Au-delà des programmes, dernière partie…

Image :  Livia Iacolare (par flickr.com)

(Version audio en fin d’article)

 

Les métaprogrammes : troisième partie.

Après avoir compris que les croyances forment des filtres puissants intervenants dans le traitement des diverses informations que nous prenons de l’extérieur, une fois appréhendé les innombrables façons que nous avons de les restituer et repéré si nous sommes plutôt branché projets que problèmes, alors il reste à passer en revu quelques autres petites choses qui englobent le tout…

Justement, les voici sous forme d’exemples :

Il vous est sans doute déjà arrivé de rencontrer des gens qui vous racontent des histoires en y intégrant tous les détails. Les moindres gestes, les couleurs, les odeurs, parfois même elles évoquent le goût de certains événements ! Tout est cité et souvent même interprété. Les gens qui sont détails ont l’impression que s’ils ne disent pas tout, il manquera quelque chose au récit et que l’interlocuteur ne comprendra pas ce qu’ils veulent expliquer.

Vous passez de longues minutes à les écouter, pour au final ne retirer que peu d’informations utiles de leurs longs bavardages.  :)

Par contre, il y a d’autres personnes qui sont globales. Avec elles, les détails sont omis, elles vont à l’essentiel du récit, elles parlent donc peu en général. Leur discours se veut efficace et sans fioritures.

Vous passez ici peu de temps en leur compagnie, et même si vous êtes concentré à fond et si vous possédez une très bonne imagination, le manque cruel de détails revient, bien souvent et tout aussi efficacement que dans le cas contraire, à ne rien comprendre du tout !

Bref, les détails sont utiles, certains sont mêmes primordiaux pour la compréhension du déroulé de l’action… Ce qu’il faut, c’est apprendre à savoir les doser pour que le récit soit le plus compréhensible possible. Je compare souvent les détails à du sel.

Trop, ce n’est plus mangeable, pas assez, c’est bien trop fade ! :)

***

Ensuite et cela va vous permettre de comprendre votre chef si vous en avez un, repérez au bout de combien d’expériences il sait ou il a su, qu’il pouvait vous faire confiance pour la réalisation d’une tâche assez précise par exemple.

Bien-sûr, je vous taquine avec votre chef, car ceci est le même mécanisme pour tous les membres de votre entourage ainsi que pour vous-même…

Et croyez moi, cela est toujours bon à savoir :

La PNL parle de vérification :

Certaines personnes n’ont besoin que d’une fois pour vous faire entièrement confiance. Si, lorsqu’elles vous demandent de faire quelque chose, elles voient que vous savez le leur donner dans ce qu’elles considèrent comme acceptable, alors, ça y est ! Vous avez acquis, en une seule fois et durablement leur confiance. Elles vous confieront désormais des dossiers, même ardus parfois, sans douter de vous.

D’autres ont besoin d’un laps de temps défini : un jour, une semaine, un mois, un an…ou plus ! Ce temps correspond en général à un certains nombres de fois : deux fois au moins, six, dix-huit…ou plus parfois. Vous voyez, cela dépend… Ces personnes ont besoin, pour accorder leur entière confiance, que vous répondiez à leur demandes un certains nombres de fois et selon leurs critères (qu’il est toujours utile de connaitre au préalable sous peine de passer à côté).

Et d’autres encore ont besoin de vous tester à chaque fois que vous faites quelque chose. Elles ne sont jamais sûres que vous allez faire ce qui est demandé de la bonne façon. Ce n’est pas qu’elles n’ont pas confiance en vous, non ! Parce qu’elles peuvent reconnaître, de temps en temps, combien vous êtes exceptionnel dans votre travail et que les résultats que vous obtenez sont toujours au rendez-vous, mais elles ont besoin de vérifier si ce que vous faites est bien fait à chaque fois !

Vous voyez les quiproquos que cela entraîne de ne pas connaitre ce mécanisme !!

Par exemple :

Vous, vous avez tendance à faire confiance dès la première fois, et vous tombez sur un supérieur qui a besoin de vérifier à chaque fois !! Comme vous pensez que tout le monde fonctionne comme vous, vous en déduisez très vite, qu’il ne vous fait pas confiance, qu’il est parano, qu’il a un gros problème. Vous pouvez même vous dire, que c’est vous qui avez un problème, que vous ne savez pas inspirer confiance, et vous allez effectivement mettre en avant tout ce que vous ne savez pas faire parfaitement, qui a vos yeux sont les explications à l’attitude méfiante de votre patron à votre égard!!

Alors que tout ça, n’existe pas !

Votre supérieur a juste besoin de vérifier à chaque fois si le travail est bien fait. Et si vous l’interrogez, cela dépend de son vécu bien-sûr, mais il vous dira que dans le passé, il a déjà fait confiance mais celle-ci a été trahie et que c’est pour cela que maintenant il vérifie tout le temps.., ou bien, il vous racontera qu’il a toujours agit ainsi !!

Il a la sensation d’être né comme ça !

***

De même et je me permets de parler de mon expérience, de façon générale, je n’ai besoin que d’une fois pour faire confiance aux gens. Pourtant, il m’est déjà arrivé, comme tout un chacun, de ne pas obtenir ce que je souhaitais dès la seconde fois, ou la troisième ou la quatrième fois… et de devoir par exemple faire appel à une autre personne alors que la première avait toute ma confiance !

Alors, pour ne plus revivre ce genre de déconvenue, j’ai changé de stratégie.

Je me suis dit que j’allais vérifier au moins trois fois avant de faire confiance à nouveau ! C’est mon seuil. Trois fois :

– une fois parce qu’il faut bien donner des consignes et voir si tout à été bien compris,

– une autre fois parce qu’il est possible que je ne me sois pas bien expliqué et que je n’ai pas été assez claire ; je n’ai donc pas été bien comprise,

– et une autre fois pour quelques réglages supplémentaires, les derniers cependant…

J’ai pris aussi l’habitude de dire aux gens que trois fois est mon seuil, ma limite de tolérance…

Comme cela tout le monde est au courant et est OK. J’ai rajouté à cette stratégie une listes de critères qui sont primordiaux pour moi, afin de pouvoir travailler avec les autres. Et de la même façon, je leur en fait part.

D’ailleurs, je profite ici pour rappeler deux évidences pleines de sagesse :

1 – « Un homme avertit en vaut deux » ;)

et

2 – « Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises personnes, il y a juste des personnes à la bonne ou à la mauvaise place ! »  ;)

***

Et, oui, vous avez compris, c’est pareil pour vous ! Vous fonctionnez de la même façon, vous avez votre propre « patron intérieur ». Et ce dernier est parfois bien plus terrible pour vous, parce qu’il est là en permanence pour tous les actes de la vie !

L’accueillir, le comprendre, savoir ce qu’il veut exactement et lui apprendre à vous faire globalement confiance, voilà un beau travail sur soi-même !

***

Si, comme moi, votre postulat de base dans la vie est de vous améliorer de jour en jour, alors, connaitre et surveiller, pour quelques temps seulement, ces mécanismes, est un bon conseil. Pas uniquement pour améliorer la communication avec les autres, mais aussi et surtout, pour ne plus être surpris de ses propres réactions, pour comprendre les mécanismes profonds et souvent inconscients qui nous meuvent, et surtout surtout, pour pouvoir en changer ou, comme dans mon exemple, trouver une autre façon de faire pour être rassuré et ne plus avoir tendance à se surprotéger.

Parce qu’il faut que cela soit clair pour tous : tous ces mécanismes, même si vous avez l’impression qu’ils vous gâchent la vie, sont là, uniquement pour vous protéger ! Sachant cela, partir à la recherche des programmes qui sont à l’origine de ceux-ci et les changer c’est :

Faire de la grande et belle prévention qui se situe au delà de la prévention primaire !

L’adv la nomme la prévention primordiale,

c’est dire son importance !!

:)

Dernier point, aucun programme n’est mieux qu’un autre. Adapter le bon programme à la situation que nous vivons, c’est peut-être le début du bien vivre ensemble et du bonheur, selon la PNL… toujours sauce ADV !

***

Et vous combien de fois avez vous besoin pour faire confiance aux personnes qui vous entourent, au travail ou à votre entourage, afin d’être entièrement rassuré ?