Etre au présent

Je suis

Vous avez remarqué que souvent, nous donnons des significations, ou des étiquettes à ce que nous sommes. Nous employons, lorsque nous pensons parler de nous et que nous pensons nous connaitre le « Je suis ».

Que nous employons des phrases telles que :

« Je suis gros ou maigre,

Je suis comptable ou mendiant,

Je suis sympathique ou sévère,

Je suis un être spirituel et aligné »…

nous parlons de ce que les apparences semblent être. Nous parlons d’un « je » qui essaie de trouver des justifications à ce qu’il pense de lui.

Quoi que nous disions de nous, nous nous jugeons, avec nos références et ce qui nous est donné de comprendre.

Quoi que nous disions de nous, nous nous limitons : nous sommes bien plus que ce que nous pensons être !

 

Le verbe être conjugué à la première personne du présent nous révèle de quoi nous sommes vraiment fait.

En effet, « je suis » en langage des oiseaux -qui s’attache aux sons que nos oreilles captent et que notre cerveau traduit- donne « Je Suie ».

Le « Je », n’est finalement que de la « suie », de la poussière en fait…

C’est ce que voulait nous enseigner le prophète Jésus lorsqu’il disait :  « tu es poussière et tu retourneras poussière ». Il parlait de notre enveloppe physique.

« Je suis » fait référence à la finitude de notre corps contrairement à notre esprit, âme ou essence qui passe d’un état à un autr.

Je suis est aussi l’homonyme du verbe suivre conjugué au présent. C’est comme si ce que « je suis », référence à ce corps physique, suit ce qui est mon essence, mon être profond, mon esprit.

 

Tu es

Deux sens aussi :

Tuer et le « tu » tue et le « es » hait !!

Le « tu es » nous parle de notre propension à avoir peur et à juger tout ce qui n’est pas nous. « Tu es » fait référence à l’intégrité de ce corps physique qui délimite dans la matière, le soi du non soi.

Quand on comprend que ce qui est manifesté à l’extérieur de nous est aussi et parfois même seulement en nous, alors le tu à tuer pour l’intégrer et/ou le transformer est en nous.

Donc, ce qui n’est pas nous et dans ce sens un puissant facteur de transformation intérieure. Tuer n’est donc pas une fin mais un passage.

Nous ne sommes plus aux temps préhistoriques. Nous devons comprendre enfin ce que signifient les bienfaits d’une mort symbolique. « Tu es » vient nous demander de prendre conscience de cette programmation de peur de l’autre pour choisir de penser autrement !

 

Il est

Le « il est » parle presque de la même chose en fait. « Il » est à l’extérieur de nous mais plus éloigné en terme d’interaction que le « tu ».  Alors « il est » hait juste, si je peux m’exprimer ainsi !! Il ne tue pas !

Là aussi, comme précédemment, il nous est demandé de prendre conscience que ce qui n’est pas nous et qui est éloigné de nous, a le droit d’exister et de se manifester. En tant qu’individu éclairé, il est bon de connaitre ce mécanisme pour le dépasser…

 

Nous sommes

Le « Nous sommes », nous parle de notre survie. Plusieurs « je suis », donnent « nous sommes ». L’idée ici est l’appartenance à un clan et à la  force aussi inhérente au grand nombre. Nous nous additionnons, nous ajoutons, nous croissons donc nous survivons.

 

Vous êtes

Le « Vous êtes » nous parle à nouveau de notre peur de l’inconnu et de notre propension à le haïr… comme le tu. En effet, le « vous » est fait de plusieurs « tu » !

Sauf si « vous êtes » fait référence à « ette » qui rétrécit, rapetisse.

Elle est mignonette !

C’est une andouillette !

Lorsque l’on parle de petite chose, souvent c’est le « ette » qui est employé…

Peut-être que nous devons finalement minimiser toutes les choses qui ne sont pas nous et que nous devons reconnaitre et valoriser toutes les choses qui nous appartiennent. Le « vous » est ce que nous voyons chez les autres et qui finalement est tout petit petit…

 

Ils sont

Le « Ils sont » fait quant à lui référence au son. Le mot personne vient de per sonare qui signifie, sonner à travers. « Ils sont » nous parle donc de ce que le corps est capable de faire : envoyer des sons, des vibrations d’une personne à une autre.

« Ils sont », parle vraiment de l’importance de notre corps et de ce moyen uniquement terrestre de communiquer ! La communion d’esprit à esprit ou d’âme à âme n’a pas besoin de son… La communication d’une personne à une autre en a besoin !

Mais attention, ce n’est pas un handicap, bien au contraire !! Il paraît que les anges nous envient notre corps ! Que d’expériences fabuleuses et d’occasion de grandir notre corps nous permet de vivre ! C’est un véhicule de rêve pour une âme qui veut s’élever !

 

 

C’est ainsi que grâce au verbe être, nous pouvons résumer tout ce que la vie terrestre nous demande de transcender parce que rien n’est jamais figé, rien n’est inscrit dans la pierre.

Le savoir peut ne rien vous amener en plus, ou au contraire vous ouvrir les yeux sur votre essence profonde et le sens de votre venue sur terre…

Enfin, si cela vous parle et vous aide bien sûr !

Si tel n’est pas le cas, considérez alors ce message pour ce qu’il est : un simple point de vue !

 

Et vous qui êtes arrivé jusqu’au bout, pensez-vous, comme moi que le verbe être puisse ainsi parler de nous ? Et y avez-vous vu quelques autres significations qui me sont cachées ?

 

Au plaisir de vous lire…

 

Elisabeth

 

NB : L’image de l’article est un phoenix, oiseau légendaire qui renaît de ses cendres. Par aqua 1951