Du mode Survie au mode Vie

          :wink:

Ladv, c’est le pied !

           :D

Sont retranscrits ci-dessous les propos tenus par la thérapeute Lise Lossare(1) lors d’une conférence co-animée par de nombreux autres thérapeutes et philosophes, durant une convention dédiée à ladv.

Le thème spécifique de la conférence était : « Comment passer du mode survie au mode vie »

Après les remerciements d’usage, Lise Lossare débuta sa présentation :

 

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Tout d’abord, laissez-moi vous présenter de façon générale le fonctionnement du cerveau-ordinateur(2). Vous n’êtes pas sans savoir que, pour ladv, passer à côté de ce postulat serait comme si un loup affamé passait à côté d’un poulet endormi ou comme si un enfant passait à côté d’un paquet de ses bonbons préférés, à l’écart de tout adulte, sans les dévorer jusqu’au dernier ! Ce serait tout simplement invraisemblable et surtout, totalement impossible !

Voici donc les quatre sources de programmations du cerveau-ordinateur :

1er programme concerne la survie de l’espèce et de l’individu(3). De façon universelle, n’importe quel organisme vivant arrive sur terre avec ce programme déjà implanté.

2ième programme, l’histoire du clan, issue de la psychogénéalogie(4) qui est l’étude des mécanismes et des mémoires qui coulent de génération en génération. Tous les bébés naissent avec tous ces programmes en devenir dans leur disque dur de cerveau.

3ième programme, le projet sens(5), commence par le désir d’enfant des futurs parents, passe par la conception, la grossesse, les circonstances et les événements vécus pendant cette période, jusqu’au un an de l’enfant. Les nouveau-nés qui deviennent des bébés ont en eux ce projet que leurs créateurs de parents leur ont insufflé comme condition sine qua non de leur venue au monde. Le projet sens est très important dans la vie de tout individu. Il commencerait à agir dès ses un an, subtilement, en réenclenchant sans cesse les conditions inhérentes à son incarnation, surtout si l’individu n’a pas la conscience de ce mécanisme.

4ième programme, les croyances courantes dites aussi de « super marché », qui sont les croyances que l’on acquiert en grandissant, en fonction du lieu et de l’époque de naissance. Elles s’enregistrent au fur et à mesure de la vie, en fonction évidemment des programmes déjà établis, mais pas exclusivement, étant donné que les pressions extérieures peuvent parfois être plus fortes que les programmes déjà en place. Ce qui parfois est vécu très difficilement par l’individu qui se sent tiraillé entre ce qu’il a reçu de ses ancêtres, son projet sens et ce que la société dans laquelle il évolue lui impose.

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Pour passer du stade survie au stade vie, puisque c’est cela qui nous intéresse aujourd’hui, revenons à ce qu’apporte dans ce mécanisme, la troisième source de programmation où ladv a placé le projet sens :

– Tout est basé sur le vécu des parents. L’embryon n’est pas encore constitué que le désir d’enfant et les projets pour lui vont bon train. Les futurs parents s’imaginent leur enfant, physiquement bien sûr, mais moralement aussi. Ils peuvent le projeter dans un métier, ils prévoient pour lui un avenir comme ils le désirent. Si ceci est trop prononcé et que l’enfant qui arrive ne correspond pas au désir principal des parents (par exemple, on attend une fille et on découvre un garçon), cet enfant aura sans doute du mal à trouver sa place. Évidemment, chaque cas est unique, l’un des deux parents peut être moins catégorique vis-à-vis du sexe de son enfant et finalement accepter totalement ce qui est, sans oublier les mémoires du clan qui peuvent évidemment influencer sur le devenir de l’enfant…

Nous avons vu ici, les désirs conscients, or il ne faut pas négliger les désirs inconscients.

Parfois, de façon tout à fait inconsciente, « on fait » un enfant pour garder son conjoint, ou on fait un enfant pour en remplacer un autre, ou bien, on fait un enfant pour symboliquement le donner à sa mère, ou lui montrer que l’on est capable de faire aussi bien voire mieux qu’elle… Il peut y avoir des milliards de raisons qui motivent les parents à faire un enfant, c’est bien souvent la réalité de la vie de l’enfant qui pourra le renseigner sur les motivations inconscientes de ses parents. Encore faut-il savoir lire dans sa vie comme dans un livre ouvert !

Les facteurs de pressions extérieures

D’autres facteurs aussi qui interviennent et peuvent être encore plus décisifs que les désirs conscients ou même inconscients, sont les facteurs de pressions extérieures, vécues par les parents. La grande Histoire qui vient télescoper la petite histoire familiale. Par exemple, les guerres, des jeunes gens issus de familles aisées, avec un avenir tout tracé, qui se retrouvent à la rue, chassés de chez eux et sans ressource alors qu’un enfant est en gestation. Évidemment, le ressenti des parents sera déterminant, mais chacun ici sait bien que tout le monde ne peut pas être philosophe au point de penser que tout est parfait, et que ce qu’il vit est une suite logique, inscrite dans le cerveau-ordinateur et qu’il doit vivre cela dans la plus grande sérénité ! Même si c’est vrai, cela reste extrêmement difficile à mettre en œuvre. Il faut juste s’imaginer ce que le stress immense ressenti par des futurs parents qui ont tout perdu, peut entraîner comme conséquences sur l’enfant en construction.

Donc tout ce qui est décrit jusqu’ici, constitue ce qui est appelé, l’environnement

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Alors voici maintenant les équations :

ENVIRONNEMENT = SURVIE

En effet, l’enfant dans le ventre de sa mère est lié à tous les éléments passés en revue ci-devant. Pour l’instant, l’on peut dire que l’enfant est en survie. Il est soumis à des éléments extérieurs qui exercent sur lui une pression bien réelle. L’enfant est constitué de tout ça, comme vu plus haut, ces événements qu’ils soient positifs ou négatifs, sont les conditions incontournables à sa constitution et à sa venue au monde ; il est fait de ça en quelque sorte. Et dans son cerveau-ordinateur, dont je rappelle que la première programmation est la survie, l’équation gagnante est ainsi faite : environnement = survie. Qu’il soit positif ou négatif, le fait que l’enfant ait survécu est une condition suffisante pour que le cerveau l’enregistre comme une solution gagnante. Il est ainsi fait le cerveau-ordinateur. Il est totalement indifférent aux émotions qui sont traitées par le cerveau-émotionnel. Il ne faut pas confondre.

Puis logiquement, vient la :

NAISSANCE qui signifie, « naître à son sens »

Voilà, c’est dans le mot même. Avec toutes ses programmations, l’enfant né à son sens. Cette chose créée, comme toute chose créée a un sens, sinon elle n’existerait pas. Alors, certains objets ont un sens, une utilité pour beaucoup de personnes, par exemple, une chaise est une chose créée qui correspond à un besoin partagé par beaucoup de personnes, s’assoir. En revanche, un tableau ou une œuvre d’art est un objet créé qui correspond d’abord au besoin d’expression d’une personne avant d’être proposé à un nombre de personnes susceptibles d’éprouver le même besoin que la personne qui l’a réalisée. Pour revenir à l’enfant, évidemment, l’on retrouve les sens que lui ont donnés ses parents entre autres (car il ne faut pas sous-estimer les autres sources de programmations).

Une fois que l’enfant né à son sens, et surtout lorsqu’il grandit, l’équation environnement = survie, s’inverse.

Cela donne :

SURVIE = ENVIRONNEMENT

Cela prouve s’il le fallait encore, que l’enfant est un objet créé et à ce titre, pour survivre tout simplement, il doit retrouver les conditions, toutes les conditions qui lui ont permis de venir au monde. Imaginez une glace à la vanille. Elle a été conçue pour être une glace à la vanille, elle est « née » dans une entreprise et est arrivée jusqu’à votre congélateur. Si son environnement congelé a été sa survie au début, dans l’entreprise qui l’a fabriquée, chez vous aussi, elle est obligée de vivre dans un congélateur, sinon, elle devient une crème liquide à la vanille et elle n’est plus une glace !  Pour l’enfant c’est pareil. (Désolée à tous ceux que la comparaison d’un bébé et d’une glace à la vanille choque, mais dans le raisonnement développé ici, c’est le processus « chose créée » qui est ainsi décrit. Car évidemment, pour tout le reste, un bébé n’a rien à voir avec une glace à la vanille !! Était-il tout à fait nécessaire de le préciser ? Non, je suppose que non, mais c’est mieux ainsi !). :) ;)

Bref…

Pour l’enfant, c’est pareil donc ! L’environnement qui l’a conçu, regroupe l’ensemble des conditions indispensables à sa survie en tant qu’enfant créé selon les désirs de ses parents, l’influence de son clan et les événements extérieurs entourant sa naissance. (C’est autrement plus complexe qu’une glace à la vanille, que l’on imagine conçue principalement pour régaler nos papilles gustatives et éventuellement pour faire gagner sa vie à celui qui nous la propose !!). Alors, si toutes ces conditions sont merveilleuses pour l’enfant et lui conviennent parfaitement, autrement dit, si tout ce qu’il vit au quotidien le satisfait pleinement, alors, qu’il ne change rien ! Cependant, s’il pense que certains aspects de sa vie pourraient être améliorés, s’il s’aperçoit que parfois, il pense, fait et obtient des résultats qu’il voudrait bien changer, c’est le signe qu’il est soumis aux fameuses « conditions indispensables à sa survie » vues plus haut qui ne lui sont pas favorables donc ! Certains parlent de programmes qui le desservent et qui le maintiennent dans la survie. En effet, si les désirs des parents par exemple, étaient des aides puissantes pour le bébé, il se peut que cela devienne des freins plus tard, à l’âge adulte ! Ceci est très important à comprendre. Cet enfant-là devient un adulte en survie, qui devient une personne plus âgée en survie, qui devient une personne en fin de vie en survie ! Si cet individu reste toute son existence à l’extérieur de lui-même, c’est-à-dire sans comprendre qu’il a le pouvoir en lui, de changer les choses, alors il sera toujours une chose façonnée par ses parents créateurs.

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Pourrait-il faire autrement ? Bien sûr ! Grâce à la :

CONNAISSANCE, entendez la co (avec) et naissance (naître à son sens)

La formation consistant à apprendre à connaitre -naître avec- ses mécanismes propres, l’apprentissage de son fonctionnement interne, les informations primordiales sur qui l’on est, amènent à la connaissance de soi, condition sine qua non pour devenir soi, pour naître avec son sens, celui que l’on a choisi de donner à son existence, pour vivre enfin ! Ainsi en vie, l’individu n’est plus soumis à son environnement, il le choisit, il est au-dessus de celui-ci en quelque sorte. L’on peut symboliser cet état en disant qu’il est en position de « sur environnement ».

Cela change tout évidemment, parce que grâce à la co-naissance, l’on transforme :

ENVIRONNEMENT = SUR-VIE

en :

SUR-ENVIRONNEMENT = VIE

Évidemment, évidemment !

Partons donc faire notre connaissance, nous avons tout à y gagner !

:D

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NB :

(1) Lise Lossare, personnage de fiction, se présente comme thérapeute spécialiste de ladv. Elle apparaît pour la première fois dans « Incarcération Cérébrale », puis dans « Enquête de sens », puis dans « Mémoire propre » (ebook actuellement en préparation).

(2) Notion de cerveau-ordinateur, issu de l’enseignement de la PNL, Programmation Neuro Linguistique issue des recherches de Richard Bandler et John Grinder, dont voici une brève présentation :

Richard Wayne Bandler, né , est un auteur américain et le co-inventeur (avec John Grinder) de la programmation neuro-linguistique (PNL) et créateur de l’ingénierie conceptuelle du génie humain (ICGH) (Design Human Engineering (DHE)) et du rematriçage neuro hypnotique (RNH). 

John Grinder est un linguiste américain né en 1940. Il est le cofondateur avec Richard Bandler de la Programmation neuro-linguistique (PNL) dans les années 1970. Docteur en linguistique, professeur à l’université de Santa Cruz. Il a acquis une expérience scientifique au laboratoire de psychologie cognitive de George Miller où il a été maître de recherche à l’université Rockefeller à New York. Auteur de 14 livres, il vient de coécrire avec Carmen Bostic St ClairWhispering in the Wind.

(source Wikipédia)

(3) Survie de l’espèce et survie de l’individu, notions abordées (ainsi que toutes les autres, mais pas dans cet ordre de présentation) dans l’enseignement de Claude Sabbah, né en 1947 à Casablanca. Claude Sabbah est docteur en médecine, spécialiste en biologie et médecine du sport, d’hydrologie et de climatologie médicale, d’hyperbare et titulaire d’un CERBH (certificat d’étude de recherche de biologie humaine). Il a été membre fondateur de « S.O.S. Médecin » de Marseille. Pendant une trentaine d’années, il a analysé et synthétisé ses lectures scientifiques. Cette vaste connaissance a donné naissance à la biologie totale des êtres vivants (BTEV). (Source : http://www.ibbtev.be/?Presentation-de-Claude-SABBAH-159)

(4) Projet sens, ainsi que les Cycles Biologiques Cellulaires Mémorisés (CBCM, non abordés dans cet exposé) découverts par Marc Frechet, psychologue clinicien, 1947-1998. (Source : http://www.ibbtev.be/?Le-projet-sens-P-S-la-loi)

(5) La psychogénéalogie découverte et étudiée par Anne Ancelin Schützenberger, née le à Moscoupsychologue française, également psychothérapeute et professeur émérite à l’université de Nice Sophia Antipolis, où elle a dirigé pendant une vingtaine d’années le laboratoire de psychologie sociale et clinique. Elle est surtout connue du grand public pour ses apports dans le champ de la psychogénéalogie, avec son ouvrage Aïe, mes aïeux ! publié en 1993 et en 2007 Psychogénéalogie : Guérir les blessures familiales et se retrouver soi (Paris, Payot). (source : Wikipédia)