Illusion

Source : Flickrs.com Mathilde Groothaerdt – Miroir déformant. Modèle: Charlotte.D – Nikon D3100.

 

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J’aimerais vous entretenir d’une chose,

Qui bien souvent vous rend morose,

Permettez-moi d’aborder un sujet,

Qui trop souvent vous fait trembler !

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Il y a de quoi évidemment,

Les grands spécialistes s’y cassent les dents,

Même les plus sages d’entre nous,

À coup de phrases-chocs enfoncent le clou.

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De ces derniers, je m’en étonne,

Car nullement paniquée, je détonne,

Il est vrai que pour moi et ladv,

Il est évident de préciser :

Contrairement à ce que nous pouvons dire,

Entendre partout et même écrire,

Non, la planète n’est pas en danger,

Du moins pas comme certains aiment à le préciser !

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À contre-courant, j’ai conscience d’être,

Et les explications qui suivent se veulent être,

Aussi claires que de l’eau de source,

Faisant appel à précieuses ressources,

Comme l’ouverture d’esprit et la saine réflexion ;

Un reset de connaissances, ici, il est question !

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Imaginez une seconde,

Que tout ce qui régit notre monde,

Soit des lois toutes intérieures à soi,

Et non des dictats tous extérieurs à soi.

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J’en ai assez, des « il faut », « je dois »,

Qui de ma capacité de penser même me déchoient,

Je préfère les « je décide », « je choisis »,

Et justement, par moi-même je réfléchis.

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Non, ce n’est en rien prétentieux,

Cela peut même être un jeu,

Pardonnez-moi mon insolence,

Mais j’aime à tout donner du sens.

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Car si nous regardons bien autour de nous,

Tout ce que nous voyons ne parle que de nous,

Ainsi vient notre capacité de reconnaître,

Que la planète même est dans notre Être.

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Je m’explique, ces choses-là ne sont pas aisées

Il faut juste arrêter de penser,

Que les événements que l’on subit,

Viennent tous de l’extérieur dans nos vies,

Alors que le mouvement est l’exact inverse,

C’est bien en nous qu’il pleut averse !

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Qu’il pleut averse ou que ça tremble,

Que le tonnerre gronde et que le tsunami s’ébranle !

Que les guerres sont toutes déclarées,

Et que des malheureux débarquent par milliers.

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Dans toutes les traditions qui fondent notre monde,

Il est écrit que si l’on veut changer le monde,

C’est en nous même qu’il faut chercher,

Ce n’est donc pas neuf, ça, comme idée !

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Car, comment faire comprendre à ceux qui n’ont rien,

Que c’est ainsi qu’il faut vivre ?

Alors que nous ne pouvons pas laisser en chemin,

Toutes nos babioles qui nous enivrent ?

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Et comment apprendre à un enfant,

Qu’il devra toujours se limiter ?

Alors que la vie est tel un volcan,

Chaude, jaillissante et illimitée.

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C’est ainsi qu’avec ladv,

Nous avons pris l’option de ne pas monter,

Les gens les uns contre les autres,

Comment voulez-vous qu’autrement l’on s’en sorte ?

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Je m’interroge, je ne comprends vraiment pas

Quel plaisir trouvent les gens à élire à chaque trépas,

Quelques mauvaises personnes parmi nous sont pointées,

Coupables à chaque coup du sort ou calamité !

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Ce n’est pas ainsi, vous vous doutez bien,

Que l’humanité sera sauvée et ira bien.

Mais elle aura encore de beaux jours devant elle,

Si à se comprendre, chacun d’entre nous s’attèle.

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Car, responsables nous le sommes tous,

Mais c’est notre Être profond que l’on détrousse,

Rien à voir avec le fait de polluer, ni même de prendre,

Toutes les ressources de notre terre pour les vendre.

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Cependant, l’Illusion se nomme Réalité,

À nos yeux elle est parfaite et d’une grande beauté,

Elle nous fait croire, qu’elle est Vérité,

Et aussi Cause, alors qu’elle n’est,

Que Conséquence de ce qui est,

En nous inconsciemment lové.

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Et c’est bien ça le plus fâcheux,

Il est temps de se remettre un petit peu,

Du plomb dans la cervelle au figuré,

Symbole de connaissances solides à notre sujet,

Avant qu’un vrai plomb ne se loge entre nos yeux,

Envoyé par un individu peu respectueux,

Du fait même que les différences,

Ne sont que richesses et grande chance !

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À trop vouloir sauver la planète,

On va bientôt oublier de vivre honnête,

Et de ne pas imposer aux autres ses lois,

Surtout basées sur la plus vieille peur qui soit :

Celle de mourir par sa grande faute,

Trop conscient que déjà dans l’illusion, l’on vivote.

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Alors bien sûr je vous entends :

« Comment ça ? Alors on attend ?

La bouche ouverte que quelques êtres,

Pillent et fassent chuter la planète ?

On ne bouge pas lorsque les gens,

De douleurs et de découragement,

Arrivent jusqu’à nos frontières ?

Il faut bien faire de l’humanitaire !

L’on pensera à soi après tout ça,

Et croyez-moi, je n’y manquerai pas ! »

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Seulement que de belles promesses,

À soi-même et à la terre l’on adresse,

Sans jamais réellement les honorer,

Parce que l’on passe systématiquement en dernier !

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« C’est vrai quoi !

Et c’est la vie qui nous le doit !

Nous travaillons tous dur pour mériter :

Le bonheur doit donc s’étendre à nos pieds !

Sans que nous ayons à lever le petit doigt,

Sauf pour désigner un méchant hors de soi. »

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En croyant cela nous dérogeons pour notre malheur,

Au fonctionnement de base du cerveau-ordinateur,

Il est pour nous, le créateur de toutes choses,

Nous ne sommes pour lui qu’un pantin tout rose !

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Difficile de comprendre sa logique,

Bien différente de la notre, cela s’explique,

Par le fait qu’il est diversement programmé,

Et qu’il ne cesse de répondre à nos pensées,

En envoyant dans le concret,

Ce qui dans l’inconscient est ancré.

 

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Alors, c’est vrai, je me répète,

Quitte à lasser, je m’en inquiète,

Pourtant j’insiste, provocatrice :

Nos pensées mêmes sont créatrices,

Et elles extériorisent nos enfers,

Nos monstres terribles qui ne savent faire,

Que ce que nous entendons tous les jours dans les journaux,

Par cette mécanique, nous sommes tous bien infernaux !

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Allez je vous laisse, et comprenne qui veut !

Après tout, je n’ai pas d’autres vœux,

Que de vous dire à quel point je crois en l’humanité,

Qui va finir par apprendre toute la futilité,

Qu’il y a à considérer que ce qui est extérieur à elle,

Est la seule et l’unique Vérité,

Aveuglée par les exemples qui s’amoncellent,

Et brisent ses ailes sans pitié !

Alors, lentement elle va se retourner,

Au fond d’elle même elle va aller chercher,

Et émerveillée elle va y trouver son Être,

Qui patiemment l’attendait pour enfin être,

Faire et avoir toutes ses multiples Vérités.