Faisons un peu de jardinage…

Source : flickr.com – Meunier Henri (Georges) – le potager (bio) – Portraits de deux plants de tomates au potager du jardin.

 

Vous le savez, même sans être un as du jardinage, lorsque vous plantez une graine, il ne faut pas vous attendre à récolter autre chose que ce qui va pousser et qui sera évidemment de même nature que la graine. Pareillement, si vous ne connaissez pas la graine que vous plantez, vous pourrez, lorsque celle-ci donnera la plante, être renseigné sur ce qu’elle est au travers de sa tige, des feuilles, des fleurs, des fruits ou autres éléments visibles qui la constitue.

Tout cela donne une idée précise sur ce qui a été semé.

C’est logique.

D’autre part, ce qui sort de terre est toujours une chance de survie de plus pour les êtres qui s’en nourrissent. Cependant, pour que cela soit vrai à coup sûr, il est évidemment intéressant de savoir s’en servir, car :

une plante toxique que l’on ingurgite tout ou en partie, en pensant qu’elle va nous nourrir, peut nous faire mourir bien entendu… De même si cette même plante est reconnue et bien employée elle peut, entre autres, nous soigner, ou être utilisée pour empoisonner la pointe d’une flèche par exemple, (et entra autre bien sûr !). Cet usage peut être un atout s’il faut tuer de loin un animal en un seul coup, soit afin de ne pas risquer de perdre sa vie (au cas où nous serions poursuivis par une bête féroce), soit pour se nourrir, dans le cas d’un herbivore (sans avoir à le traquer des heures et des heures…). Tout est possible donc.

- une plante comestible quant à elle et en général, constitue une nourriture donnant la possibilité aux êtres qui s’en repaissent, de survivre de manière plus directe. En la mangeant, elle nourrit, le corps bien sûr : elle permet de grandir, de tenir debout, d’être plus fort qu’avant, et l’esprit : elle permet de devenir quelqu’un d’autre ; intégrer en soi une nouvelle donnée, c’est toujours une chance !

Mais restons terre à terre ! Expression qui convient fort bien n’est-ce pas ?!  :)

Si un jardinier veut récolter des tomates, il va naturellement planter des tomates. 

C’est évident.  Ne baillez pas, normalement, ça va être intéressant !!  ;-)

Parce que si vous êtes d’accord avec ces principes de base du jardinage, alors vous allez sans doute être d’accord avec un parallèle que l’adv fait souvent et que l’on pourrait appeler : « le jardinage mental »

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Postulat de base :

Et si notre mental était comme un jardin ?  

Ah ah !!

8-O

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Quand nous arrivons sur terre, nous pourrions considérer que notre mental est déjà rempli de terre fertile correspondant à ce que chacun a besoin pour assurer sa survie et de certaines plantations-croyances que nos ancêtres et nos parents y ont ensemencées. Certains passent leurs vies avec ces plantes qui sont d’origines et qui y poussent, persuadés qu’il ne peut pas en être autrement. Puis, ils en plantent eux-mêmes quelques autres, celles qui leur semblent, dans leurs vies être les plus appropriées, à l’air du temps essentiellement, pour avoir les mêmes parterres qu’à peu près « tout le monde »autour d’eux. Ça rassure quelque part !

Vous avez compris, il est bien entendu question des croyances qui finissent par former la réalité quotidienne de tout un chacun.

Ce qu’il est essentiel maintenant de dire, c’est que si notre jardin ne nous plaît pas, nous pouvons le retravailler ! Alors évidemment, cela ne se fait pas tout seul, tous les jardiniers vous le diront. Faire du jardinage nécessite même divers talents essentiels : la vision à long terme de ce que nous voulons voir pousser dans le lopin de terre qui est le nôtre, la plantation et l’agencement de ce que nous avons projeté d’obtenir, une période de soin, corollaire à une période d’attente. En effet, il faut s’occuper des jeunes plants ou des graines pour que tout ça pousse au mieux et savoir attendre, confiant et déterminé, les résultats de ces efforts constructifs. D’ailleurs, vient tôt ou tard la période de la récolte, foisonnante et réjouissante lorsque le jardinier a bien fait son travail !

Idem pour notre mental.

Nous pouvons décider que les vieilles croyances que d’autres ont plantées pour nous, prennent de la place pour rien et sont encombrantes. Nous pouvons donc les éliminer, en prenant soin de ne pas trop laisser notre « terrain » en jachère tout de même, car, comme dans la nature, nos mauvaises* herbes/croyances auront tendance à revenir en force. La nature à horreur du vide, c’est bien connu…

Et, quitte à remplacer ce qui nous encombrait par autre chose, autant le choisir, surtout lorsque c’est de nous et de notre vie dont il est question !

Donc, il faut parfois préparer le terrain et ainsi le jardinier que nous sommes pour nous-mêmes, peut composer ses plantations !

Encore faut-il que le pro du potager en nous comprenne qu’il y a graines et graines…

Effectivement, pour notre bien-être et pour ceux de notre entourage, tout n’est pas bon à planter !

Lorsque nous décidons d’écouter et de prendre au sérieux des paroles négatives par exemple, c’est comme si nous décidions, en tant que jardiniers, de planter des graines de mauvaises herbes voire de plantes toxiques !

Alors, que croyez-vous qu’il va y avoir comme résultats avec de ces pensées-là ?

Des résultats positifs ?

Non évidemment non !

Il adviendra, dans notre réalité des retombées négatives, décevantes car non adéquates avec ce que nous voulons vraiment pour nous. 

C’est une des particularités des pensées négatives. Comme les mauvaises herbes qui envahissent le terrain fertile, elles envahissent l’esprit des gens qui les acceptent ou qui les  »plantent » en eux, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de place pour d’autres pensées. En plus, les substances nutritives qui les composent amènent inéluctablement vers moins de bien-être et peuvent même aboutir à une forme d’autodestruction !

Et ce n’est pas tout… on n’est pas dans la pub rassurez-vous !!  ;-)

Il y a aussi certaines « mauvaises pensées » camouflées sous les traits de « bonnes pensées ». Pour un vrai jardinier, ce sont ces mauvaises herbes qui peuvent avoir un très joli aspect ou bien qui peuvent sentir bon, en tout cas, pour des non initiés, elles sont du plus bel effet ! Certains peuvent même penser que ce sont des plantes d’ornement alors que, pas du tout ! En fait, sous leurs beaux aspects elles sont de véritables poisons pour la terre qui les accueille et pour les autres plantes, parce qu’elles peuvent les étouffer jusqu’à dégrader la santé même de ceux qui les consomment. Pourtant leurs fruits semblent délicieux…

Cornélien tout ça ! Mais alors, il faut commencer par s’y connaître énormément en « jardinage intérieur » vous demandez-vous ?

Pas obligatoirement en fait…

Voici comment nous pouvons nous y prendre pour démasquer les mauvais plan(t)s : (je vous laisse savourer le double sens !!)  ;-)

Il n’y a qu’à mesurer les conséquences que leurs sorties de nous entraînent ! Souvent, les résultats de ses pensées et/ou croyances qui ont un bel aspect, sont largement négatifs. Alors qu’il est vrai, il y a de quoi se laisser tromper : les idées ont l’air si jolies, si sensées, si intéressantes ! Cependant, ne vous fiez pas aux apparences, car comme dans la nature, si les plantes qui sortent du sol éclairent sur ce que sont véritablement les graines, alors il faut considérer les résultats obtenus comme des signes de la véritable nature des pensées entretenues.

De plus, un autre aspect est à souligner.

Dans le potager, il est extrêmement rare qu’un arbre en bonne santé, par exemple un pommier, donne des pommes pourries et/ou toxiques. Et, d’autre part, il est tout à fait incongru de penser que la personne en charge de ramasser les fruits serait le seul responsable de leurs nocivités !

De la même manière, dans notre esprit, les bonnes pensées ne peuvent en aucun cas donner des résultats négatifs. Si nos pensées sont d’origines positives, à cent pour cent d’origines positives, alors, elles n’auront jamais aucune répercussion négative ! Et il ne sert à rien de blâmer la personne qui nous fera une remarque négative sur les résultats de nos pensées, elle n’est en rien responsable de la nocivité de celles-ci ! En revanche, tout comme nous, elle est responsable des pensées qu’elle entretient en elle… en bonne jardinière qu’elle est ! 

 

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Vous l’avez compris maintenant ; les résultats sont ce qu’ils sont parce que les pensées qui en sont à l’origine sont ce qu’elles sont !

Le fruit est ici toxique parce que la plante est toxique et si celle-ci est toxique, c’est parce que la graine l’est également.

Il n’y a pas d’exception à cette règle de jardinage.

Et tout le monde y est soumis.

Donc, attention aux graines que vous plantez dans votre esprit ! Faites en sorte de les choisir les plus positives possible. Et si vous avez un doute sur ce que vous vous apprêtez à enfouir dans le terrain qui est le vôtre, alors regardez les conséquences sur les autres de ce que vous prenez en vous.

Quelques astuces de jardinier pro :

– Ne jamais planter une graine dont les fruits ne vous conviennent pas en pensant que vous pourrez voir pousser autre chose que ce que les autres ont déjà obtenu, surtout si vous ne changez rien au mode de culture usuellement utilisé.

– Si vous voulez que les fruits de vos plantes soient différents de la graine, alors il faut que vous agissiez soit sur la graine elle-même, en changeant ce qu’elle est, en faisant des modifications génétiques par exemple. Soit vous devez travailler différemment le terrain, changer sa composition de base, et encore, rien n’est garanti. Ou bien, dès que l’arbre commence à grandir, penser à y greffer d’autres espèces, d’autres plants… afin de transformer la plante initiale inutile, voire nuisible, en une création magnifique et utile pour vous et votre entourage.

 

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* ceux qui connaissent l’adv savent bien que dans ce concept, les bonnes et les mauvaises choses n’existent pas. Il y a juste un point de vue qui colore en « bien » ou en « mal » les événements qui arrivent. Autrement dit, lorsque dans cet article, les plantes toxiques et les mauvaises herbes sont identifiées ainsi, c’est toujours par rapport à l’individu et ce qu’il a envie d’y voir et ce qu’il a besoin de vivre. Exemple :  certains considèrent l’ortie comme une plante nuisible alors que pour d’autres, elle a des côtés très positifs, avec ou sans transformations particulières.

Tout dépend donc de ce que l’on fait avec les choses que l’on a… et surtout ce que l’on décide de faire avec ce que l’on a !! 

Non ?

L’aspirine, c’est une plante ça ??   :lol: :wink: