Branchez solutions !

Photo flickr.com joey.ganoza finding solution.

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- « Ça y est ! Je t’avais dit que cela devait arriver !! Nous avons un méga gros problème !! »

Vous avez déjà vécu cela sans doute ! À l’annonce de ce que vous appelez « méga gros problème », vous avez, instantanément une angoisse qui monte, vous ne savez pas comment régler cette emm… (déf : mot vulgaire, très grossier même, qui vient généralement assez naturellement dans la conversation, et illustre parfaitement la pensée qui surgit, dans ces cas-là ! Non ? Bon, zette bien élevé alors !!  :P ). Vous avez peur de ne pas y arriver, vous pensez que c’est la fin ! Mais le plus embêtant encore, c’est que vous n’avez aucune idée de la façon dont vous allez pouvoir vous en sortir !! C’est vrai, même si votre vie n’est pas en danger immédiat, ce qui vous arrive est quand même embêtant et vous met dans une très mauvaise situation !

Vous être mal à l’aise et votre cœur bât la chamade !

Votre corps a tous les symptômes de quelqu’un qui se prépare à fuir à toutes jambes face à un danger pour sa vie, même si dans les faits cette annonce vous cloue sur place ! Dans la jungle hostile de nos ancêtres les premiers humains, courir ou avoir recours à la force physique étaient deux réponses très efficaces face à un énorme stress. (À l’époque, ce stress était presque exclusivement lié à un danger imminent pour sa vie, en d’autres termes, le tigre à dent de sabre était là, face à l’humain et avait très très faim. Mesurez donc le problème que cela représentait, et le niveau d’angoisse ressenti aussi ! Cela devait être quelque chose !!). La course et l’affrontement étaient donc les premières réponses pour tenter de sauver sa vie ! Plus tard, ils ont commencé à s’apercevoir que des solutions de dépassement ou de contournement pouvaient aussi être très utiles ! D’ailleurs, c’est à partir de là que l’humain a vraiment évolué…

Oui parce que malgré ce que l’on peut en dire, nous avons évolué… :-?

De nos jours, pas de bêtes féroces à l’horizon donc, sauf celles que nous nous fabriquons, inventons, fantasmons.

Brrr, cela fait peur quand même ! :cry:

Alors, comment réagir face à un souci ? Quelle attitude adopter ? Que pouvons-nous faire pour nous sentir mieux et nous en sortir ?

Hé bien, contre toute attente, la meilleure façon de ne plus stresser est de faire comme nos ancêtres :

– soit fuir face à l’adversité,

– soit l’affronter,

– soit la dépasser.

La fuite est une façon pratique (et parfois, dans tous les sens du terme !) de se sauver. Mais bien des récits font état du fait que, même si des kilomètres et des kilomètres sont mis entre soi et le problème, celui-ci a tendance à revenir à la charge un jour où l’autre, tel un prédateur qui n’a rien mangé depuis des jours, excité et attiré par l’odeur de la peur de l’ancêtre s’enfuyant à grandes enjambées… Transposez cela avec nos ennuis contemporains, et vous comprendrez que tout comme notre lointain grand-père, nous transpirons aussi, mais d’une tout autre manière. Notre transpiration est mentale (si vous permettez l’image) ; elle est là parce que nous avons peur et que nous essayons de réguler comme nous pouvons les émotions nauséabondes qui y sont liées. Il s’agit de nos pensées peureuses, restrictives, déresponsabilisantes et largement négatives, entretenues face aux ennuis, bien entendu ! Mais le résultat est le même. La chose redoutée revient parce que nous y pensons sans cesse, et ce faisant, nous l’appelons de tous vos vœux. Donc, si à court terme la fuite reste très efficace, à long terme, il n’en est pas de même. Et cela peut s’avérer même très usant !

L’affrontement ou bagarre si vous préférez, autre solution pratique. C’est souvent -pas toujours cependant- celui qui a les plus gros biceps, ou bien, version des temps modernes, le plus gros chéquier, -lui permettant de recruter celui ou celle qui a les plus gros biceps- qui gagnent !! (Quoique même du temps où les gens avaient plutôt de grosses bourses, ça marchait aussi ! :lol: ). Et une fois que l’affrontement est gagné, le calme peut revenir enfin… Jusqu’à la prochaine confrontation… Tout comme la fuite, l’affrontement peut être efficace dans l’instant (et encore, ce n’est pas garanti non plus !), mais c’est assez insatisfaisant à long terme, épuisant et aléatoire aussi. Un jour où l’autre, logiquement, nous tombons sur plus fort que nous !

Le dépassement, alors là c’est autre chose ! C’est une solution magnifique, qui est souvent complémentaire aux deux autres, quoiqu’elle puisse avantageusement les supplanter. Le dépassement sert à réfléchir sur la nature de son problème, à trouver une solution qui parfois peut être pratique, parfois transcendante. Le dépassement part à la recherche de la racine en soi du souci -ce qui est bien plus efficace que de s’attaquer uniquement aux conséquences-, et parallèlement il permet de trouver des voies annexes de solutions, voire les anticipes toutes. Par exemple, nos ancêtres qui ne pouvaient pas se battre à main nue face à une bête motivée pour les croquer, ont commencé à se protéger de ses attaques avec des armes, du feu, en se regroupant et en se mettant à l’abri ! Tout comme nous-mêmes, ici et maintenant, ne pouvant plus supporter le fait de manquer de nourriture fraîche par exemple, nous avons inventé, entre autre, le réfrigérateur pour avoir tout au long de l’année des aliments conservés et frais, afin de pouvoir manger selon notre bon plaisir ! (notez la pointe d’ironie !) Il y a juste le niveau de confort qui est différent, ceci ne vous aura sans doute pas échappé !! hahaha !! :?

Ce qui vient d’être décrit sont des solutions de « dépassements pratiques » parce qu’elles protègent la vie de l’individu de façon pérenne, mais elles nécessitent de passer à l’action, de faire quelque chose avec ces dix doigts pour pouvoir se mettre en sécurité. Réflexion et action, sont tout de même les deux mamelles de la réussite à 100% de notre survie ! (là, je m’avance un peu, parce que tout dépend de la qualité de la réflexion et de l’adéquation de l’action !!) 

Puis, comme évoqué plus haut, il y a aussi la solution de « dépassement transcendante ». Alors là, accrochez-vous parce que l’on va décoller !! Très peu de personnes, et c’est regrettable croyez-le bien, arrivent à un tel niveau. Certains voient dans cette capacité de mener sa vie en dehors de bon nombre de conventions admises dans la société dans laquelle ils évoluent, une forme de sagesse. Cela consiste, face à une adversité, à partir à la recherche de ce qu’elle veut personnellement nous dire. Le problème est comme un message qui nous est directement adressé ; à nous de le décrypter. Les soucis que nous ressentons, parlent autant de nous que par exemple, un honnête curriculum vitae dans lequel nous annonçons ce que nous sommes capables de faire dans le monde du travail.

Autrement dit :

Moi = mes capacités

Mes capacités = mon environnement

donc :

Moi = mon environnement.

C’est simple, c’est beau, c’est… ainsi ! 8O

Alors, voyez comme cela à un côté logique et mathématique -ça fait de suite plus sérieux, non ?- de penser que le milieu dans lequel je vis est le reflet de la personne que je suis !!

Maintenant, vous pouvez continuer à penser que vous n’avez rien à voir avec votre environnement, que c’est lui qui fait ce que vous êtes, qu’en plus, il vous est imposé, et que donc, vous subissez ce qui vous arrive ! Après tout, un CV, cela se trafique, et l’égalité en mathématique n’a pas forcément de sens !! (Vous n’avez pas rêvé, je viens de démonter ma belle théorie ! Comme quoi, la vérité n’est qu’une façon de voir les choses !!) :wink:  

Bon, pour finir avec cette solution de « dépassement transcendante », le postulat est de prendre conscience que les éléments communs entre le problème et nous, c’est autant nous que le problème, surtout lorsque les soucis que nous rencontrons sont toujours de même nature. Une fois ce constat accepté, intégré, nous pouvons agir. Notre job d’humain éveillé, si je peux dire, c’est de trouver le sens en nous et pour nous du problème, sans en rejeter systématiquement la faute sur l’extérieur.

Nous pouvons alors nous poser ce genre de questions pour nous aider dans notre réflexion :

– Que vient me dire ce souci dans ma vie ?

– Que dois-je apprendre de lui ?

– Qu’est-ce qu’il m’empêche de faire ?

– En quoi me sauve-t-il la vie ?

– En quoi peut-il m’être utile ?

– Qu’est-ce que cela va m’apporter ?

– Comment se fait-il que j’aie besoin de vivre une chose pareille en ce moment ?

– Se peut-il que je sois en train de me punir ou d’expier une faute que j’ai la sensation d’avoir commise ? Si oui, d’où me vient cette idée ? Quelles sont mes croyances profondes à ce sujet ? Suis-je prêt ou prête à en changer ?

– …etc, etc.

Liste de questions non exhaustive, bien sûr. Cela peut vous donner une idée sur les réflexions que vous pouvez mener.

Et vous savez quoi ?

Ces questions ne sont là que pour apprendre à mieux se connaître. En nous connaissant davantage chaque jour, grâce aux problèmes, entre autre, qui sont sur notre chemin, nous allons construire une confiance en nous et en nos capacités qui sera la plus grande évolution bénéfique, d’abord pour nous-mêmes bien sûr, et pour l’humanité entière, juste après !

Plus nous comprenons la façon dont nous fonctionnons, plus nous grandissons et plus nous faisons grandir le monde.

Et le monde a bien besoin de grandes personnes !

Non ???