Etre, Faire et Avoir

Je voudrais vous faire réfléchir sur certaines petites notions de rien du tout qui nous parlent de :

l’être, du faire et de l’avoir

Est pris ici comme postulat que la réussite au sens large du terme, dépend de la position que nous donnons à ces trois verbes dans la phrase la plus importante de notre vie.

Nous allons donc réfléchir à leur place dans la proposition.

Lorsque nous entendons certaines personnes nous dire : « Grâce à tous ce que je possède, je peux faire beaucoup de choses, et à travers tout cela, je suis quelqu’un qui a réussi ». Méfiance !!

Car ces personnes ont, plus ou moins, bâti leur vie ainsi :

  • elle veulent un bon diplôme,
  • elle veulent un travail, puis, un meilleur travail,
  • elle veulent une belle voiture, puis une plus belle voiture,
  • elle veulent de l’argent, beaucoup d’argent,
  • etc….

Car, elles estiment que grâce à cela elles pourront alors faire des choses comme :

  • des achats rendant la vie meilleure,
  • des activités dans leur travail qui leur conviennent et/ou des meilleurs postes,
  • des ballades agréables avec leurs belles voitures,
  • avoir des appuis supplémentaires pour faire plus d’argent,
  • etc…

elles  pensent qu’ainsi elles seront :

  • biens et heureuses,
  • importantes et riches,
  • épanouies en amour,
  • etc…

laissant ainsi les autres et les évènements être plus importants qu’elles mêmes et leur dicter leur vie,  parce qu’elles feront tout pour avoir et faire pour être quelqu’un…

Dans d’autres cas, certaines personnes peuvent nous dire : « Je sais faire tellement de choses, que je peux ainsi avoir ce que je veux, et cela me permet de savoir qui je suis ! ». Ici aussi, il y a méprise !

Ces personnes pensent qu’il est très important de faire d’abord : 

  • des bonnes études,
  • de travailler dur pour gagner beaucoup d’argent,
  • de travailler très fort pour prouver qu’elles sont dignes d’intérêt,
  • etc…

pour montrer aux autres qu’elles ont : 

  • de bons diplômes qui vont leur assurer une réussite dans le monde du travail,
  • de l’argent donc qu’elles ont réussi dans la vie,
  • un bon travail hiérarchiquement élevé ou sûr, avec une bonne renommée,
  • etc…

pour pouvoir se dire et dire aux autres qu’elles sont :

  • très intelligentes, car elles ont fait de bonnes études et elles ont une belle carrière,
  • qu’elles peuvent se payer tout ce qu’elles veulent,
  • et qu’elles ont de l’influence et sont importantes dans le monde du travail,
  • etc…

étant ainsi toujours en compétition avec les autres pour ne pas perdre ce qu’elles ont si durement acquis.  Car elles se définissent d’abord par ce qu’elles font, qui leur permet d’avoir et ce n’est qu’ainsi qu’elles sont !

Ces deux catégories de personnes sont la plupart du temps perdues face à l’imprévu, à la maladie, aux accidents de la vie car elles ne savent pas qui elles sont au fond du cirage, au fond de toutes ces couches de croyances sur la vie.

Elles se sont juste trompées dans le sens de la phrase primordiale qui est : « Je sais qui je suis, c’est pour cela que je peux faire des choses en conséquences et  obtenir les effets que je désire. Ceux-ci sont d’ailleurs en accord parfait avec ce que je suis !

S’occuper de l’être en premier, le faire en second et l’avoir en dernier, tel est le véritable challenge que nous avons à relever afin de vivre une vie consciente et épanouie.

Elisabeth