Il n’y a pas que dans les vieux pots… 9

(Source: nprugby, via perfection-of-rugby)

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Cette fois-ci, c’est du sport !

Quand on vous dit que le talent soulève des montagnes, eh bien, il peut aussi soulever des vagues !

Killian Guerin a 13 ans cette année, et vous l’avez entendu, il parle comme un grand, passionné et conscient de ce qui le pousse à affronter les vagues les plus immenses qui puissent exister. Mais surtout, il nous montre ce qu’est vivre sa passion, ce qui le pousse à se lever le matin, parfois très tôt, avec le sourire et la joie au cœur, ce qui l’enthousiasme et ce qui l’anime vraiment ! Je souhaite à tous les jeunes et moins jeunes aussi, il n’y a pas de raison, de pouvoir vivre de leur vocation… Une personne à la bonne place est toujours une bonne personne, pour elle et pour les autres ! Dans sa dernière vidéo, David Laroche nous dit que nous touchons à notre mission de vie lorsque nous sommes prêts à agir de façon naturelle, sans avoir l’impression de faire des efforts particuliers, et cet élan va même jusqu’à nous rendre compte que nous pourrions payer pour le faire, étant donné que c’est en faisant cette activité que nous nous sentons vraiment vivants. Voici ce qu’est la passion, le talent merveilleux, unique et génial !

Bonne vague cher Killian !

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Voici Rhain Davis. Né il y a maintenant 19 ans, (il avait 10 ans lors de cette vidéo), Rhain est un joueur de foot qui ne lâche rien ! Enfin, c’est ce que je me suis dit lorsque je l’ai vu à l’œuvre sur cette vidéo. On dirait qu’il court après la chose la plus importante qui existe au monde. Le ballon de foot, un objet qui semble faire tout ce que ses pieds lui commandent ! Avec en prime, une confiance en lui à toute épreuve : « je peux le faire ! » et « ça passe crème ! », semblent faire partie de son vocabulaire, même si ce jeune garçon est anglais et que je ne suis pas sûre que ces expressions soient traduisibles en l’état ! Bref, nous n’avons pas encore entendu parler de Rhain Davis, mais cela ne saurait tarder non ?

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Dans le même registre, voici Kaïs Ruiz, 14 ans aujourd’hui et déjà recruté par le PSG depuis un an. Il paraît que « taquetiquement et techeniquement », il est balaise ! Encore un jeune qui n’attend pas un certain nombre d’années avant d’être bon…

Et je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour un de mes jeunes neveux : Rémi, qui est de la même génération que ces deux talents, et qui est aussi très prometteur sur un terrain de foot ! Peut-être ces trois-là joueront-ils un jour ensemble ?

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Autre sport, l’automobile maintenant, et voici un bonhomme incroyable !

Il s’agit de Kalle Rovanpera, 8 ans et déjà pilote automobile avec des réflexes dignes d’un pro ! Évidemment, il a commencé à piloter à 4 ans ! Il semblerait qu’il ait sauté la case : « je joue aux petites voitures » pour accéder directement à la case : « je joue aux grosses voitures ! » En tout cas, concentré comme un grand, il paraît n’avoir peur de rien ou de pas grand-chose lorsqu’il a un volant entre les mains.

Mais, me direz-vous ? Il n’a pas le permis ?!?

C’est sûr, et, malgré sa grande maitrise du véhicule pour son jeune âge, nous ne sommes pas prêts de le croiser dans les rues en ville ! Mais je ne pense pas non plus que ce soit la conduite « pépère » qui l’amuse le plus ! En revanche, je ne sais pas vous, mais moi, ce qu’il fait sur les routes enneigées et même sur les routes de rallyes (les deux spécialités de son père*), je ne pourrais pas le faire, même pas en rêve ! La vieillesse sans doute… la trouille surtout, faut être honnête !  ;)

Bravo bonhomme, mais fais attention à toi quand même !

NB : *son papa est Harri Rovenpera, un pilote de rallye finlandais, champion des rallyes dans son pays : ceci explique bien évidemment cela !!

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Enfin, une fille ! Mikaela Shiffrin : une skieuse qui « met le feu sur les pistes de ski, en s’y amusant autant que possible, peu importe le stress ! » Elle remporte un titre mondial -s’il vous plait !- en slalom en 2013 à 17 ans ! Cela force l’admiration non ?

« Tout a été très vite pour Mikaela Shiffrin, quasiment née sur des skis dans sa station de Vail (Colorado). Douée d’un talent extraordinaire, elle doit juste attendre d’avoir l’âge réglementaire de 15 ans pour disputer sa première course, un super-combiné de Nor-Am Cup à Panorama (Canada). Cette même année 2010, Mikaela est médaillée de bronze en slalom lors des championnats du monde juniors de Crans Montana (Suisse). À 16 ans,  elle est la plus jeune championne des États-Unis de l’histoire du ski alpin en remportant le slalom, puis obtient son premier podium en Coupe du monde dans sa discipline de prédilection, le 29 décembre 2011  à Lienz (Autriche) en partant avec le dossard 40 pour signer le 12e temps de la première manche, puis le meilleur chrono du second acte synonyme de 3e place à l’arrivée. » (Source : http://www.olympic.org/fr/news/mikaela-shiffrin-l-adolescente-aux-pieds-d-or/219071)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mikaela_Shiffrin

« Skier, c’est mon art. C’est comme un puzzle, ou de la peinture, ou de la musique. Quand je skie, c’est comme une chanson. J’entends le rythme dans ma tête. Quand je commence à descendre sur ce rythme, je trouve la fluidité et il y a tellement de vitesse et de puissance que je suis envahie par des sensations incroyables. C’est de là que vient toute ma joie ! » aurait-elle expliquer sur le site officiel du Mouvement olympique. Son art et son talent merveilleux, unique et génial !

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Du tennis au ping-pong, qu’est-ce qui change ? La grandeur du court, la grandeur de la raquette, la grandeur de la balle me direz-vous, mais pas la grandeur des joueurs ! Ah ça, non !! Voici Alessia Shacchia, pongiste passionnée. Elle a 14 ans aujourd’hui, à l’époque de l’article que vous avez en lien, elle en avait 11 et ne savait déjà plus où elle devait mettre ses trophées : sa chambre semblait bien petite ! Elle envisageait de poursuivre son cursus scolaire par correspondance pour se laisser le temps nécessaire afin de parfaire ses gestes et son jeu. 18 heures par semaine d’entrainement, des compétitions aussi nombreuses que formatrices, voilà la vie d’Alessia.

Nous lui souhaitons bon ping-pong !

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Alors, je suis d’accord avec vous, des enfants vertigineusement bons en sport, il y en a à foison ! Leur engagement et leur naturel à faire ce qu’ils font, sont des signes visibles de leurs talents. Ils n’ont pas besoin de grand chose pour donner le meilleur d’eux mêmes, cela se fait même très facilement !  Avez-vous ce style d’enfant chez vous ? Chérissez-le alors, ne le punissez pas de ce qui le fait rayonner, sport ou toute autre activité, sous prétexte qu’il a raté son devoir de mathématiques ou de français ! L’éducation par la frustration est souvent un mauvais calcul… Imaginez, votre enfant est un crack au basket, mais il a fait ce que vous considérez comme une bêtise et vous voulez le punir. Dans ce cas, trouvez autre chose que de le priver de ce qui le rend meilleur ! Car c’est comme si vous lui disiez : « Tu vois, je m’en fiche de ce qui te fait plaisir, de l’activité qui te rend heureux et dans laquelle tu t’épanouis et où tu es un phénomène ! Tu m’as déçu, tu vas le payer ! Car, moi ce que je veux c’est que tu sois bon dans une discipline qui ne te conviens pas du tout, qui t’éloigne de la personne merveilleuse, unique et géniale que tu es, qui te demande des efforts surhumains pour pouvoir obtenir des résultats qui ne seront jamais à la hauteur que ceux que tu obtiens déjà, de façon tout à fait naturelle, lorsque tu pratiques ton sport ou activité préféré ! » Or, je suis sûre qu’aucun parent de dirait ça consciemment à son enfant, à part ceux qui le déteste… Pourtant, c’est ce qu’inconsciemment, nos enfants comprennent lorsqu’ils sont privés de ce qu’ils aiment par dessus tout ! Et même si vous finissez la tirade par des : « Et tout ça, c’est pour ton bien ! Tu me remercieras un jour… » Il y a de fortes probabilités qu’il ne le fasse finalement pas du tout, bien au contraire ! Mais « pour votre bien », il ne vous le dira pas, en revanche son psy lui sera au courant !! ;)

Alors, en reprenant notre exemple précédent, concernant l’as du basket, et depuis ce point de vue, la meilleure stratégie à adopter pour « le punir » est d’augmenter ses heures de basket ! Augmenter le plaisir qu’un enfant retire de son activité préférée, augmentera la confiance qu’il a en lui, et la confiance qu’il a en vous aussi. Heureux, il n’aura plus du tout le besoin inconscient de saboter son bonheur et son équilibre et de vous signifier par des actes inappropriés qu’il n’a pas envie de faire des choses qu’il considère comme trop difficiles et qui le mettent en plus en situation d’échec.

NB : évidemment, certains enfants ont des capacités dans tous les domaines, ce qui vient d’être énoncé ne s’adaptent donc pas à leurs cas !

Alors, pour en revenir à cet exemple de talent non reconnus, il est sûr que la plupart d’entre nous avons été élevés ainsi ! Des phrases comme : « Dans la vie, on ne fait pas toujours ce que l’on veut », « l’existence est dure, il faut t’y préparer », « tu crois que tu vas toujours avoir tout ce que tu veux facilement ? Mais tout est difficile, des frustrations tu en auras pleins d’autres, alors autant t’y faire au plus vite ! » Je sais que nos parents pensaient bien faire, mais ils n’avaient pas les bonnes données. Car même si, pour la plupart d’entre nous, ce genre d’éducation ne nous a pas rendu plus mauvais que les autres et que, nous nous en sommes tous « sortis », encore faudrait-il évaluer le prix que nous avons payé et parfois, ce que nous payons encore pour ça !

Est-ce un tel parcours que nous voulons que nos enfants subissent à leur tour ?

Enfin, tout ça n’est qu’une suggestion ! Évidemment, remplacer une punition par une gratification est un point de vue qui nécessite une grande confiance en soi et en la vie, et qui est une notion, peut-être, un peu trop novatrice pour trouver des adeptes ! Mais bon, qui ne tente rien de nouveau et de différent, n’obtient rien de nouveau et de différent. Et comme nous voulons tous que les choses changent, il nous faudra bien essayer de changer certains de nos mécanismes et comportements, non ? Commençons donc par la base de tout : l’éducation des enfants, même si nous devons remettre à plus tard la fierté et la satisfaction des résultats obtenus !

Et comme le dit le bon sens paysan : « si notre plus grand désir est de récolter des carottes, il serait judicieux d’arrêter de planter des patates ! » ;)