Appendicite

 

L’appendice :

Le schéma ci-contre vous montre où elle est située,

Les explications ci-après tentent de vous donner quelques indications quant à son utilité. Enfin, tout cela est théorique bien sûr, les spécialistes ne semblent pas tous d’accord avec le rôle qu’elle joue.

Sources :

http://www.allodocteurs.fr/maladies/anatomie-du-corps-humain/a-quoi-sert-l-appendice_3376.html : « On dit parfois que l’appendice est l’amygdale des intestins, car il fabrique des lymphocytes, des globules blancs chargés de combattre les bactéries ». Et, plus bas dans le même texte : « Il y a quelques années, des chercheurs américains ont montré que l’appendice aurait en réalité une fonction, puisqu’il serait une sorte de réservoir de la flore bactérienne, un précieux écosystème regroupant des milliers de bactéries, utiles à la digestion. »

Pour faire plus sérieux et pour résumer :

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-appendice-serait-utile-digestion-13180/ « Considéré comme un vestige sans fonction, qui ne se manifeste que pour provoquer l’appendicite, ce petit organe servirait en fait d’abri pour une flore bactérienne nous aidant à digérer les aliments… »

Autres sources :

– Magazine « Néosanté » du 23-09-2011. « L’appendice est un groupe de ganglions lymphatiques. Les ganglions font partie du système lymphatique, ce sont des tours de garde qui identifient ce qui est étranger, pour nous aider à constituer notre immunité et notre identité (avec les globules blancs et les anticorps). »

– Dictionnaire des codes biologiques des maladies : « L’appendice iléo-caecal est riche en follicules lymphoïdes (éléments indispensables à la défense de l’organisme) et paradoxalement, il ne semble pas qu’il joue un rôle très important sur le plan immunitaire chez l’homme. Ces muqueuses ont une fonction d’absorption, notamment de l’air et de l’eau. Elles ont également une fonction de sécrétion. »

Déjà dit, mais j’ai envie « d’enfoncer le clou » comme on dit :

– Certains spécialistes considèrent l’appendice comme un vestige de nos lointains ancêtres et sont convaincus qu’elle ne nous sert plus à rien. Les ablations préventives de l’appendice ne sont pas rares.

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NB : Dans la petite histoire qui va suivre, l’option prise est de considérer l’appendice comme un lieu d’aide à la fin du processus de digestion… Après, l’imagination a fait le reste, ce qui veut dire que c’est une histoire sans aucune prétention pédagogique…

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Histoire symbolique : ablation de l’appendice.

Il était une fois un sympathique et pimpant petit cabanon qui se dressait au bout d’une impasse au fin fond d’un village s’étendant, en zigzag, le long d’une route. Dans ce mignon petit cabanon, vivait en totale harmonie, dans la joie et la bonne humeur, une bande de joyeux lurons : ils étaient bien ensemble et leur passion était de surveiller ceux qui passaient aux alentours, ainsi que de rendre service à l’ensemble du village. Quelqu’un avait besoin d’un coup de main pour trier les bons aliments des mauvais ? Nos amis étaient là ! Un autre avait besoin de faire avancer son chariot sur la route ? Nos amis arrivaient, frais et disposés à donner de leurs personnes pour acheminer les denrées à bon port. Un autre encore, qui régulièrement criait de toutes ses forces qu’il avait besoin que quelques bonnes âmes viennent le soutenir dans son dur labeur était aussitôt exaucé dans sa demande ! Nos amis arrivaient en chantant, car ils savaient qu’ils pouvaient aider et que le travail effectué à plusieurs et surtout avec le cœur, était la meilleure activité qui soit. Bref, ils étaient tellement appréciés et en même temps leurs interventions devenaient tellement « normales » que tous pensaient que cela était bien ordinaire finalement !

Le petit village, comme tous les petits villages, les hameaux et même les petites, moyennes et grandes villes aussi, formaient ensemble un pays entier. A la tête de ce pays, se trouvait un chef qui lui seul avait une vue d’ensemble. Son rôle était de maintenir le tout en bon état de marche. Il était omnipotent -il avait tout pouvoir sur tout le territoire-, omniprésent -grâce à des systèmes de surveillances très élaborés, il pouvait tout savoir sur tout à tout moment- et omniscient -non seulement il savait ce qui se passait dans le pays d’instant en instant, grâce aux systèmes dont nous venons de parler, mais en plus, il avait en lui la mémoire et les connaissances de tous les instants qui s’étaient déjà passés et sur des temps immémoriaux. Le résultat de tout cela était qu’il pouvait en déduire, pour le pays entier, l’avenir puisqu’il le connaissait déjà étant lui même, en même temps, l’acteur et le spectateur de ce qui allait advenir- Bref, il connaissait absolument tout sur le pays !

Cependant, il y avait bien une chose que ce chef suprême ne pouvait contrôler, c’était sa femme ! Or, il s’avère que celle-ci était très capricieuse et surtout très émotive. Même si elle aussi adorait le pays et aurait tout fait pour lui, il est évident qu’elle ne l’aurait jamais géré de la même manière que son chef de mari. Et souvent, ils avaient ensemble de fortes divergences quant à ce qu’il était bien ou pas de faire pour l’ensemble. Parfois, cela se soldait par de terribles disputes, où l’un et l’autre voulaient avoir le dernier mot, mais ceci n’était pas possible. Le plus souvent d’ailleurs, c’était le chef qui devait lâcher prise. Or, il faisait seulement semblant de le faire. Il avait trouvé l’astuce pour déléguer les ordres de sa femme dans les bons endroits, villes, villages ou hameaux cibles, ce qui la calmait aussitôt. Et aujourd’hui justement, la contrariété de la femme du chef portait sur :

– Mais tu ne rends pas bien compte ! Je te dis, moi, que j’ai remarqué à plusieurs reprises que nous manquons cruellement de gens qui nous aident, et plus globalement, je trouve que nous ne nous entraidons pas comme nous le devrions. Il faut faire quelque chose, cette situation est inadmissible !

Et, sans plus d’explications ni sans d’autres raisons, elle revenait à la charge encore et encore sur le thème de l’entraide. Le chef avait beau lui montrer qu’ils étaient entourés de gens qui les aidaient au quotidien, et qu’ils étaient en nombres suffisants, elle ne changeait pas d’avis pour autant. Alors, comme à son habitude, le chef prit une décision. Il réfléchit à un endroit dans son pays où se trouvait déjà des personnes qui aidaient les autres. Il se trouve qu’il entendit parler du petit cabanon et des innombrables services que ces habitants dispensaient autour d’eux. Il se dit que cela pourrait calmer sa femme s’il décidait d’y multiplier les effectifs. Il décréta cela, et cela fut fait.

Au bout de quelque temps à peine, sa femme revint le voir et lui demanda quelles mesures il avait prises concernant l’entraide.

– Ça y est chérie, j’ai ordonné que les effectifs du petit cabanon soient triplés. Tu avais raison, les gens qui avaient la charge d’aider les autres dans cette région, n’étaient pas assez nombreux. Maintenant, ils sont en nombres suffisants et peuvent remplir comme il convient leur tâche. Es-tu rassurée ma belle ?

– Oh oui mon amour !  Totalement rassurée même ! Merci merci !

Et du monde dans le petit cabanon au fond de l’impasse, il y en avait désormais ! Oui ! Il y en avait même beaucoup trop ! Il y en avait tellement qu’ils ne pouvaient plus bouger ! Le cabanon s’avérait trop exigu pour les accueillir tous ; il commençait à grossir même ! Il était tout gonflé ! Pourtant, même si cette situation était tout à fait incongrue et même intolérable, elle semblait être parfaitement acceptée.

Elle semblait seulement…

Car, c’est à partir du moment où la femme du chef fut totalement apaisée quant à son problème de manque d’entraide, que les choses se gâtèrent au niveau du cabanon. Trop d’individus dans un espace restreint est toujours source de désagréments et même pire. Non pas que les personnes présentent ne s’entendaient pas et se faisaient la guerre, non ! Mais comme elles étaient toutes serrées les unes contre les autres, beaucoup ne pouvaient même plus bouger. Et ce fut fatal : bon nombre d’entre elles suffoquaient littéralement ! Les premières rentrées dans le cabanon ne purent plus jamais sortir et finirent par mourir… De proche en proche, un grand nombre de personnes périrent ainsi, et leurs corps restaient sur place. Ce fut une véritable hécatombe en fait et les ennuis commencèrent alors. Tout le village souffrait de cette situation. Les personnes rescapées du cabanon passaient maintenant leur temps à essayer de nettoyer ce qu’elles pouvaient. De gentilles et serviables qu’elles avaient été, elles devinrent dures et ne se préoccupaient plus des autres. Elles étaient même en colère, elles pestaient à longueur de journée ! Cependant, il ne fallait pas leur en vouloir, en réalité, c’est ainsi qu’elles trouvaient le courage de faire ce nettoyage macabre dans leur habitation.

Or, cela ne dura pas longtemps. Un beau jour, quelque chose de terrible arriva. Venue d’on ne sait où, une espèce de pince géante s’approcha du cabanon. À côté de cette pince se trouvait une lame aiguisée, froide de terrible. Toutes deux se rapprochaient dangereusement, et ce qui devait arriver arriva : la lame coupa le cabanon à sa base, la pince l’enserra de part en part et l’extirpa de son socle. Le cabanon et tous ses habitants, les morts et les vivants, disparurent vers l’extérieur !

Passé le choc de cette ablation soudaine, les choses reprirent leur cours comme si rien ne s’était passé. Évidemment, il y avait moins d’entraide, mais les choses se faisaient quand même, tant bien que mal ! Après tout, le chacun pour soi fonctionne aussi…

 

Précisions :

La femme du chef avait exagéré ; ce qu’elle avait demandé pour calmer ses angoisses avait entrainé l’ablation d’un cabanon dont les habitants passaient leur temps à rendre des services aux autres ! Ses émotions non gérées ont entrainé le chef à prendre la décision d’augmenter l’efficacité et les effectifs des systèmes d’entraide déjà en place… Rappelons que le chef ne peut agir que dans l’espace de son territoire, tout chef suprême qu’il est, il n’a aucune prise sur ce qui est en dehors de son territoire et encore moins sur les émotions intenses de sa femme !!

Voici comment, encore de nos jours, nous traitons nos appendices. Le décodage biologique nous dit que lorsque nous sommes en stress, lorsque nous avons du mal à digérer une « affaire moche », indigeste et pour laquelle nous nous retrouvons dans une impasse, lorsque nous ruminons un manque d’aide ou de stockage, ou lorsque l’on s’est fait « vider les poches » (aussi bien en réel, virtuel, symbolique ou imaginaire), ou lorsque l’on se sent en insuffisance de défense… alors dans un premier temps, le cerveau ordonne d’augmenter les effectifs à l’endroit qui rappelle le plus, de part son activité naturelle, l’activité qui permet de solutionner le stress, (ici en particulier, augmentation du système qui permet l’entraide, autrement dit : multiplications cellulaires), et lorsque le conflit réel, virtuel, symbolique ou imaginaire est réglé, le corps passe en phase réparation : l’appendice durcit (symbolisé par les cadavres dans le cabanon), les bactéries viennent, tels des éboueurs, « nettoyer » les surplus : inflammation, douleurs !!! C’est là que l’ablation a lieu !

Tant pis !!

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Acteurs de cette petite histoire :

– Sympathique et pimpant petit cabanon : appendice

– Habitants du cabanon : bactéries ou ganglions lymphatiques, selon les sources médicales (voir plus haut).

– Cerveau ordinateur : chef suprême

– Inconscient et ses émotions : femme du chef

– Villages, petites, moyennes et grandes villes : les organes, les appareils, les systèmes…

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Sinon, je vais bien merci !!! :wink: