Domaine de vie : soi-même et les amis

 

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Savez-vous que vous êtes la synthèse des personnes qui gravitent le plus autour de vous ? Certains spécialistes en relations humaines vont même jusqu’à dire que votre compte en banque reflète celui des cinq personnes que vous côtoyez le plus souvent en tant qu’amis ! C’est normal ; nous attirons à nous les gens qui nous ressemblent et qui ont peu ou prou, les mêmes aspirations, les mêmes rêves, les mêmes centres d’intérêt et souvent, le même niveau social que nous. C’est pour cela que globalement, nous nous entendons bien avec eux, généralement, nous passons de bons moments, conviviaux, où la fête est reine. Après tout, c’est ce que l’on demande avant tout à des amis : partager des moments d’amusements et c’est normal. Ce mimétisme fait que nous nous retrouvons entre nous en vibrant pareillement, nous nous ressemblons en esprit et aussi sûr que : « dis-moi ce que tu consommes et je te dirais qui tu es », « dis-moi qui sont tes amis et je te dirai qui tu es » peut-être considéré comme une base solide permettant de mieux se connaitre.

Alors, si vous adhérez à ce postulat, sachez que ce que vous pouvez dire sur vos amis, par exemple, lorsqu’ils sont partis de chez vous après un repas que vous avez organisé pour vous changer les idées, c’est de vous dont vous parlez !

– Roooh, là là ! Tu as vu Étienne ce soir ! Pénible non ?

Non, Étienne n’était pas plus « pénible » que les autres fois, mais il se trouve que votre niveau de compréhension, de « zen attitude » est au plus bas, ce qui fait que vous avez vu chez Étienne ce qu’il y a en vous, votre propre pénibilité en quelque sorte. Merci qui ? Merci Étienne !! À chaque fois, c’est aussi simple que ça, malgré que cela soit très déroutant à comprendre et, il faut le dire, très énervant aussi.

– Quoi ?! Ce n’est pas moi qui ai fait la tête toute la soirée, tout de même ?

Non, effectivement. Vous avez été même la boute-en-train du repas, la fille cool et sincère, la bonne copine qui a mis un point d’honneur à faire rire tout le monde et même Étienne s’est esclaffé une fois à l’une de vos blagues ! Alors, la preuve que vous n’aviez rien de pénible ce soir ! Cependant, c’est bien vous qui en parlez de la pénibilité d’Étienne ! C’est vous, qui une fois vos amis partis, évoquez à quel point Étienne a été lourd ! Alors, cela a tout à voir avec vous, n’en doutez pas !

Normalement, nous ne devrions juger personne et cette réflexion n’a rien à voir avec la morale, ce qu’il est bien, charitable ou pas de faire, non ! Ici, tout se joue à un autre niveau. Si nous voulons vous aider à retirer l’essence même de votre point de vue sur Étienne, nous viserons au-delà des apparences en comprenant que c’est votre conscience qui crée votre réalité, comme elle le fait évidemment pour chacun d’entre nous. C’est comme si, pour vous apprendre des choses sur vous, pour vous signifier où vous en êtes vraiment, Étienne était apparu à vous en vous disant :

– Alors, de quelle manière es-tu pénible aujourd’hui ?

Bonne nouvelle cependant : si vous arrivez à modifier votre état de conscience, alors vous allez voir apparaitre à vous ce qui vous convient vraiment, ce que vous aurez choisi de voir apparaitre évidemment.

Comment faire ?

Eh bien, pour commencer, il faut comprendre que nous « modifions nos niveaux de conscience » tous les jours et très facilement en plus.

En effet :

– il ne nous viendrait pas à l’idée de ne manger uniquement que des aliments que les autres auraient choisis pour nous. Il est tout à fait normal de choisir ce que nous voulons manger ou pas, sauf exception bien entendu (maladie par exemple…).

De même :

– il ne nous viendrait pas à l’idée de n’écouter que des sons ou musiques que nous n’avons pas envie d’entendre ? Il nous est facile de stopper la radio ou de changer de chanson si ce que nous écoutons ne nous plaît pas. C’est ce que nous faisons naturellement la plupart du temps, quitte à priver les autres de leurs musiques préférés, après tout, c’est généralement le plus gêné qui a gain de cause. Mais ici, permettez-moi de faire une petite digression. Car ce mécanisme peut aussi concerner les sons qui viennent de l’intérieur de nous, notre conversation mentale qui parfois est tout aussi bruyante à nos oreilles que ce qui vient de l’extérieur ! Et lorsque cette voix interne profère des propos agacés et négatifs, cela peut entacher toute la journée d’agacements et de négativismes. C’est comme si nous étions en train de capter « radio problèmes ». Sachez qu’il est en notre pouvoir, là, dans l’instant même, de changer la fréquence, quitte à le faire véritablement, en conscience, sur une vraie radio, pour bien signifier à notre cerveau que nous l’avons vu venir avec ces ondes dissonantes et que nous ne voulons plus de sa musique grinçante. Essayez si vous êtes dans ce cas, cela « marche », et vous pourrez vous apercevoir des différences de performances et de « positives attitudes » que vous allez récupérer instantanément et pour le restant de la journée.

D’une façon identique :

– il ne nous viendrait pas à l’idée de nous entourer d’odeurs désagréables toute la journée, non ? Il semblerait que faire cela reviendrait à ne pas se respecter beaucoup, même si c’est malheureusement possible, il est tout de même fort improbable que cette recherche soit tout à fait consciente. Donc, lorsqu’une telle mésaventure nous arrive, nous savons très bien poser des actes pour aérer la pièce ou partir, et cela, personne ne pourrait nous empêcher de le faire, à part d’avoir une excellente excuse ; tout peut arriver, il faut donc tout prévoir ! Cependant, permettez que je doute !!

Encore une fois :

– il ne nous viendrait pas à l’idée de nous brûler consciemment et d’aimer ça, à part encore une fois, quelques exceptions relevant sans aucun doute de la psychiatrie ! Chacun d’entre nous aspire à ressentir des caresses sur son corps plutôt que des douleurs, enfin, il semblerait que généralement, les gens soient plus friands et plus reconnaissants des premières que des secondes ! Et afin de privilégier les unes (les caresses) et de fuir les autres (les douleurs) avant même qu’elles ne se manifestent, bon nombre d’entre nous sont capables de passer à l’action, en allant chercher un peu d’amour et de chaleur humaine.

Et, enfin, enfin :

– il ne nous viendrait pas à l’idée de ne voir que des choses laides à longueur de journée. En effet, il paraît que nous sommes attirés naturellement, archaïquement même par tout ce qui est mignon. Regarder ce qui est ravissant, charmant, « trognon » nous donne envie d’en prendre soin. Cependant, vous avez raison de penser que nous sommes aussi obnubilés (plus qu’attirés), par ce qui est laid, ce qui est terrible, ce qui fait peur. Nous savons que dans ce processus, le cerveau le plus ancien en nous est à l’œuvre. Il est programmé pour nous faire survivre, et jamais rien n’a survécu sans comprendre ce qui pourrait lui arriver de pire, ce qui pourrait intenter à sa vie, et en retirer les moyens de survivre à ce qui pourrait lui être fatal. Notre attirance à ce qui est morbide est mue par notre instinct de survie, rien de plus facile à comprendre. Alors, même si nous sommes bien au chaud dans notre canapé, que nous ne sommes pas en guerre, que nous n’avons rien à craindre de nos voisins ou de toute autre personne (ce qui est remis en cause aujourd’hui et excite fortement notre instinct de survie, comme chez les animaux), nous ressentons le besoin de regarder ce qui pourrait advenir, en cherchant désespérément les moyens de nous sauver la vie. La même forte attirance nous gouverne concernant le sexe. Le sexe qui touche à la vie, les événements terribles qui touchent à la mort sont nos préoccupations premières, archaïques vous l’avez compris, puissantes, nous avertissant individuellement, mais collectivement aussi, de la vision nette de ce que nous sommes et de « l’endroit psychique » où nous nous trouvons concernant l’évolution de notre conscience ; c’est-à-dire au niveau des tous premiers êtres vivants apparus sur terre ! Si c’est pas incroyable ça !

Mais, pour en revenir à Étienne et ce que vous, l’amie, avez vu dans son comportement, et au vu de ces explications sommes toutes logiques, il ne tient qu’à vous de vous positionner comme vous le faites lorsqu’il s’agit de choisir les aliments que vous adorez consommer, les sons que vous avez envie d’écouter, les odeurs que vous aimez sentir, des gestes doux dont vous voulez être l’objet, des beautés que vous voulez contempler, et, de bonnes pensées enrichissantes, harmonieuses, fraîches, douces, splendides, que vous voulez entretenir. Oui, la pensée n’est qu’un sens de plus pour le cerveau-ordinateur ! (notion déjà abordée dans d’autres articles de ce blog). Donc, logiquement, il ne vous viendra plus à l’idée d’entretenir des pensées périmées, criardes, nauséabondes, rapeuses, moches concernant le monde entier et plus particulièrement ce qui est le sujet de cet article, vos amis, maintenant que vous savez qu’il ne tient qu’à vous de changer ces états internes, comme vous changez de boulanger lorsque le pain qu’il fait ne vous convient pas, comme vous changez de stations de radio lorsque ce que vous entendez ne vous plaît pas, comme vous changez de pièce quand quelqu’un s’y est lâché, comme vous changez votre gant en crin sous la douche pour adopter un gant en velours, comme vous vous détournez bien vite d’un paysage gris et sans attrait qui vous met le moral à zéro.

Cela donne le discours suivant, lorsque Étienne parti, vous vous adressez à la personne qui reste :

– Ce soir, Étienne m’a fait prendre conscience à quel point je suis sensible à la « pénible attitude » ! Je vais aller chercher en moi la ou les raisons pour lesquelles je supporte mal cet état et je vais tâcher de le remplacer par une attitude qui me convient mieux. Heureusement qu’Étienne est venu ! C’est super ! Il me donne la possibilité d’être une meilleure version de moi-même. La prochaine fois, je lui ferai part de mes progrès et comme c’est un véritable ami, en tout cas c’est ce que je ressens profondément, alors, il sera heureux pour moi !

Voilà, quand ce n’est pas « top top » entre vous et vos amis, une autre façon positive et constructive d’appréhender la situation, non ?