Communication : postulats 4 et 5

Source : http://www.masculin.com/buzz/11460-street-art-cheone-caiffa-cosimo/

Postulat 4

Nous captons et traitons les informations venant du monde extérieur à travers les filtres que sont nos cinq sens

Cela semble un constat, cependant, il prend une tout autre dimension lorsque l’on sait que :

– il est vu par nos yeux, pour notre cerveau-ordinateur, pour notre survie,

– il est entendu par nos oreilles, pour notre cerveau-ordinateur, pour notre survie,

– il est ressenti par notre peau, pour notre cerveau-ordinateur, pour notre survie,

– il est goûté par notre langue, pour notre cerveau-ordinateur, pour notre survie,

– il est senti par notre nez, pour notre cerveau-ordinateur, pour notre survie,

et enfin,

– il est pensé par notre cerveau, pour notre cerveau-ordinateur, pour notre survie !

Quand on connait ces mécanismes, on se dit que décidément, les informations que nous prenons de l’extérieur sont très relatives… du coup !

Suivant les idées que nous entretenons sur ce qui assure notre survie, nous avons différents points de vue sur ce que nous percevons de l’extérieur.

Si nous avons peur de tout, il est évident que nous allons capter de l’extérieur tout ce qui renforce notre insécurité : le moindre regard sera jugé intriguant, le moindre bruit sera interprété comme menaçant, le moindre contact sera ressenti comme intrusif, le moindre goût différent sera déclaré comme suspect, la moindre odeur inhabituelle sera le point de départ d’une histoire inquiétante…

En revanche, si nous nous sentons en parfaite sécurité, alors il est évident que tout va être différent : le même regard qu’avant sera jugé inoffensif, il pourrait même être l’amorce d’une relation compatissante, le même bruit que précédemment sera perçu comme un amusement, le moindre contact sera ressenti comme une tentative de rapprochement, le moindre goût différent deviendra la découverte d’une nouvelle saveur, la moindre odeur inhabituelle sera le déclencheur d’une expérience olfactive pleine d’intérêt…

Évidemment, cela dépend du contexte et quelqu’un qui n’a peur de rien serait jugé à juste titre, fou de ne pas être en alerte lorsque les circonstances l’imposent… « Le danger et réel, la peur est irréelle » disait le père à son fils dans le film « After earth ». Mais si l’on regarde bien dans la vie quotidienne, en dehors de tous faits extraordinaires, certaines personnes qui ont peur de tout ont tout de même plus tendance que d’autres à tout noircir. Elles pensent en toute bonne foi, qu’elles détiennent la vérité, que les choses sont justes comme elles le perçoivent et comme elles anticipent en négatif pratiquement tout ce qui vient à elles, alors, évidemment, au bout d’un certain temps, ce qui vient à elles leur donnent raison. « Qui cherche trouve », nous dit le bon sens populaire. À force de faire attention uniquement à ce qui ne va pas, nous finissons par ne plus voir ce qui va bien ! Mais personne n’est fautif, c’est juste le fonctionnement du cerveau-ordinateur.

Alors, nous sommes condamnés à agir toujours ainsi ?

Non. Si nous ne pouvons pas changer ce qui se passe à l’extérieur de nous, nous pouvons changer la façon dont nous interprétons ce qui se passe à l’extérieur de nous !

Et ça, ça change tout  !

C’est toujours bon à savoir en fait, parce que cela pourrait être une excellente façon de nous améliorer. Si nous considérons que ce que nous entendons, voyons, ressentons, goûtons, sentons et pensons ne parle que de nous, alors il est possible pour nous de tout arranger.

C’est enthousiasmant non ?

 

Postulat 5

À partir du traitement de ces informations, nous construisons notre réalité, appelée aussi en PNL notre carte du monde, qui n’est que notre représentation du monde

Dis-moi ce que tu penses du monde, et je te dirais qui tu es…

Comme vu plus haut, le monde est tel que nous le voyons, entendons, ressentons, goûtons, sentons et pensons. Par rapport à tout cela, qui nous appartient en propre, nous en dessinons les contours, les reliefs, les merveilles et ce qui l’est moins aussi ; nous construisons nous-mêmes notre « carte du monde », nous avons en ce sens, besoin de personne ! Même si beaucoup pensent que le monde extérieur est fait d’idéaux collectifs (ce qui n’est pas tout à fait faux puisque nous avons à peu près tous la même façon de voir ce qui contribue à nous faire survivre et nous avons à peu près toutes les mêmes croyances venues de nos ancêtres, deux programmations importantes contribuant à notre construction du monde), il serait plus juste de voir ce mécanisme comme le résultat de la somme de vision individuelle, ce qui entraîne un revirement de point de vue intéressant et sans doute plus proche de ce qui se passe en fait.

Ce que nous voyons à l’extérieur n’est là que pour nous.

Alors évidemment, ce dernier point porte à caution, car nous pouvons dire que ce n’est pas parce que nous ne voyons pas le soleil par exemple, qu’il n’est n’existe pas ! Oui, mais cela va au-delà de cette évidence physique. L’explication serait de dire que c’est parce que nous n’avons pas besoin -nous parlons ici d’un besoin inconscient, impérieux, intrinsèque, un besoin qui est au-delà de l’entendement émotionnel, donc humain- de voir le soleil que nous ne le voyons pas !! Et ceci est bien plus que de la sémantique ! Car nous abordons ainsi une autre façon de voir les choses, une interprétation différente de ce que nous avons l’habitude de voir, de dire, de ressentir… Et cette autre facette de ce qui est, permet tout simplement d’amorcer le « retournement », le fameux « va vers toi » tant demandé par toutes les traditions et si bien expliqué par Annick de Souzennelle, plus simplement appelée en adv, apprendre à se connaitre soi-même par le travail sur soi.

Tout existe dans notre monde, tout et son contraire.

Ce dernier point n’est pas une révélation évidemment, mais lorsque nous décidons de ne voir que ce qui nous dérange, alors, c’est que beaucoup de choses en nous nous dérangent. Nous sommes peut-être pris dans des contraintes morales qui mettent un voile sur une partie de la réalité. À nous de lever les voiles, de découvrir en nous ce qui doit l’être pour enfin ouvrir les yeux, les oreilles, pour enfin ressentir le bien-être physique, pour enfin goûter et sentir combien ce que nous goûtons et sentons tous les jours est déjà parfait !

À nous donc de lever les voiles en nous !

 

En ce 25 décembre, Ladv vous souhaite de belles fêtes de Noël

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