Je suis trop maigre !!

 

C’est suite à une question pertinente d’une de mes lectrices que je vous propose aujourd’hui d’expliquer le phénomène qui fait que certains d’entre nous peuvent manger énormément et pourtant rester minces ou parfois même, mincir encore davantage .

En plus de nous énerver, c’est assez contradictoire avec tout ce qui a été expliqué dans les deux précédents articles. Mais en apparence seulement !

Parce qu’en fait, c’est aussi lié au programme de survie, mais un programme particulier comme nous allons le voir.

 

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Tout d’abord, laissez-moi vous présenter des facteurs qui peuvent rentrer en compte.

A commencer par quelques pathologies :

Ci-après, seront présentés succinctement deux pathologies et ce qu’elles peuvent cacher comme stress inconscient chez les personnes qui en sont atteintes. 

- l’anorexie qui est une tentative de disparition physique dont la racine vient d’un conflit avec la mère ou celui ou celle qui a servi et est considérée comme la mère nourricière.

En fait l’anorexie se déclenche lorsque la personne qui a un conflit avec sa mère, vit en plus, une contrariété dans son territoire.

Par exemple : une adolescente se dispute souvent avec sa mère, mère et fille n’arrivent pas à s’entendre et à communiquer. Mais, la jeune fille est soutenue par sa sœur aînée. Et lorsque cette dernière accepte la demande en mariage de son fiancé, l’adolescente sait qu’elle va se retrouver seule à la maison avec sa mère. Elle le vit alors comme un forte contrariété liée à son territoire.

Comme son cerveau ne peut pas faire revenir la sœur dans la maison familiale et que le stress de la jeune fille est : je veux vivre encore avec ma sœur, comme lorsque j’étais petite, car elle me donne l’affection que ma mère n’arrive pas à me donner. Ce désir déclenchera alors un refus de s’alimenter, un désir inconscient de revenir à un stade antérieur de petite jusqu’à vouloir disparaître.

Ceci est un exemple vécu. Il peut évidemment y avoir d’autres expériences différentes dans la forme mais pas dans le fond. Les invariants cités plus hauts seront toujours les mêmes.

 

- l’hyperthyroïdie fait que l’individu qui en est touché, brûle systématiquement tout ce qu’il mange. C’est l’exagération des sécrétions des hormones de la thyroïde qui lui permet cela.

Le cerveau, par le truchement d’un conflit, demande à l’organisme de consumer rapidement les aliments ingurgités !

Pour cette personne, il faut qu’elle fasse tout vite, vite, vite. Il en va de sa survie !  Bien sûr, dans sa réalité ce n’est pas un danger qu’elle rencontre, mais dans son inconscient, cette urgence est présente.

D’ailleurs les symptômes sont les mêmes que lorsque nous devons fuir devant un danger imminent pour sa vie : essoufflements,  transpirations abondantes, intolérance à la chaleur, faiblesse musculaire, palpitations cardiaques, souffle court, nervosité…exactement comme si la personne avait couru de toutes ses forces face à un grand danger !

En fait, dans son espace psychique, elle est constamment en danger, donc elle doit constamment fuir cette adversité inconsciente programmée dans son cerveau.

L’exophtalmie (les yeux sortant de leur orbite) parfois rencontrée, est un signe qui entre totalement dans ce processus. L’on s’imagine que la personne a fait les gros yeux étonnés ou effrayés par rapport à ce qu’elle pense qui va lui arriver et ensuite, elle doit courir vite, vite pour sauver sa vie !

Source pour les invariants de ces deux pathologies :  dictionnaire des codes biologiques des maladies.

- il peut aussi y avoir les suites d’un traitement qui a fait perdre à la personne du poids qu’elle peut avoir du mal à reprendre par la suite…

 

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Mais ce qui nous intéresse ici ce sont les personnes qui mangent, mangent, mangent et qui sont toujours autant maigres, sans aucune pathologie diagnostiquée !

Pour rappel, le cerveau est programmé de façon archaïque en termes de survie. Dans des conditions normales si je peux dire, il fallait que les humains soient forts et costauds pour survivre dans la jungle hostile. Donc, étaient privilégiées les réserves graisseuses pour avoir un stock d’énergie facilement et rapidement mobilisable. Pour plus de renseignements (voir article « l’obésité en décodage« )

La raison principale pour laquelle certains d’entre nous sont minces voire maigres tout en mangeant normalement et sans pathologies déclarées vient du fait que leur programme de survie est à peu près ceci :

 « il faut que je sois mince pour sauver ma vie ».

C’est-à-dire que tout en étant très fin, il faut avoir suffisamment de puissance, de force, de tonus parce qu’un danger mortel peut se présenter à tout moment.

Dans leur histoire personnelle, un ou plusieurs ancêtres, très très lointains ou plus proches, ont eu besoin soit :

– de se mouvoir ou de courir très très vite,

– de se faufiler dans des endroits très très petits,

– de rester tout petits petits,

– de se cacher derrière des arbres par exemple,

– d’être les plus légers possible,

et tout cela, pour sauver leur vie !

Le cerveau-ordinateur de l’individu a enregistré ce programme gagnant de survie.

 

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Prenons des exemples :

1) Dans la jungle hostile, les humains étaient des proies faciles pour les bêtes féroces de l’époque. Il se peut que dans un clan en particulier, ils ne savaient pas comme se protéger. Ils comptaient uniquement sur leur capacits à fuir devant le danger. Pour cela, ils avaient besoin de forces mais il était préférable de rester mince pour être les plus rapides possible.

Chez les animaux, ceci est la solution gagnante de certains herbivores pour pouvoir survivre. Il suffit juste de penser à la gazelle : très fine et très véloce !

2) Pendant la guerre, un de nos ancêtres c’est fait arrêter et tuer : il n’a pas réussi à se cacher dans un endroit étroit ou fuir assez vite parce qu’il était trop gros ! Ici, le stress de la perte terrible est enregistré, via son épouse et ses descendants, à peu près en ces termes :

– « s’il avait été plus mince, il aurait eu la vie sauve ! »

Si la minceur avait été là, elle aurait été salutaire à ce clan ! Il est fort probable que le leitmotiv et le programme enregistré dans le cerveau-ordinateur des descendants soit :

« il faut être mince pour sauver sa vie ! »

3) Plus optimiste, il est possible que grâce à sa minceur, une autre personne dans des conditions similaires ait pu sauver sa vie se cachant, par exemple, dans une petite faille d’un rocher en montagne ou bien en courant si vite que personne n’ait réussi à le rattraper ! Ici le résultat est le même :

« il faut être mince pour sauver sa vie »,

c’est le programme gagnant !

 

4) Si être léger et svelte a permis, dans d’autres circonstances, à un ou une de nos ancêtres de rester en vie, alors, le programme gagnant est toujours le même !

 

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Et dans ces histoires particulières, dans ces conditions-là, il est compréhensible que le programme de base de survie passe par un poids léger malgré tout ce qui peut être consommé comme nourriture.

Encore une preuve que les aliments n’ont à eux seuls aucun effet sur notre métabolisme. Seule notre réalité peut nous renseigner sur ce qui est inscrit dans notre cerveau-ordinateur.

Si votre réalité est d’avoir plutôt des rondeurs, c’est que vous êtes en mode stockage avec tout ce que cela peut résoudre comme conflits.

Si votre réalité est que vous êtes minces voire maigre, c’est que vous brûlez tout ce que vous mangez, avec tout ce que cela peut résoudre comme conflits !!

 

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Toutefois les questions fondamentales restent :

« Est-ce que cela me gêne, m’embête, me rend mal à l’aise, mal dans ma peau, d’avoir des rondeurs ou d’être trop mince ? »

Si la réponse est oui, alors vous avez maintenant des pistes pour vous poser les bonnes questions et trouver des réponses qui ont du sens.

Si la réponse est non, alors il n’y a aucun souci ! Vous êtes dans tous les cas parfaits tels que vous êtes !