Carnet de route

Juste pour vous avertir du nouvel e-book et livre qui est sorti cette semaine :

« Militaire en 1920″ (cliquer sur le lien à gauche dans le bandeau : « mes collaborations fructueuses ».

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Pierre Graciannette (1899-1982), est né un 26 avril dans une petite ferme du sud-ouest de la France. Il était l’aîné d’une famille de quatre enfants ; trois filles sont nées après lui.

Il commence ce qu’il a nommé son « carnet de route » dans les années 1919, à 20 ans.

À cette époque, il était militaire au 505e Régiment d’Artillerie d’Assaut, dans une compagnie de chars de combat, au Maroc.

Il y resta deux ans.

De retour chez lui, il continua ce qu’il était censé faire en tant que fils aîné de la ferme familiale, il devint agriculteur. Il vécut un drame personnel en perdant une de ces sœurs de la tuberculose ; Pauline avait 20 ans, il en avait 26. Finalement, il épousa à 28 ans, une fille de paysan, ma grand-mère Marie-Louise, et vint travailler dans la ferme de celle-ci, laissant la propriété familiale à sa sœur cadette.

Il avait 15 ans lors de la Première Guerre mondiale et 40 ans lorsque la seconde a éclaté. Vivre les deux guerres ne devait pas être facile et peut expliquer la rudesse qui le caractérisait lorsque je l’ai connu, et aussi le fait que jamais je n’aurais pu imaginer qu’il avait ainsi écrit et aimé des poèmes et des chansons d’amour entre autres…

Ce carnet fut une révélation pour moi !

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Je suis sa petite fille, j’avais 11 ans lorsqu’il est définitivement parti, et cela fait trois ans à peine que j’ai découvert ce carnet. J’ai de suite était intéressée. En ce qui me concerne, il y a peu de choses plus émouvantes que de lire ce que l’un des siens a écrit de ses propres mains ! À cette époque-là, il n’y avait pas de correcteur orthographique, ni de petite bande de ruban blanc permettant de réécrire ce que l’on voulait dire, pas de seconde chance, à moins de tout recommencer ! Par rapport à aujourd’hui, il y avait juste ses pensées et l’instant, le moment présent.

Tout cela forme autant de détails qui pour moi se sont avérés être très attendrissants.

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Certes, j’ai réécrit consciencieusement tout ce qui se trouve dans ce carnet, d’abord pour moi, pour garder une trace ; je ne voulais pas qu’avec le temps ces écrits s’effacent et que cette mémoire familiale s’envole et s’éteigne. Mais j’ai ressenti tellement de bonheur, de surprise aussi, face à ce qui était consigné, que je me suis demandé sérieusement s’il ne fallait pas que je partage… Et c’est grâce à Clara que j’ai pris la décision de le partager avec vous, et je l’en remercie infiniment. On ne sait jamais ; ces textes pourraient vous plaire à vous aussi !!

Alors bien sûr, ce n’est pas votre grand-père, mais je suis sûre que pour vous aussi ce sera une belle découverte. Les textes sont désuets à souhait, le langage nous ramène instantanément dans les années 20-30, et cela à un côté très plaisant.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Choisissez la version qui vous convient en cliquant sur les liens présents dans le bandeau sur la droite.

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VERSION E-BOOK

NB : n’hésitez pas à mettre des commentaires sur la version e-book sur amazon.com.

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VERSION PAPIER

Attention, lorsque vous cliquez sur le lien de lulu, vous serez dirigez sur la page concernant le MOAE. il vous faudra taper « Militaire en 1920″ ou « Elisabeth Rosales » pour trouver ce livre.

Militaire en 1920

NB : N’hésitez pas à mettre des commentaires sur la version papier sur amazon ou lulu.com

Merci d’avance.

 

VOICI UN EXTRAIT :

L’ANGLAIS FORMULISTE

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Au restaurant, je déposais

L’autre matin, chose baroque,

Mon voisin, un anglais

Pour manger ses œufs à la coque.

Lorsqu’il me demanda d’un air distrait

« Peux-tu me dire, je te prie,

Le nom du monsieur qui hier soir déjà lisait

Là-bas près du poêle  »La Patrie » ? »

 

Je lui réponds « Ma foi, non !

J’ignore comment il s’appelle,

Il faut demander au garçon,

Il doit connaître la clientèle. »

Alors il s’adressa au garçon :

« Le monsieur là-bas, qui lit  »La Patrie »,

Près du poêle, quel est son nom ?

Pouvez-vous me le dire, je vous prie ! »

 

Le garçon réplique en courant :

« Informez-vous à la caissière … »

L’anglais se dirige gravement,

Vers l’entrée afin qu’on l’éclaire.

« Madame la caissière, pardon !

Ce monsieur là-bas qui lit  »La Patrie »

Près du poêle en petit veston

Dites-moi son nom, je vous prie ! »

 

Mais la caissière lui répond :

« Vraiment, Monsieur, je le déplore,

Je ne puis vous dire son nom,

Attendu que moi-même, je l’ignore. »

Bref, l’anglais va trouver le patron.

« Ce monsieur là-bas qui lit  »La Patrie »

Près du poêle en petit veston

Dites-moi son nom je vous prie ? »

 

« Je ne sais pas ! lui répond l’homme »

Alors avec cérémonie,

L’anglais va directement vers le bonhomme,

Et lui dit :

« – Monsieur, comment vous nomme t-on ?

- Moi ? lui dit-il, je m’appelle Jules !

- Eh bien, Monsieur Jules, votre veston,

Depuis un grand quart d’heure, il brûle !! »

 

Auteur inconnu