Citation tibetaine

Dans la sagesse tibétaine, se trouve cette toute petite phrase, qui semble anodine mais qui, cependant, invite à une profonde réflexion :

« Toi qui a la chance de vivre cette vie, ne perd pas ton temps »

 

Nous oublions souvent que notre vie est un bien précieux à ne pas galvauder. Trop souvent nous la remplissons de choses à faire inutiles voire ennuyeuses. A bien y réfléchir, nous ne nous demandons que rarement comment nous pourrions laisser la vie nous remplir de joies, d’amours et de reconnaissances.

Si nous pouvions nous élever ne serait-ce que de quelques centimètres au-dessus de ce que nous vivons, prendre les choses avec la perspective de ce que nous sommes vraiment, nous comprendrions que nous avons tout intérêt à ne pas passer à côté de notre essentiel, de notre mission, de ce que nous aimons faire par-dessus tout. 

Cette nécessité n’est pas encore entendue par tout le monde. Mais que pourrions-nous faire de mieux, de plus utile à nous et aux autres que de vivre la vie pour laquelle nous sommes faits ? A quoi d’autre pourrions-nous donc passer notre temps ?

Lorsque nous nous levons le matin, de quoi sont faites nos pensées ?

Des soucis que nous avons à résoudre dans la journée ou bien des projets et des joies que nous avons à expérimenter ?

Je pense vraiment et de plus en plus qu’être en joie est une vraie discipline, ne voir que le bons côtés des choses demande une vraie maîtrise.

Parfois, nous sommes fatigués de tous ces concepts, nous voulons même de toutes nos forces râler et pester contre le monde… C’est humain, surtout pour les plus pessimistes d’entre nous ! Pourtant, cette attitude ne peut que renforcer l’idée que la vie est dure et que les autres sont en partie responsables de cela. Alors qu’en fait, c’est nous et exclusivement nous et nos pensées entretenues qui créent notre réalité. Ces pensées font advenir ce que nous ne voulons pas parce que nous ne voyons plus que cela.

Les questions ne sont pas : est-ce que c’est la vérité ou pas ?

Ni même : est-ce que cela marche vraiment comme ça ?

Ou encore : est-ce que la focalisation sur les intentions positives est vraiment ce qui va construire mon avenir meilleur ?

Les questions essentielles sont :

– Est-ce que je suis ici, sur terre pour expérimenter les frustrations et la souffrance ?

– Est-ce que je n’ai pas mieux à faire ?

– Est-ce que je ne mérite pas de vivre une vie épanouie et remplie de joies ?

Si vous répondez oui à ces deux dernières questions, c’est qu’au fond de vous, vous savez que vous remplissez votre vie de futilités et de choses sans importances -j’ai l’habitude de dire « marcher à côté de ses baskets »- alors que vous avez un potentiel qui ne demande qu’à grandir et à être exploité.

Mais comment faire ?

Tout comme devenir médecin nécessite sans doute beaucoup d’abnégations et un très lourd travail, devenir heureux demande également beaucoup d’investissements personnels. Il ne sert à rien de partir trop vite sans être préparé à tenir la distance. C’est une course de fond et non de vitesse !

Nous sommes tous des êtres uniques, fabuleux et géniaux. Cependant des questions se posent :

– le savons-nous ? en avons-nous conscience ?

– sommes-nous prêts à le reconnaître, à le croire ?

– si oui, voulons-nous le manifester, passer à l’action ?

– que  décidons-nous ??

Car, au bout du compte, ce sera notre décision et notre détermination pour que notre vie -si précieuse et si banale en même temps- soit une vraie réussite, qui constituera notre quotidien.

Il est fort à parier qu’à la fin de notre parcours sur terre, nous ne regretterons pas notre travail, les heures de bureau, les soucis avec nos voisins, les mesquineries des uns et des autres. Mais il se peut que nous regrettions les heures de joies, de libertés et d’amusements, qu’elles soient en famille, avec des amis, ou même dans une activité en adéquation avec nos aspirations profondes et qui aurait comblé tous nos besoins.

Il se peut que nous ayons les yeux qui s’ouvrent sur une réalité de la vie tout à fait essentielle et que l’évidence se fasse jour en ces termes :

Moi qui ai eu la chance de vivre ma vie, qu’est-ce que j’en ai fait ?

Le tout est juste d’être pleinement satisfait de la réponse…

Les maladies qui accompagnent certains de nos anciens et dont la manifestation est principalement l’oubli, auraient peut-être un rapport avec une réponse largement insatisfaisante à cette question cruciale pour eux…

Peut-être…

Et vous, que faites-vous pour votre plaisir aujourd’hui ?