Un pro-jet pour Lise

Source : http://fr.wahooart.com/@@/5ZKECW-Raphael-%28Raffaello-Sanzio-Da-Urbino%29-sixtine-madonna – Tableau de Raphaël (Détail de : La Madone Sixtine)

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Bonjour à tous,

Connaissez-vous Lise Lossare* ?

Non ?

Laissez-moi vous la présenter alors à travers le projet antérieur à sa venue au monde… **

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Lise est thérapeute. En fait, elle se présente comme « accompagnatrice en adv ». Ladv ou L’art de vivre, est une philosophie de vie qu’elle développe depuis plus de dix ans avec son mari Patrick et c’est aussi ce qu’elle met en pratique tous les jours dans son quotidien d’abord et dans son cabinet ensuite. Il faut dire que Lise est une accompagnatrice née. Elle adore ça ! Non, plus exactement, elle est faite pour ça ! Elle dit toujours que le hasard n’existe pas, car elle sait bien ce qui la pousse à faire cette activité. Dans son histoire, cela a du sens ! Elle a été conçue pour être accompagnatrice, c’est même la condition majeure à sa venue dans ce monde ! Ses parents se sont dit qu’ils allaient faire cet enfant, fille ou garçon, peu importe, pour qu’il ou elle puisse les accompagner et les soigner dans leurs vieux jours !! Si ce n’est pas une explication pour vous, pour Lise qui reçoit tant et tant de personnes dans son cabinet chaque jour, ce sont des arguments plus que recevables ! Ils sont même précieux !

Lise sait que le projet, ou plus exactement la projection que font les parents sur ce que va être leur progéniture, conditionne la venue et le parcours sur terre de l’enfant. Le verbe est créateur nous disent les anciens, la pensée l’est tout autant, car elle le précède ! Mais si les pensées, en tout cas, celles qui finissent par se dire tôt ou tard, sont les conditions de l’avènement de ce qui va se manifester, l’inconscient aussi à son mot à dire dans ce processus créateur.  Autrement dit, l’on peut penser et dire quelque chose, sans pour autant se rendre vraiment compte à quel point cela peut créer, et d’un autre côté, l’on peut n’avoir aucune conscience de ce qui est essentiel en nous, mais le découvrir, matérialisé dans notre quotidien. Rien ne sert de spéculer donc sur ce qui semblerait être, puisque l’information est dans la forme bien plus que dans ce que l’on peut en penser et en dire !

Ce que les parents de Lise prenaient pour un choix délibéré, comprenait une large part d’ombre. La véracité et la complétude de cette demande de forme étaient ailleurs, dans l’inconscient, enregistrées sous forme de récit de vie. Une histoire familiale particulière donc, un épisode de vie du clan, qui passant de génération en génération, se trouvait lové dans la tête du père de Lise en particulier, et traduite par la pensée, arrivait en mots, censés être sensés et parfaitement réfléchis. Évidemment nous allons voir que ce n’est pas tout à fait le cas…

Alors, afin de comprendre en détail toutes ces réjouissantes subtilités, voici l’histoire, la petite histoire (celle d’une famille appartenant au clan) dans la grande Histoire (celle d’une époque, d’un contexte) :

Chez les grands-parents paternels de Lise, deux enfants en bas âge décédèrent suite à deux mauvais diagnostics du médecin de famille. Pour le premier bébé, le médecin préconisa de ne rien faire : l’enfant mourut dans la nuit. Pour le second, le médecin qui avait bien retenu la leçon précédente, en fit trop en prescrivant des médicaments non adaptés : l’enfant mourut dans la nuit ! De l’avis de tous, des actions plus mesurées auraient pu sauver ces deux petits anges. Bien évidemment l’équilibre est ailleurs, puisque tel était ce que devait vivre la famille. Mais passons ces considérations pour nous concentrer sur les conséquences sur la famille et les parents en particulier, que de ces deux décès, survenus en deux ans à peine, ont laissés dans leurs esprits.

Bien entendu, les parents étaient meurtris, complètement ravagés par la douleur, même si à l’époque, les morts d’enfants très jeunes étaient plus fréquentes que de nos jours. Et, comme dans toutes ces tragédies, les gens parlent, commentent, ils ont tous quelque chose à dire, même si, dans tous les cas, il paraît bien facile de faire des spéculations sur ce qui s’est passé, une fois que cela s’est passé. Obéissant à une forte injonction à exister aux yeux des autres, chaque langue se délia donc, tantôt pour défendre le médecin, tantôt pour le condamner en étant parfois bien acerbe. L’essentiel était de donner son point de vue. Or, ces considérations, omniprésentes dans les conversations, cachaient ce qui s’inscrivait au plus profond des parents et des proches, le chagrin permettant plus facilement de fixer voire d’engluer dans les cerveaux l’ensemble de ces mots créateurs. Puis, le quotidien reprenant le dessus, les êtres touchés avaient la sensation de vivre à nouveau, en réalité, ils étaient « cassés » à vie, incapables de pouvoir réellement passer à autre chose. Une croyance populaire indique bien ce que la majorité des gens pensent de la mort d’un enfant : « Ce n’est pas dans l’ordre des choses, les parents doivent partir avant les enfants ! ». Tout ou à peu près est dit concernant les traces que de telles épreuves peuvent laisser ! C’est en ces termes qu’est constitué le roman familial, c’est ainsi en tout cas, qu’il arriva jusqu’à Lise.

Mais ce n’est pas tout. Voyons maintenant l’influence de la grande Histoire :

Malgré les fautes flagrantes dudit médecin, les parents, comme la majorité de la population à l’époque, avaient un immense respect pour la profession. Il avait fait des études, il était lettré, il savait forcément mieux qu’eux quoi faire ! Et puis, « les voies divines sont impénétrables » leur disait le curé du village, personnage important et très écouté, car proche de Dieu. Or ce curé-là était surtout le grand ami et le beau-frère du médecin ! D’ailleurs, ces deux-là étaient bien plus proches qu’ils ne l’étaient, l’un de dieu et l’autre de ses manuels de médecine. Tous les dimanches, après la messe, ils se retrouvaient au bistrot du coin et aux dirent de tous, ils faisaient vraiment la paire !! On aurait dit deux frères ! C’est bien simple, les langues de vipères disaient du médecin qu’il était mieux en compagnie du curé que de sa femme ! « C’est avec lui qu’il aurait dû se marier !! » Et le venin était craché !

Tout ça faisait une drôle d’ambiance quand même depuis que ces deux anges s’en étaient allés ! Et puis, comme le doute sur les compétences du médecin était clairement énoncé par beaucoup, il se disait de plus en plus fréquemment qu’il se trompait souvent de diagnostic ! « Il a dû avoir son diplôme au rabais ! » entendait-on dire parfois ! Petit à petit, on priait Dieu pour ne pas avoir besoin de lui, parce que l’on osait moins médire sur une entité qui malgré tout, avait fait ses preuves…

Lise avait en tête toutes ces histoires, inscrites comme si elle les avait vécues et surtout, comme si elle devait s’en préserver et préserver son clan en entier. Car, comme tous les descendants de ces parents touchés si durement dans leurs chairs, ces terribles épreuves, leurs contextes et les émotions qu’elles ont suscitées, se retrouvaient gravés dans l’inconscient familial. Et, comme pour enfoncer le clou, une histoire similaire avait ravagé les cœurs et avait, de la même manière, laissé des traces indélébiles dans les cerveaux des arrières-grands-parents maternels de Lise. Mais, ça, c’est aussi une autre histoire qui est juste évoquée ici pour montrer les parallèles étonnants qui sont présents constamment dans les arbres généalogiques des conjoints ! Qui pense encore que nous choisissons nos amours par hasard ?!

Pour en revenir à l’histoire familiale des grands-parents paternels, elle coula en cascade dans le clan, inondant l’inconscient des descendants. Pensez, lorsque l’on a été touché à ce point-là par le sort, ou bien par l’incompétence d’un médecin croyait-on, imaginez donc ce qu’on en pense !

On a forcément envie de se faire soigner, ça, ça ne change pas, mais pas par n’importe qui ! Quelqu’un de proche, l’idéal serait quelqu’un de la famille ! Ce serait parfait ça ! Bien intentionné, forcément concerné ! Mais on doute encore et dans la tête il se murmure : « ne plus jamais faire confiance en la médecine du médecin avec des diplômes pleins les poches ! Ceux-là ne savent pas sauver les enfants et ils s’en fichent ! » Oui, dans la tête des parents de Lise, il y avait ces croyances-là qui siégeaient en bonne place. Et tout aussi charmants et gentils qu’ils étaient, tenir des propos juste respectueux envers les médecins n’était pas leurs forts, aller voir un médecin s’ils se trouvaient incommodés, n’était pas dans leurs habitudes, et si par cas, ils visionnaient un film où un enfant mourrait, victime d’une erreur médicale, cela déclenchait des émotions énormes et ces adorables personnes étaient capables de se transformer en véritables juges et bourreaux, sans pitié ni aucune considération pour les responsables d’une telle tragédie ! Ces mécanismes étaient évidemment tout à fait inconscients, aucun des deux parents ne pouvait se douter que c’est « ça » précisément qui leur faisait dire comme une évidence : « Cet enfant nous accompagnera et nous soignera plus tard ! » Non, ils ne le savaient pas, comment auraient-ils pu faire le rapprochement ? Cela ne s’apprend nulle par une chose pareille, c’est trop logique !!! ;-)

Dans ce contexte parasité par ces croyances, Lise arriva, magnifique bébé, petite fille tout aussi jolie, puis jeune femme décidée à changer si ce n’est le monde, au moins sa façon de penser. Mue par une force qui lui dictait de ne pas faire comme les autres, Lise ne fit effectivement pas comme les autres. Elle obéit parfaitement à son injonction de naissance ; elle accompagna et soigna ses parents dans leurs vieux jours, mais pas de façon traditionnelle !

En comprenant ces histoires ayant précédé sa venue dans cette vie, Lise s’en libéra. En effet, ce qui monte à la lumière de la conscience n’agit plus dans l’obscurité de l’inconscience ! Ainsi, on peut donner son point de vue sur son pro-jet, et cela peut même amener les gens à faire appel à leur libre arbitre !

Pour Lise, il fut clair qu’elle avait envie de remplir le rôle qui lui avait été assigné, mais à ses conditions. En lieu et place des raisons obscures de peur de la mort d’enfant en bas âge, elle y mettait des croyances lumineuses pour elle : une certaine capacité à accepter ce qui est et à remercier pour leurs passages par là, ces deux êtres de lumière, sa détermination à transformer ce qui peut l’être et son envie de contacter son être profond pour le faire grandir et peut-être un jour, le laisser apparaître et illuminer son prochain. Ayant touché à cet essentiel en elle, elle pouvait en suivant partager sa voie de liberté relative à ce monde. Voilà le chemin de Lise, chemin unique et merveilleux. Alors oui, depuis ces compréhensions, elle accompagne les gens, et non, elle n’est pas médecin pour autant, à chacun sa voie. Cependant et c’est ce qui est remarquable dans son parcours, c’est qu’elle colle parfaitement à ce que ses parents lui ont demandé de faire, mais elle le fait en conscience et à sa façon et ça, ça change tout !!

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*Lise Lossare est un personnage totalement inventé, ne se référant à aucune personne connue ou bien si tel est le cas, c’est de façon tout à fait fortuite, suivant l’expression consacrée ! Elle est le personnage principal de « Incarcération cérébrale », elle tient également un rôle décisif dans « Enquête de sens ». Actuellement, dans « Mémoire propre », elle accompagne grâce aux concepts de ladv, Frédéric Hanck, un jeune homme déjà croisé dans « La vie de Sandra Niets » et dans « Enquête de sens ».

**en décodage biologique, ce qui vient d’être expliqué dans cet article se nomme « le projet-sens ». En adv, ce mécanisme est la troisième source de programmation du cerveau-ordinateur.