La vérité n’existe pas…

 (Version audio en bas de page)

 

La vérité n’existe pas ; seule notre vérité existe !

Si cette notion a été traitée de nombreuses fois en philosophie et par des grands sages qui n’ont eu de cesse d’en prouver la véracité, les médias nous montrent chaque jour qu’elle n’est pas totalement bien comprise et nous allons voir pourquoi. Depuis une quarantaine d’années maintenant, la Programmation Neuro Linguistique, explique à sa manière quelques uns des mécanismes qui donnent, à ce sujet, des pistes intéressantes de réflexions…

La PNL nous fait comprendre le plus simplement du monde la manière dont sont traitées les informations que nous recevons de l’extérieur et la façon dont nous les analysons à l’intérieur. Ce qui peut constituer la preuve que la vérité n’existe pas puisque chacun la filtre à sa façon.

La vérité est issue de faits, qui ne sont à l’origine, ni bons, ni mauvais, ni beaux, ni laids, ni bien, ni mal. Par contre, ces faits tout à fait neutres, vont être colorés avec nos émotions et nos sentiments. Nous allons aussi, en déduire des pensées, puis des croyances que nous prendrons finalement pour la vérité, alors que cela ne constituent que notre vérité.

La vérité n’existe pas puisqu’elle dépend avant tout de l’œil, des oreilles, du ressenti de la personne face à ce qui est annoncé. En fait cela peut passer par les cinq sens, ce qui constitue le premier filtre appelé « filtre neurologique ».  

Cela dépend aussi de l’époque, du pays, de la ville et parfois du quartier où cette personne est née et où elle a grandi ! Ceci constitue alors le second filtre, comme une deuxième paire de lunettes en quelque sorte, et est appelé « filtre socioculturel ».

Et enfin, un troisième filtre est identifié, une troisième paire de lunettes, qui est constituée de ce que la personne a appris de la vie, ce qu’elle en a compris et ce qu’elle a déduit de ses propres expériences. C’est le « filtre personnel ».

Bien sûr, tous ces filtres sont inter reliés. Tout comme cet individu, nous portons en permanence ces lunettes qui colorent notre présent.

Mais ce n’est pas tout ! 

La sélection :

Lorsque les faits arrivent à nos sens, ils sont alors sélectionnés : nous ne voyons pas tout ce qu’il nous est donné à voir. Nous sélectionnons sans vraiment nous en rendre compte les choses qui nous semblent les plus importantes, souvent inconsciemment pour notre survie. C’est ainsi que quelqu’un qui veut se cacher face à un danger, trouvera dans son environnement un endroit où il pourra sauver sa vie. Tout simplement parce qu’il va regarder ce qui l’entoure et n’y voir que les possibilités qu’il peut y avoir de s’y cacher. Par contre, celui qui préférera se battre, trouvera les moyens de le faire dans son environnement, comme un objet quelconque qu’il transformera en arme ! C’est la sélection qui peut faire ces merveilles. Moins dramatique, mais tout aussi sélectionné, est le comportement amoureux, qui nous fait voir chez l’élu du notre cœur que ce qu’il ou elle a de positif et en laissant de côté systématiquement…tout le reste ! Ceci en général s’arrête et tend même à s’inverser parfois ! De toute façon, nous avons besoin de la sélection, car c’est un mécanisme de régulation. Il serait inimaginable pour nous de vivre une vie où nous devrions analyser toutes les informations qui se présentent à nous à chaque instant. Heureusement que nous sélectionnons, sinon, nous mourions de trop de communication.

 

La généralisation :

Puis, lorsque nous sommes face à une situation, nous avons naturellement la capacité de la mettre dans une catégorie. C’est le phénomène de généralisation. Ici aussi, cette capacité peut s’avérer positive ou négative, pour nous et pour les autres en fonction des sentiments qui y sont rattachés. Se dire qu’un feu qui brûle est terriblement dangereux est une généralisation et est toute relative. Certains pensent que le feu permet de se réchauffer et d’autres de brûler des végétaux par exemple pour nettoyer et fertiliser les sols. Rien de bien terrible là-dedans… Dans un autre registre, se dire par exemple que tous les gens qui ne sourient pas sont de mauvaise humeur, seraient quelque peu cavalier et évidemment souvent bien loin de ce qui est ! Vous vous doutez bien que si la généralisation est très mal utilisée, elle peut faire des drames et l’histoire de l’humanité est jalonné de ce mécanisme de survie à la base, bien mal utilisé ! Mais à un niveau moindre, la généralisation nous enferme dans une façon de penser la vie qui souvent nous sclérose et nous empêche d’avancer. Trop de certitudes sur la vie nous immobilisent et nous ne pouvons alors rien faire qui pourrait nous sortir de nos habitudes.

 

La distorsion :

Enfin, il existe la distorsion. Cette capacité permet à certains de pouvoir mettre en adéquation ce qu’ils ont envie de vivre avec ce qu’ils vivent. C’est aussi le mécanisme privilégié de tous les artistes. C’est par exemple le cas d’une oeuvre qui sort de l’imagination fertile de quelqu’un qui transcende ainsi son quotidien. « Nous avons l’Art pour ne pas mourir de la Vérité » disait Nietzsche. C’est aussi la distorsion qui a permis à certaines victimes de se sortir de leur présent pour survivre malgré tout. Tous les résilients, à l’instar de Boris Cyrulnik, sont des enfants qui ont activé la distorsion pour survivre malgré tout… Pourtant chez certaines personnes, ce mécanisme peut aussi être vécu de façon négative.  Lorsque par exemple, elles ne peuvent pas se mettre en phase avec ce qu’elles ressentent de la vie, lorsqu’elles se retranchent derrière des comportements inadéquats et lorsqu’elles ont besoin de substances pour arriver à tordre ce qu’elles vivent. Chaque comportement addictif et borderline sont des distorsions. 

Alors au vu de tout cela, qui n’est en fait qu’une infime partie de la façon dont nous traitons les informations, nous pouvons dire que la vérité n’existe pas, seule notre vérité existe. 

La seule chose que nous pouvons faire c’est choisir en conscience la vérité que nous voulons vivre pour nous. Cette vérité formera alors notre réalité.

 

NB : Ces 3 filtres et ces 3 mécanismes de traitement de l’information sont issus de l’enseignement de la PNL. C’est ainsi que je les ai compris et qu’ils m’aident finalement à me comprendre. Puissiez-vous, vous aussi y trouver une quelconque utilité…

Bien amicalement à vous tous

A bientôt