L’importance de nos pensées

Source : Flircks.com – Pilar Azaña Talán - Pensamientos – Thoughts – Pensées-

Article réédité de mon ancien blog over-blog.

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C’est bien simple, nos pensées sont, en grande partie, responsables de notre vie !

Vous trouvez que c’est exagéré ? C’est sans doute grandiloquent, je vous l’accorde, mais ce n’est en rien exagéré.

Pour un même événement, certains d’entre nous sont heureux et d’autres sont malheureux. Ce n’est donc pas l’événement qui est important, mais ce que nous pensons de celui-ci. Et c’est ce qui forme notre réalité !

D’où viennent nos pensées ?

Nos pensées sont issues de nos croyances. Et le phénomène est réversible : certaines pensées, lorsqu’elles sont suffisamment présentes, fortes et entretenues forment à leur tour des croyances !

Mais les croyances ne viennent pas de nulle part non plus !

Les croyances viennent de quatre sources de programmation bien distinctes :

- nous avons des croyances qui vont nous permettre de répondre à l’impératif de survie, les besoins de base, ceux qui sont indispensables à notre corps pour survivre sur terre,

- nous avons des croyances qui sont les résultats des expériences de nos ancêtres,

- nous avons des croyances qui viennent de ce que nos parents ont voulu très fort pour nous lorsque nous étions en formation dans le ventre maternel, un peu de temps avant et un peu de temps après aussi,

- enfin, nous avons des croyances que nous jugeons indispensable d’avoir, issues pour la grande majorité d’entre elles, de l’endroit où nous vivons, de la société qui nous entoure, de notre quotidien et de certaines conditions de naissance aussi. Et la liste n’est pas exhaustive ici. Ces croyances sont juste là pour nous permettre de ne pas nous perdre dans notre monde. Grâce à elles, nous nous sentons conformes…

Voici les quatre grandes programmations, qui sont des croyances, qui forment (ou qui sont entretenues) par nos pensées, qui couplées à nos émotions finissent par former notre réalité !

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Vous savez, souvent nous ne nous rendons pas compte que ce que nous disons ne correspond pas à la personne que nous voulons être. Lorsqu’une personne me demande la raison pour laquelle personne ne la respecte, en plus de la faire réfléchir sur ce qu’est exactement le respect pour elle, et quels sont les faits qui lui prouvent que personne ne la respecte, je lui demande aussi s’il lui arrive de ne pas respecter les autres ! Je lui fais remarquer que ce qu’elle ressent est sa sensation à elle, elle lui appartient en propre, personne n’est en mesure de lui témoigner de l’irrespect si elle ne l’autorise pas elle même en quelque sorte.

« Évidemment que cela m’arrive de critiquer les autres ! me dit-elle. Puisqu’ils le font, je le fais aussi ! »

Eh bien, malgré la logique implacable de ce point de vue, il n’en reste pas moins qu’elle fait ce qu’elle ne veut pas qu’on lui fasse. Difficile donc de ne pas en récolter les fruits. Ne serait-ce que parce qu’elle sait exactement à quoi cela ressemble !!

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« Le grand drame de bon nombre de nos concitoyens est de ne pas être eux-mêmes » disait en substance Dale Carnégie (1888-1955 – écrivain et conférencier américain qui a proposé une méthode de développement personnel adaptée au monde de l’entreprise qui porte aujourd’hui son nom). Ne pas être soi-même est effectivement ce qui peut arriver de pire dans le sens où ce que nous pensons et donc ce que nous disons et ce que nous faisons n’est pas alignés avec la personne merveilleuse, unique et géniale que nous sommes tous.

L’adage le plus véridique et le plus fort que je connaisse est dans cette réflexion : « Il n’y a pas de mauvaises personnes, il n’y a que des personnes à la mauvaise place »

Nous sommes tous de belles personnes au fond de nous, ou nous aspirons à être tous les meilleurs possible. Mais lorsque nous nous retrouvons dans une situation que nous n’avons pas envisagée, une situation qui nous dépasse, une situation que nous ne savons ou que nous n’avons pas envie de gérer, alors nous devenons de « mauvaises personnes » aux yeux de ceux que nous côtoyons et souvent de nous-mêmes aussi !

Et ce phénomène n’est pas dû au hasard de la vie, mais juste à ce que nous croyons devoir faire ou pas, donc à ce que nous pensons sur notre vie, notre action, notre place.

Je me sens ainsi, inappropriée, hors de ce qui est évident et facile pour moi, dès que j’entame une tâche que je juge difficile, hors de mes compétences. J’en deviens quelque peu aigri, de mauvaise foi, je peux même entretenir de mauvaises intentions mêmes, lorsque je me sens obligé de faire ce que je n’avais pas prévu de faire ou que je n’ai tout simplement pas envie de faire… Si quelques personnes sont impliquées dans l’interaction, il se peut qu’elles sentent que je ne suis pas aimable et même carrément désagréable ! Cela peut arriver bien sûr, nul n’est parfait, quoique cela serait assez facile de s’en rapprocher en fait. Il suffirait juste de savoir qui l’on est vraiment pour ne se retrouver que dans des situations que nous avons choisies, à faire des choses que nous avons envie de faire, en fréquentant des gens que nous sommes ravis de fréquenter !

Pour cela, et vous pouvez dès à présent commencer en douceur, je vous suggère de remplacer tous vos « il faut », « je dois » par « je décide », « je choisis »… Vous allez de suite vous rendre compte du nombre de fois où vous vous obligez, en toute bonne foi et avec des tas de bonnes raisons, à faire des choses qui vous éloignent de la personne que vous êtes au fond de vous…

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Vous rendez-vous compte la puissance d’une simple pensée. Elle peut changer la vie de celui qui la produit. La pensée a le pouvoir de vous faire sentir heureux ou malheureux, et ce toute votre vie durant !