Les opinions

Source : Vanessa W a enregistré sur Anglais  – À mon avis In my opinion /a mɔna. vi/
***

Le devin :
Ça y est ! Ooooh, mais ce n’est pas une surprise, je l’avais vu venir !
J’avais senti le vent tourner depuis bien longtemps !
À vrai dire, je connaissais la fin dès que cela a commencé !

Le menaçant :
Attention je t’avertis ! Il y a des chasses gardées, des codes à respecter, des chemins à prendre, tous les mêmes pour ne pas faire tâche.
Gare à ceux qui décident d’emprunter un nouveau sentier. Ils risquent gros… Tu as pris une sage décision en stoppant tout ça, car la sanction aurait été terrible !

Le poétique :
« Les braves gens n’aiment pas que, l’on suive une autre route qu’eux »
C’est vrai ! Les gens n’aiment pas que, l’on soit en tête ou en bout de queue…

Le lyrique :
C’est le fléchissement d’une personne partie trop vite, qui a cru pouvoir arriver jusqu’à son objectif par la seule force de sa motivation et de son enthousiasme.
Il s’agit bel et bien d’un renoncement, qui n’est pas accepté de gaité de cœur, mais il faut parfois savoir tout abandonner pour laisser place à d’autres aventures ! Dire non à une chose, c’est savoir dire oui à d’autres !

Le catastrophique :
C’est une horreur sans nom ! Une catastrophe monumentale ! Un désastre absolu !
C’est l’effondrement de tout, le mal a gagné, la médiocrité et la petitesse ont finalement eu raison de l’excellence et de la grandeur !
C’est la fin ; ON VA TOUS MOURIIIIIIIIIIR !!

Le sage :
Il y a des moments dans la vie, où il faut savoir passer à autre chose, transcender ses ressentis profonds. Savoir lâcher prise est parfois la meilleure chose à faire. Il est important de garder ses rêves, cependant, il est tout aussi important de savoir les transformer. Le plus déterminant dans cette épreuve, ce qui, finalement, touche à ton essence même et permettra de nourrir ton être tout puissant, sera ta capacité, malgré les immanquables adversités qui jalonneront ta route, de continuer d’avancer dans le chemin de ta vérité.

Le moralisateur :
Évidemment, tu en fais toujours trop toi ! Tu ne te ménages jamais, alors voilà, tu craques au bout d’un moment ! Je te l’avais bien dit ! Tu n’es pas un robot ni super-woman tout de même ! Tu devrais écouter les autres de temps en temps, cela te rendrait service, tu sais !

Le proverbial :
Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ! Ceci dit, rien n’est perdu, et tout vient à point à qui sait attendre ! D’un autre côté, tu sais bien qu’il ne sert à rien de courir et qu’il faut partir à temps ! Car dans le fond, l’important c’est de participer ! Cependant, il est vrai que cela ne pouvait pas durer comme les contributions ! Maintenant, il vaut faire contre mauvaise fortune, bon cœur ! Et puis, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Le déprimé :
Tout comme moi, tu es une incomprise, c’est affreux ! Personne ne nous aime et ne veut de nous ! Oh, faut pas se plaindre, ça pourrait être pire… Quoique, avec tout ce que l’on subit, c’est suffisamment dur comme ça, je trouve. Personnellement, je ne survivrais pas à plus d’injustices !

Le méprisant :
Mais pour qui tu te prends ? Tu pensais quoi au juste ? Que les gens t’attendaient ? Que tu allais pouvoir changer les choses ? Que le monde allait t’écouter ? Pffff ! Mais ouvre les yeux ma vieille, t’es rien ici et t’es rien là bas non plus ! Ah Ah Ah Ah Ah ! Oooooh, écoute, je suis trop drôle ! Toi par contre, t’es pathétique ! Allez, hors de ma vue, j’ai peur d’attraper un orgelet !

Le méchant :
Hi Hi Hi ! Un plantage ! Ça ne m’étonne pas tient ! Retourne chez les bouseux d’où tu viens, cela nous fera des vacances !! Et laisse faire les vrais, les grands, les purs et les durs, ceux qui savent vraiment !

Le fan de JCVD :
Je t’ai toujours prise pour une pâle copie féminine de Jean -Claude Van Damme, en terme de pensées, cela va de soi ! Je t’ai même surnommée « Jeanne-Claudette Vanne Damned ! », c’est dire ! Tout comme lui, tu sais plein de choses qui semblent sensées et même importantes parfois, mais dès que tu l’ouvres, ça fait marrer !!

Le compréhensif :
Mais c’est normal ! Tu as vu tout ce que tu dois faire à côté de ça ! Il n’y a que vingt-quatre heures dans une journée ! Et puis, il faut que tu dormes un peu, tu ne pouvais pas continuer comme ça de toute façon ! Tu y aurais laissé la peau. Travailler le jour, et faire tout ça la nuit, c’était délirant comme rythme, il faut que tu en conviennes ! Tu recommenceras plus tard, quand tu n’auras plus que ça à faire ! Après tout, tu as tout le reste de ta vie devant toi.

Le rêveur :
Boh ! C’était chouette ! À un moment donné, tu as touché les étoiles alors que tu visais la lune ! Je sais, c’est d’Oscar Wilde, mais je trouve ça très beau, ça m’inspire ! C’est aussi féérique que ce que tu aurais pu devenir ! Mais la vie n’est pas finie, tant qu’il y aura des couchés de soleil et des cieux étoilés, tous les rêves sont permis.

L’encourageant :
Tu te rends compte de ce que tu as fait, de tout ce que tu as accompli ? Et je suis sûre que tu as dû aider plein de monde ! Ne baisse pas les bras, ne te décourage pas, tu peux réussir ! Allez, promets-moi d’essayer au moins ! Moi, j’ai confiance en toi !

Le pragmatique :
Ouaip ! Tu t’es planté comme tant d’autres avant toi et tant d’autres après toi. Et alors, ça ne t’a pas tué ? Tu n’es pas estropiée ? Tu as toutes tes facultés ? Alors, tu peux continuer et t’en sortir. C’est le principal.

Le gentil :
Ce n’est pas bien grave tout ça. Tu as fait du beau boulot, et ça, ça restera toujours. Et puis, les gens t’ont globalement appréciée, je t’assure ! Tu peux être contente de toi, je trouve tout ce que tu as fait formidable moi !

Le colérique :
MAIS NON, MAIS C’EST QUOI ÇA ?! HEIN ?! TU TE RENDS COMPTE DE CE QUE TU ES EN TRAIN DE FAIRE LÀ ?! C’EST UN SCANDALE, UNE HONTE ! AAAAAAH, CA M’ÉNERVE CA MOI !!! J’T’EXPLIQUE MÊME PAS À QUEL POINT ÇA M’ÉNERVE !!!

La bavarde :
Alors, tu vois cette histoire, ça me fait penser à la cousine de ma meilleure amie qui travaille dans la grande distribution. Eh bien figures toi que l’autre jour, alors qu’elle arrivait au boulot, elle a vu un gars, mal rasé tu sais, avec une barbe de trois jours là, comme ils ont tous maintenant, c’est la mode il paraît, -tant qu’ils n’ont pas la barbe qui leur cache tout le visage, ça va ! Il paraît que les hommes qui portent la barbe ont quelque chose à cacher ? Tu le savais toi ?- Non ? Bon, en tout cas, ce gars préparait une petite table et une chaise face à l’entrée du magasin. Il paraît qu’elle lui a demandé ce qu’il faisait là, car personne ne lui en avait parlé alors qu’elle avait fait la fermeture du magasin la veille au soir ! -tu te rends compte comment on traite les gens dans ces magasins quand même ! Comme du bétail moi je dis !- Bref, tu sais ce qu’il lui a répondu ? Qu’il allait rester là toute la journée, que c’était vu avec le directeur du magasin et que s’il vendait, les gens allaient payer en caisse et comme ça, le magasin allait se prendre sa marge ! Remarque, il allait y avoir du monde ce jour-là, c’est sûr. C’était un samedi, il faisait beau sans plus, en début de mois, en général, c’est le moment idéal pour venir faire les courses. Lorsque la paye tombe, c’est là que les gens achètent le plus, c’est bien connu. Ils ont l’impression d’être riche tu comprends ! Je suis sûre que tu fais la même chose ? Non ? Ah bon ! En plus, il y avait de super promos. Tu sais, c’était presque l’été et il y avait tout pour partir à la plage. Des tongs, des serviettes de plages, des maillots de bain aussi bien sûr, mais là, la promo, c’était sur les jouets de plage… pour enfants bien sûr ! T’es bête ! Remarque, maintenant que tu m’y fais penser, il y avait aussi des équipements pour installer un terrain de volley-ball ! C’est plutôt pour les adultes ça non ? Tu sais comme dans les films américains là où ils sont tous beaux comme Brat Pitt et Angélina Joli et où ils rattrapent les balles sans que la cellulite saute partout ! Bref, tu m’as comprise ? Non ? Bon, je t’explique alors…

Le mytho :
Tu sais, tu n’es pas la seule dans ce cas. Moi-même, il y a quelques années, j’ai vécu la même chose, et ça m’a détruite ! D’ailleurs, ça me fait un mal de chien rien que d’en parler ! Mais j’ai remonté la pente, et regarde moi maintenant, je suis presque une star aux US !

Le timide :
Pardon, désolé…

L’indécis :
D’un côté, c’est dommage, c’est sûr. C’était bien et puis surtout, ça te plaisait n’est-ce pas ? D’un autre côté, c’était beaucoup d’énergie pour pas grand-chose, non ? Remarque, quand on aime, on n’a pas la sensation de perdre de l’énergie, au contraire. Finalement, tu aurais dû continuer… D’un autre côté, ça te libère du temps pour autre chose aussi ? Mais pour quoi faire d’autre ?

Le sans avis :
Pffff ! Je ne sais vraiment pas quoi en penser !

Le grossier scato :
Putain de merde ! Quel bordel t’es en train de foutre là ! Tu fais chier merde ! Arrête de nous emmerder avec tes conneries. Bouge ton cul bordel !

L’anglais :
Ooooh, my gooood ! It’s not possible !

L’italien :
No, non puo essere fatto !

Le sceptique :
Ouuais ! C’est ça ! Tu me prends pour un bleu ou quoi ? Tu penses que je vais te croire ? Arrête ton char Ben Hur ! Je suis sûr que tu ne le feras pas !

Le menteur :
Tu sais, moi, j’aimais trop ce que tu faisais ! Je connais tout de toi, j’ai tout suivi de près ! J’te jure, j’adore trop ! Ça va me manquer !

L’admirateur :
Noooooooon ! Comment je vais faire moi sans toi ! J’aime tant, je trouve à chaque fois des choses nouvelles ! Je trouve intéressants ton point de vue, ton style ! C’est triste si tu ne fais plus rien…

Le marketeur :
Hum… Je peux te faire une pub d’enfer, en te mettant sur tous les réseaux sociaux, face book, twitter, linkedin, skyblog, viadeo, google plus, medium, trumblr, et cetera, et cetera !
En plus, il faut faire des vidéos sur YouTube, des salons, des conférences partout dans le pays. Je peux te faire rencontrer des journalistes, te faire faire des émissions de radios, et même de télé ! Ça va cartonner en terme de ventes, c’est évident !

Le coach :
Allez, allez, allez ! Hop, hop, hop ! On va commencer par se redresser, voilà, le dos bien droit ! On respire profondément ! Allez, maintenant, on définit un objectif, clair, positif et motivant ! Bravo, super ! Ensuite, on définit la marche à suivre, jour après jour ! Allez hop ! On se bouge ! Les winners sont tous des personnes hyper déterminées, hyper performantes, hyper cooooools ! Allez, fais voir ce que tu as dans les tripes !! Répète après moi : « Je suis un winner !! » Je n’entends rien ! Plus fort !!! « JE SUIS UN WINNER » !!!!

L’ignorant :
Hein ? T’arrêtes ? T’avais commencé quoi ?

Le révolté :
Eh bien voilà ! Toujours les plus gentils qui s’en vont ! Ce monde est vraiment pourri ! Le sort s’acharne toujours sur les meilleurs, c’est dégueulasse !

Le raciste :
Tu crois quoi toi, l’Espagnole ! Que tu peux écrire mieux le français que les Français de pure souche ??!!… Hein ?!? T’es Béarnaise depuis plus de cinq générations !?!… Eh bééééé ! C’est pire !!!

L’optimiste :
Faut voir le bon côté des choses ! Tu t’es bien amusée, tu as fait plein de trucs sympas, et maintenant, tu peux dire que tu sais faire toutes ces choses ! Ce sont de bonnes références et une belle expérience de vie non ? Et puis, rien n’est jamais perdu…

L’amie :
Viens dans mes bras ! Allez, pleure un bon coup, après, on sort et on s’amuse. J’ai découvert un super endroit que je voulais te faire connaitre justement ! Quand j’y suis allée la première fois, je me suis dit : « ça va lui plaire ici, c’est sûr, faut que l’y amène un jour ! » Et le jour est arrivé. Tu vas voir, cela va te changer les idées, on va bien se marrer ! La soirée t’appartient !

Le bricoleur :
C’est bête ! T’étais presque arrivée à monter ton château, et tu dis qu’au dernier moment, il s’est écroulé ? Ça doit venir de l’assemblage ça, ou des vis ! Faut pas lésiner sur les vis, peu de gens le savent, mais c’est primordial si l’on veut que ça tienne…

Le dyslexique :
Cet frai segon ravonte ? Tarette ? Bomage !

Le désillusionné  :
À quoi bon tout ça ? À rien, j’te’l dit moi ! Tout est décevant sur cette planète !

Le mystique :
De toute façon, seuls les esprits qui viennent d’autres dimensions savent vraiment de quoi il retourne ! La vérité n’existe pas, la vérité avec un grand « V » est ailleurs ! Les entités sont là pour nous transmettre des messages qui bien souvent nous dépassent et que nous ne comprendrons que bien plus tard.

Le religieux :
Ma fille, seul Dieu le père peut décider de la suite te concernant. Aie confiance en ton Dieu tout puissant… Et n’oublie pas de laisser la pièce en sortant. Je prierai pour ton âme.

La caissière :
M’en fou !

La coiffeuse :
Roooooh, j’ai discuté l’autre jour avec une cliente, elle a fait tout comme vous, à part qu’elle, c’est pas pareil…

L’esthéticienne :
Vous voulez savoir ? Eh bien, je pense que vos sourcils sont très bien dessinés. Il ne faut pas les toucher ! En plus, c’est la mode les gros sourcils fournis !… Sinon, pour le reste, chais pas moi !

La vieille copine croisée par hasard :
Baaaaah, ! T’arrêtes ! Quand Sonia va savoir ça !! Je peux lui dire ?!? Oh, s’il te plait, dis-moi oui !

La jalouse :
Yesssss ! J’le savais ! Elle est nulle, nulle, nulle ! La loose c’te meuf !

Ma mère :
Qui t’es toi ?

Mon père, de l’au-delà :
J’ai tout vu, j’ai assisté à tout ! Je suis fier de toi ma fille !

Ma sœur :
Arrêêêête ! T’es con ou quoi ?

Mon frère :
Ah bon ! Hé bé !…

Ma belle soeur :
Fiiiiiiiiiiii !

Mon mari :
Tu veux vraiment que je te donne mon avis ?

Mes enfants :
Boooooh, c’est dommage maman, on croyait que t’aimais ça et qu’il fallait faire ce que l’on aime dans la vie !

Ma voisine :
De toute façon, puisque ça ne marche pas, il vaut mieux arrêter !

Ma belle-maman Clara :
Je respecte ton choix, mais sache que je trouve ça vraiment dommage. Sinon, en vrai, tu continues n’est-ce pas ? Peut-être pour toi seule ? Ou alors, sous un pseudo ?

Le compagnon de ma belle-maman :
Tu fais ce que tu veux.

Mon beau-père :
Ah !

La compagne de mon beau-père :
Bouuuuuh, c’est trop compliqué pour moi !! Ça fume sous le chapeau, non ?

Mon amie thérapeute :
Il n’y a pas de hasard, ce n’est pas à toi que je vais apprendre ça ! La question est : pourquoi maintenant, à ce moment précis de ta vie ? As-tu regardé dans ton arbre généalogique ? Des dates anniversaires peut-être ? Hummm… Je pense plutôt à une loyauté familiale invisible ! Sors ton arbre généalogique que nous regardions ça ensemble !

Mon chat :
Miaouw.

Mon chien :
Grrrrrrr !

La fourmi :
Cro-onde !

Un ancien prof de français : (ce n’est pas du mot à mot, mais presque…)
Boh ! Quand on s’appelle bécasse, faut pas s’attendre à grand-chose dans la vie !

Un ancien prof d’histoire géo : (véridique)
« Vous serez tous des balayeurs ! »

Le moqueur :
Oh, elle a mal à son ego la petite ! Oh, mince alors ! Elle arrête ! Comme si cela allait changer la face du monde tient ! Allez, prends un mouchoir en papier mentholé, tu pourras dire que ce sont les effluves de la menthe qui te font pleurer ! Et si ça peut te consoler, sache que dès que j’ai cinq minutes, je reviendrai pour te plaindre !

La victime :
Si tu arrêtes ton blog, c’est de la faute à ta mère, ta famille, ton voisin, ton école, tes professeurs, tes diplômes, ton travail, ton patron, ton voisin, ton quartier, ta ville, la société, le monde, Trump, l’univers, les extra-terrestres ! C’est un complot contre nous, petits et sans défense que nous sommes ! Et dire que nous ne pouvons rien y faire !

Moralité : c’est la victime qui finit toujours par vendre la mèche !

Vous avez donc compris, tout ça pour vous annoncer que je fais une pause « rédaction d’articles » pour une durée illimitée… Cependant, je traînerai dans le coin, au cas où quelqu’un aurait une question ou un commentaire quelconque. Vous pourrez toujours compter sur moi.

À toutes les ladévines et tous les ladévins,

Je vous aime,

Biz…