À quoi servent les émotions ?

Source du schéma : lapressegalactique.net

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Connaissiez-vous cette échelle des émotions ? Scindée en deux, elle se décompose en deux spirales : une ascendante et une descendante.

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Spirale ascendante :

1 – Joie/connaissance/autonomisation/liberté/amour/appréciation

2 – Passion

3 – Enthousiasme

4 – Croyance d’une attente positive

5 – Optimisme

6 – Espoir

7 – Satisfaction

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Spirale descendante

8 – Ennui

9 – Pessimisme

10 – Frustration/irritation/impatience

11 – Sentiment d’écrasement

12 – Déception

13 – Doute

14 – Inquiétude

15 – Blâme

16 – Découragement

17 – Colère

18 – Vengeance

19 – Haine/rage

20 – Jalousie

21 – Insécurité/culpabilité/indignité

22 – Peur/peine/dépression/impuissance/victime

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Ces deux « spirales » offrent un outil intéressant

Nous voyons ici que les émotions ne sont ni positives ni négatives, elles sont justes des indicateurs. Comme les panneaux de signalisation nous aident à trouver notre chemin extérieur, les émotions nous indiquent le chemin intérieur que nous sommes en train de parcourir. Ce que nous avons à faire, c’est de préciser où nous voulons nous rendre. Ainsi, nous pourrons nous servir de ces puissants moteurs que sont les émotions pour nous propulser plus vite et en pleine conscience jusqu’à la bonne destination.

Par exemple, si le bien-être et la joie sont des buts à atteindre, lorsque nous ressentons du pessimisme et de l’inquiétude, il nous faut prendre conscience que ces émotions nous éloignent de ce que nous voulons pour nous. En revanche, lorsque nous ressentons de la satisfaction et de l’optimisme, alors nous pouvons nous dire que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs.

L’importance de la décision

Dans cette optique et si nous voulons vraiment ressentir tous les effets positifs de cette sorte de boussole émotionnelle, alors il est important que nous prenions les bonnes décisions quant à ce que nous voulons vivre ou pas. Le MOAE est une méthode originale et efficace qui aide à déterminer ce qui nous est le plus important à vivre en cette vie : ceci est défini sous le terme de Mission. Et pour s’assurer de notre mise en route, nous devons jalonner notre chemin grâce à des Objectifs et passer à l’Action, afin d’obtenir les Effets, autrement dit les résultats de tout ce processus. Cette méthode représente une bonne façon de prendre une décision en conscience, avec tous les atouts indispensables afin de ne pas se perdre en route ou pire, se tromper de direction toute sa vie durant.

Arrêtons dès à présent de nous battre contre les émotions que nous jugeons négatives en nous

Dans pratiquement tous les contes initiatiques, il y a cette quête ; le héros quitte les siens, il part seul et sur le chemin, il doit affronter toutes sortes d’épreuves. Face à elles, il est aidé ou pas, par ses émotions. Or, les épreuves elles-mêmes peuvent être considérées comme des émotions. Par exemple, un lion incontournable au franchissement d’une étape, pourrait très bien représenter la peur de l’autorité. Souvent le héro le combat, le terrasse et il nous est dit que cela le rend plus fort. Il est temps de mettre un terme à ce mode de comportement guerrier. Il ne sert à rien de combattre ses peurs, ses démons, de terrasser la bête féroce en nous, d’aller à l’encontre de ce qui nous constitue. Nous pensons que tout ce qui nous éloigne de notre intégrité physique ou mentale est à éliminer. Mais c’est justement cela qui est une atteinte à notre intégrité ! Notre chemin initiatique n’a pas à être un combat, au contraire. Notre chemin nous menant vers notre but est un parcours d’intégration des différences, d’alliance des contraires, d’association des opposés, de combinaison des contrastes, de fusion des antipodes, entre  autres choses à apprendre. Par exemple, face à la peur du lion en nous, il nous faut trouver le moyen de l’amadouer, de l’apprivoiser, de le comprendre. Il n’est pas là par hasard ; il nous protège, il est là en nous pour nous et non contre nous. Si nous le considérons comme un e bête féroce, il se comportera en bête féroce. Si nous le considérons comme un allier, il en sera un. Toutes les peurs ou les émotions ressentis comme négatives sont à comprendre donc en se posant ce genre de questions : qu’est-ce que cette peur ou émotion représente pour nous, qui nous fait ou nous faisait ressentir cette peur ou émotion et pourquoi avons-nous gardé cette sensation en nous ? Redirigeons et canalisons toute l’énergie que nous sommes prêts à dépenser pour nous battre, afin de comprendre, de pacifier, d’intégrer. Il y a forcément des choses intéressantes à découvrir sur notre fonctionnement.

Pour autant, les apparences sont souvent trompeuses !

Ce n’est pas parce que nous parlons de spirale ascendante que les émotions sont forcément aidantes et ce n’est pas parce que nous parlons de spirale descendante que les émotions sont forcément limitantes. Nous avons vu que cela dépend beaucoup du but que nous voulons atteindre. Dans l’absurde, si notre objectif de vie est de nous sentir mal, inutile de vous préciser que le fait de ressentir de la satisfaction et de l’optimisme éloigne du but recherché…

Cependant, au-delà de cette option, il y a parfois des étapes dans un objectif motivant et bien pensé, qui laissent une large place à une émotion sclérosante. Par exemple, ressentir de la déception face à l’avancée de son projet n’est pas forcément négatif, mais cela peut indiquer que nous avons donné trop d’importance à un élément du projet, peut-être au détriment de l’ensemble. Il nous faut juste réajuster certains paramètres et nos points de vue sur ce qui est important ou pas. D’un autre côté, il se peut même que dans la spirale ascendante, nous trouvions un point qui nous desserve… Prenons l’exemple particulier de l’espoir. L’espoir semble être une émotion aidante, alors qu’à y regarder de plus près, l’espoir est une émotion qui peut s’avérer carrément négative. Nous espérons que cela se passe comme nous le souhaitons, alors que nous devrions tout faire pour que cela se passe comme nous le souhaitons. Il y a une différence fondamentale. D’autre part, la passion par exemple qui semble être une émotion aidante, peut s’avérer destructrice, c’est  bien connu…

En conclusion

Nos émotions sont nos amies, elles ne demandent qu’à nous aider, mais pour cela nous devons les comprendre, les intégrer. Nous devons partir à leur rencontre, leur faire face et ne pas penser que nous sommes à leur merci, ceci est tout à fait faux. Si elles apparaissent en nous c’est qu’elles ont un rôle important à jouer : à nous de les écouter, de les accompagner et de les transfigurer. Nous en serons nous-mêmes changés à tout jamais.

À nous de jouer !!