ça y est, je me lance,

Loin de cette prise de tête sans importance,

Mon dieu ! Lyrique ce soir je suis,

Sans en avoir du tout l’enduit,

Ma fausse modestie me perdra,

Car fière je suis de mon blabla ! :lol:

Mais jugez vous-même chère personne,

En espérant qu’à vos oreilles tout cela sonne.

***

Voici l’histoire symbolique,

D’un bel oiseau mirifique.

***

Paspan le Paon

Était un paon,

Manquant vraiment

Et cruellement,

De confiance en lui et en son image.

Paspan le Paon se trouvait fade,

Bien insipide, souvent maussade,

Il n’avait d’yeux que pour les autres,

Qu’il trouvait beaux tels des apôtres. 

Paspan le Paon tournait tout à son désavantage !

Il passait son temps

À voir ailleurs, tout épatant :

Qui de la poule et de son œuf,

Pour l’avenir faisait du neuf.

Qui du lapin, caché dans le foin,

Toujours si doux et si malin.

Qui du dindon fier, se dandinant,

Tel un pharaon flamboyant.

Qui de l’autruche et de ses fanfreluches,

Du parc étant la coqueluche.

Qui de la vache dont la robe parfaite,

N’avait d’égal que sa belle tête. 

Qui du chien si gentil, si fidèle,

Recueillant les faveurs des demoiselles.

Et qui du chat, avec maestria,

Se lovait chaudement dans leurs bras.

Paspan voyait tous ces animaux, 

Ils étaient tous, tellement beaux !

Lorsque, dans l’eau Paspan se mirait,

Même si dangereusement il se penchait,

Depuis toujours il ne voyait 

Que sa terne image se refléter.

Et jamais, ô grand jamais,

Il n’aurait imaginé,

Sur lui, à ce point-là s’être tromper.

C’est un beau jour qu’il eut accès,

À l’animal merveilleux et unique qu’il était.

C’est bien droit dans les yeux de sa bien aimée,

Que Paspan vit son véritable reflet.

Et tel un phénix qui renaissait,

Paspan enfin comprenait,

Que de tout temps ses yeux qui ne voyaient,

Que chez les autres la beauté,

Lui criaient de regarder,

À quel point tous lui ressemblaient.

Et ce sont tous ses yeux de plume qui désormais,

Regardaient le monde qui lui disait :

« Enfin Paspan, enfin tu vois !

À ta nature ce que tu dois ! »

Enfin pour clore la leçon, sa bien-aimée,

Décida dès lors de le renommer :

Magnifipaon elle proposa,

Magnifipaon il accepta !

 ***

Petite précision en passant :

Si vous aussi, souvent vous remarquez,

Autour de vous souvent caché,

La bonté, la gentillesse et la beauté,

Alors, sachez que vous êtes devant le plus simple des miroirs,

Ne reflétant toutes ces choses à votre regard,

Seulement parce qu’elles sont toutes en vous,

Et parfois seulement et uniquement en vous !

***

Alors, vous qui êtes arrivé jusque là,

Que pensez-vous de tout cela ?