Les informations que nous mangeons…

Que veulent nous dire de façon symbolique les protéines ?

Les protéines sont les nutriments qui fournissent des éléments bâtisseurs et ont donc pour fonction de construire notre corps. Tout comme les formations, l’apprentissage et tout ce qui nous apporte des informations, ont pour fonction de construire notre psychisme et notre personnalité.

De la même manière que les enfants et les adolescents ont besoin de plus de protéines parce qu’ils sont en période de croissance donc de construction de nouveaux tissus, ils ont aussi besoin d’apprentissages et de connaissances parce qu’ils sont en période de croissance et donc de construction intellectuelles et psychiques.

C’est tout naturellement que les enfants et les adolescents vont précisément à l’école, à cette période de la vie, pour s’instruire, se construire en quelque sorte un capital intellectuel de base qu’ils devront entretenir par la suite. Tout comme ils ont besoin de protéines pour pouvoir construire leurs corps physiques qu’ils devront entretenir par la suite.

Cependant, si l’idée est bonne et le timing impeccable, des hiatus sont bel et bien présents. 

Commençons par la qualité.

Nous ne savons pas toujours ce que nous mangeons comme protéines, et nous ne maîtrisons pas non plus toujours très bien la qualité de celles-ci.

De la même manière, nous ne sommes pas absolument sûrs que ce qui est dispensé à nos enfants et adolescents à l’école soit ce dont ils ont besoin pour se construire un psychisme et un intellect équilibré qui leur permettra d’affronter ce qui les attend.

Pour preuve le nombre de diplômés sans travail, sans avenir, totalement perdu et sous médicaments…

Sans parler du nombre de personnes ayant un travail certifié par des années d’études qui s’ennuient et sont trop souvent extrêmement malheureuses et sous médicaments aussi d’ailleurs…

Partant de ce constat, pourrait-on dire que ce qui est appris à l’école serait plutôt comparable à de la viande de second choix ? Surtout  jusqu’en troisième ou en terminale, où justement les enfants et les adolescents n’ont pas vraiment le choix de ce qu’ils apprennent.

Les indispensables bases doivent être parfaitement acquises : lecture, écriture, et calcul, c’est entendu ! Mais elles ne sont pas toujours très digestes, cuisinées et servies inélégamment parfois, avec peu de soin et de conviction. Il y a très souvent du surgelé dont la provenance est douteuse à la cantine tout comme dans les salles de cours !

C’est lorsque, pour certains étudiants qui ont la chance de savoir quel menu ils ont envie de manger, c’est-à-dire lorsqu’ils savent et  commencent à apprendre réellement un métier ou une activité qu’ils ont envie de faire, que l’enseignement devient plus digeste !

C’est un fait : comme il est meilleur de savoir d’où vient la viande que l’on mange, et de savoir aussi qui et comment elle a été cuisinée, il est aussi meilleur de savoir qui a arrangé les cours qui seront ingurgités et où nous mènent ces enseignements !

Attention, je ne remets pas en cause les enseignants !

J’ai un profond respect et beaucoup de sympathie pour les professeurs qui font un métier noble mais ingrat. Car si ce sont les élèves qui doivent manger des plats indigestes, ce sont les professeurs qui doivent les cuisiner et souvent avec les moyens du bord ! Certaines denrées/programmes scolaires sont parfois périmées et non adaptées aux élèves d’aujourd’hui !

En effet, le mammouth : ce n’est pas du frais ! Et ce sont les enseignants qui sont en charge d’accommoder comme ils le peuvent cet animal préhistorique !

Et qu’en est-il de la quantité ?

Tout comme nous mangeons en règle générale beaucoup trop de protéines pour nos besoins et qui à la longue peuvent encombrer notre corps, il se peut que nous recevions beaucoup trop d’informations dont nous ne ferons jamais rien et qui peuvent encombrer notre psychisme.

La croissance en connaissance serait alors une question de dose et de qualité si nous ne voulons pas être surchargé et si nous voulons pouvoir retenir quelque chose d’utile et de constructif !

Vous connaissez sans doute autour de vous, des personnes qui sont très instruites et qui pourtant ne savent pas s’en sortir dans la vie et ne savent pas mettre en application ce qu’elles ont appris…

A quoi donc cela sert-il de savoir des choses, de manger des protéines, d’ingurgiter, de faire entrer en nous des éléments bâtisseurs s’ils ne répondent pas aux défis qui nous attendent, s’ils ne nous préparent pas à ce que nous devons faire pour réussir notre vie ?

Donnons à nos enfants les moyens concrets de s’en sortir dans la vie puis, une fois qu’ils seront en sécurité dans leur tête, une fois qu’ils auront acquis la conviction que quoiqu’il arrive, ils pourront trouver des solutions à tout ce qui les attend, alors c’est à ce moment-là, dans la quiétude et le bien-être, qu’ils pourront avoir accès à toutes les connaissances générales dont un esprit a besoin pour se construire et grandir !

Le fait qu’il soit préconisé de manger, pour les personnes en bonne santé, hors période de croissance et travail de force, 1g de protéines par kilo et par jour, montre bien à quel point nous n’avons pas besoin de quantité.

C’est pareil pour tout ce qui est instruction !

Une petite dose de connaissance, choisie, riche et adéquate, tous les jours, serait ce qu’il nous faudrait pour bien nourrir notre psychisme !

En tout cas, c’est une piste…