Et si c’était une autre vérité ?

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PREMIÈRE PARTIE :

L’autre matin, à la radio, j’ai entendu Christophe Bourseiller parler de son nouveau livre : « Et si c’était la vérité » dans lequel il expose des théories d’historiens qui remettent en cause la version officielle de l’histoire.

Cela m’a donné envie de faire pareil avec l’information concernant le nouveau traitement du cancer. Vous en avez sans doute entendu parler, il s’agit de l’immunothérapie.

Voici une brève explication trouvée sur futura-sciences :

Utilisés en cancérologie, les traitements par immunothérapie n’agissent pas directement sur les cellules malignes. Ils ciblent au contraire le système immunitaire dans son ensemble. Objectif : le stimuler pour renforcer les défenses du malade contre les cellules cancéreuses.

Comment agit l’immunothérapie ?

Longtemps, l’interleukine 2 et l’interféron ont été les deux substances les plus utilisées en immunothérapie. L’une et l’autre sont naturellement sécrétées par l’organisme. Lorsqu’elles sont utilisées à des fins thérapeutiques, elles sont produites par génie génétique. L’objectif est de « booster » les lymphocytes – les globules blancs – dont le rôle est primordial pour la défense contre les agresseurs du système immunitaire – et de les aider à lutter contre le cancer. Depuis quelques années, des anticorps monoclonaux (les anti-HER) peuvent aussi être utilisés en immunothérapie.

(Source : http://www.futura-sciences.com/medecine-immunotherapie)

Vous l’avez compris, ce traitement consiste à obliger notre système immunitaire à réagir et à éliminer les cellules cancéreuses quand celles-ci se présentent.

Alors voilà ce que je vous propose : profiter de cette nouveauté pour poser des questions sur le fonctionnement de l’immunothérapie dans ce premier article, et sur le fonctionnement du cancer dans un second article (sortie prévue dans quelques jours).

Et si ce que vous allez lire maintenant était une autre vérité ?

1) On nous dit que l’immunothérapie est un nouveau paradigme dans le traitement du cancer parce que cela fait appel au système immunitaire, naturellement présent dans l’organisme. En fait, on passe de l’attaque des cellules cancéreuses par la chimiothérapie et la radiothérapie traditionnelle, à la défense active de l’organisme par le réveil du système immunitaire qui finalement va faire exactement la même chose que les médicaments sus-cités, à savoir, essayer de lyser le cancer. D’un côté on attaque pour détruire, de l’autre on se défend pour détruire : rien de neuf à l’horizon donc. Nous sommes toujours en guerre et dans la dualité : le bien combattant le mal… En plus, le bien est toujours du même côté, le nôtre, le mal est toujours de l’autre côté, ici celui du cancer !

Changement de paradigme ?

En premier :

– Nous pensons qu’il nous faut absolument partir en guerre contre le cancer. Et si au contraire, il nous fallait plutôt intégrer le message qu’il vient nous dire. Et si le cancer était un intermédiaire entre notre intériorité et ce qui vient de l’extérieur, comme un transformateur électrique modifie l’énergie pour qu’elle ne soit pas trop forte pour l’appareil qui la reçoit ? Si, par exemple, il avait son propre langage et qu’il nous fallait le traduire pour entendre le sens véritable de sa venue en nous et ainsi recevoir de nouvelles informations nous concernant ?

Et si le cancer parlait de nous et de notre façon d’appréhender ce que nous vivons ? Et si le cancer essayait par tous les moyens de nous faire comprendre quelque chose ou de réajuster ce qui doit l’être pour nous permettre de continuer dans cette vie ?

Et si c’était une autre vérité ?

Voilà ce qui s’appellerait un changement de paradigme ! Non ?

Et en voici un second :

Lorsque nous sommes malades, nous pensons que nous sommes des victimes du mal… Inconsciemment, nous pensons incarner le bien et nous nous efforçons de nous battre contre le mal. Nous sommes donc en guerre et tout le vocabulaire guerrier de haine et de rejet face à l’envahisseur, devient notre quotidien. En nous battant contre le mal, nous le faisons exister et il est tel que nous le projetons : cruel, froid, sans pitié et très douloureux. Et si notre pensée dominante sur une chose faisait la chose telle que nous la pensons ? « Je pense donc je suis » disait Descartes, en fait dans le mécanisme décrit ici, ce serait plutôt : « Je suis ce que je pense »… Mais revenons à la bataille que généralement nous livrons intérieurement avec la maladie. Ce que nous pensons des bactéries, virus, champignons et, dans le cas du cancer, des cellules cancéreuses, c’est que ce sont des « individus » différents de nous et c’est pour cela qu’ils nous veulent du mal, lorsqu’ils sont en nous. Ils viennent remettre en cause notre intégrité physique : c’est sûr on est tellement mieux entre personnes qui se ressemblent ! Ce que nous pensons et faisons à l’intérieur de nous devient notre réalité extérieure. La peur de la différence, l’incompréhension de ce qui n’est pas nous, tout ça légitime la guerre intérieure et constitue aussi les principaux arguments des guerres menées à l’extérieur de nous… Et si c’était une autre vérité ?

Troisième point :

- Nous pensons que les cellules cancéreuses nous veulent du mal parce que la plupart du temps les gens meurent. Mais si les gens mouraient principalement parce qu’ils sont justement partis en guerre, au lieu d’intégrer, de comprendre le message ? En essayant de tuer le messager, celui qui a l’information primordiale pour passer à autre chose, pour grandir, pour évoluer personnellement, c’est comme si nous ne voulions pas l’entendre, nous nous forçons à redevenir tel que nous étions avant son arrivé, nous nous efforçons de rester les mêmes alors que la vie nous demande de muter pour passer du stade survie au stade vie. Et si c’était une chance d’avoir en soi un cancer ? Et s’il était là, en nous, livreur particulier d’une information qu’il ne nous reste plus qu’à comprendre pour devenir quelqu’un d’autre, quelqu’un d’amélioré ? Et si c’était une autre vérité ?

Et pour finir cet article, quatrième point :

Il faut prendre des médicaments, même si ceux-ci sont identiques aux substances naturellement sécrétées par l’organisme (l’interleukine 2 et l’interféron) pour obtenir une réponse du système immunitaire. Lorsque nous faisons une chose pareille, nous pensons que l’organisme ne sait pas se défendre naturellement, nous pensons que celui-ci se laisse faire et ne sait pas se débrouiller seul. Clairement, nous ne faisons aucune confiance en notre corps et en ses systèmes pour nous maintenir en bonne santé. Nous pensons que le méchant cancer bloque les gentils lymphocytes qui sont des victimes incapables de se défendre !

Et si les lymphocytes ne se laissaient pas bloquer, mais recevaient l’information qu’il ne fallait pas intervenir ? Et si cet échange entre cellules, que les médecins voient dans les résultats des examens, serait plutôt un dialogue où les cellules cancéreuses ou leurs messagers, venaient se présenter aux cellules de notre système immunitaire (lymphocytes) pour leur dire qu’elles n’ont pas à bouger, que tout va bien ? Et si les lymphocytes savaient que les cellules cancéreuses ne sont pas des agents étrangers, mais qu’elles font bel et bien partie du corps de la personne et qu’elles sont là pour une raison bien précise et donc, qu’ils n’ont aucunement besoin de réagir et de les détruire ? Et si les cellules entre elles ont une façon de fonctionner qui nous échappe totalement ? Et si ce que nous voyons n’est pas du tout ce qu’il faut voir ? Et si nous appréhendons les choses qui nous entourent avec des a priori ? Et si nous ne comprenions le monde que par rapport à ce que nous avons pris l’habitude de comprendre ?

Et si c’était une autre vérité ?

Dans quelques jours, je vous soumettrai la suite de cet article.