Non, non et non ! Cela ne va pas !!

Photo : attente en mode bleu et rouge (flickr.com)

 

(Version audio en bas d’article)

 

Deuxième partie : Les métaprogrammes (issus de la PNL – Programmation Neurolinguistique). (courage Cathy !! ;) )

Petite précision, peut-être utile pour certains d’entre vous (courage tout le monde ! ;) ) : Méta vient du grec meta qui signifie, après, au-delà de… Lorsque nous parlons de métaprogrammes nous parlons des réponses que nous donnons aux stimuli que la vie met sur notre chemin. Ces réponses sont en lien direct avec les programmes/croyances/pensées entretenus que nous avons acquis et enregistrés dans notre cerveau-ordinateur.

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Le saviez-vous ?

Lorsqu’une personne vous dit :

– « Oui, tu as raison….. blabla, blabla… mais… blabla, blabla… »

Vous pouvez totalement oublier les « blablas » d’avant le « mais » !

Car, pour la personne, cette première partie de phrase n’a aucune importance. Sa croyance profonde, celle qui lui tient à coeur ou celle qu’elle veut vous faire passer, se trouve dans le « blabla » de la deuxième partie.

Avis aux thérapeutes et à tous ceux qui veulent aller droit au but afin d’améliorer leur communication avec autrui… :)

Et justement, le type de personnalité présentée ci-après parle souvent ainsi.

- Ces personnes diront en premier tout ce qui ne va pas lorsque vous leur présentez un projet par exemple. En PNL, il est dit de ces personnes qu’elles sont «en éloignés de» ou «en dissociés». En général nous retrouvons ici les personnalités dites mismatch c’est-à-dire qu’elles sont dans la retenue. Attention, je ne parle pas uniquement des gens déprimés et négatifs, mais des personnes qui sont douées pour voir dans un événement quelconque ce qui pourrait ne pas marcher ou qui pourrait poser un problème.

- D’autres en revanche sont des «allés vers» ou «des associés». Généralement elles sont « match », c’est-à-dire qu’elles parlent principalement de ce qui fonctionne et des opportunités que cela engendre. Elles sont plutôt de nature fonceuse. 

Vous avez compris que dans l’élaboration d’un projet par exemple, il est très utile d’avoir les deux types de personnalités. Il faut d’abord faire appel à ceux qui sont branchés projet et «aller vers». Ces gens-là ont en général beaucoup d’idées et sont actifs.

Une fois que le projet est ainsi réfléchi, il est précieux alors de faire intervenir les «dissociés», ceux qui sont «en éloignés de».

C’est souvent grâce à eux que les choses les plus négatives se font jour, que le grain de sable qui peut gripper et casser le moteur du projet est trouvé. Mais il ne faut pas que leurs arguments stoppent le projet, surtout si celui-ci vous tient à cœur. Les personnes « mismatch » dans tout processus de création, font en sorte que des solutions aux problèmes qu’elles soulèvent soient trouvées afin que le projet voie le jour dans les meilleures conditions possible.

Et l’adage « Il faut de tout pour faire un monde » prend ici tout son sens !

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Puis, lorsque tout est OK, il est bon de cadrer son engagement.

Il faut savoir «brancher actif» lors de la phase de réalisation d’un projet, et «brancher passif» lors des phases d’attente d’une réponse extérieure à notre zone d’influence.

Pour bien comprendre cette notion, pensez juste qu’il ne sert à rien de « brancher actif » dans les embouteillages ! Ceux qui le font sont les personnes qui klaxonnent, qui s’agitent et qui s’énervent sans pour autant pouvoir faire avancer les voitures de devant ! Dans toutes les situations d’attentes, il ne sert évidemment à rien de vouloir faire absolument quelque chose.

Autant dans de telles conditions, brancher « passif ». Cela vous sera bénéfique, vos nerfs et les nerfs de votre entourage vous en seront infiniment reconnaissants ! :)

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Ce qui est à noter, tout comme lors du premier article datant de la semaine dernière, c’est que les concepts développés ci-avant, sont des systèmes que nous avons mis à place dans notre vie, à un moment donné, parfois sans nous en rendre vraiment compte. Et comme nous  l’avons vu plus haut, s’ils représentent de vrais atouts dans certaines situations, ils peuvent devenir de véritables handicaps dans certaines autres. De même, s’ils ont pu à une certaine époque vous aider puissamment, ils peuvent s’avérer maintenant, dans un autre temps et un autre contexte, de véritables boulets !

Si, par exemple, lorsque vous étiez petit le fait d’être impatient faisait bouger votre maman plus vite dans la réalisation de vos demandes, il est fort à parier que de piaffer d’impatience maintenant que vous êtes adultes, taper du pied face à une situation d’attente, n’est pas très adapté à ce que vous êtes devenu… Il est temps de changer de stratégie en branchant passif dans ce cas précis !

Et l’inverse est aussi vrai : si vous branchez passif tout le temps dans votre vie, si vous attendez que les choses arrivent sans jamais passer à l’action, alors, il est fort à parier que vous obtenez des résultats à la hauteur de cet investissement-là ! Non ?

En général, je vous l’accorde, la vie se charge de nous apprendre ce genre de chose : encore faut-il en retirer les conclusions qui s’imposent et retenir, pour les fois d’après, les leçons ainsi apprises !! :)

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Pour ma part, je dois vous avouer que rien que le fait de connaitre ces diverses façons de fonctionner m’a aidé et m’aide encore grandement à faire face à certaines situations, qui seraient devenues extrêmement pénibles…

Je pense par exemple au fait que depuis toute petite, je suis plutôt dissociée. Face à un projet, je vois facilement le mauvais côté des choses. Il est bien évident qu’avant de connaitre la PNL, je me considérais comme négative, et parfois il m’est même arrivé de penser que j’étais une dépressive née ! Depuis, il est sûr que je préfère me dire que je suis juste mismatch, détails et dissociée. Cela est plus positif et colle finalement mieux avec ma personnalité et les résultats que j’obtiens. Parce que même si j’ai la propension à ne voir que le mauvais côté des choses en premier, cela ne m’a jamais empêché de faire des choix positifs, qui se sont avérés très constructifs finalement !

De même, j’ai un côté d’extrême impatience ! J’ai en moi une partie qui veut tout tout de suite ! Eh bien, grâce à la connaissance du mécanisme « actif/passif » j’ai commencé à m’accorder le droit de ne pas tout maîtriser et de laisser faire ce qui doit se faire sans mon intervention expresse. Je dois dire même que je n’ai jamais autant progressé depuis que je fonctionne ainsi. Cela se nomme aussi le lâcher-prise… mais à bon escient !

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Et vous, vous êtes-vous reconnu dans certains de ces mécanismes ?

De les connaitre et peut-être les reconnaitre chez vous, vous donne-t-il envie d’en essayer d’autres et voir comment cela se passe ?

Ou bien, l’avez-vous déjà fait et voulez-vous partager l’anecdote avec nous ?

 

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 À la semaine prochaine pour la dernière partie de cette trilogie consacrée aux métaprogrammes selon la PNL… sauce ADV !! :)