1 + 1 = 3

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En effet, pour le cerveau-ordinateur  : 1 + 1 = 3. Même si en mathématique classique : 1 + 1 = 2 et que de façon symbolique et spirituelle, nous pouvons dire que 1 + 1 = 1 ou même que : «1 + 1 = 11 aussi et ça, c’est beau !» comme nous l’explique si bien Jean-Claude Van Damme !! 

Pour en revenir au fonctionnement de notre cerveau ordinateur et à la causalité des événements qui nous arrivent, voici un exemple. Imaginez, une personne qui n’aime pas son travail. Voici comment cela peut se passer dans sa tête :

1 : je n’aime pas mon travail, je m’ennuie ou je me sens dévalorisée et exploitée

+ : et, ou mais,

1 : je dois continuer malgré tout pour vivre, payer les factures et payer les études de mes enfants !

Son émotion lui signifie qu’elle est malheureuse, mais ne connaissant rien d’autre, elle se dit qu’elle n’a pas le choix. Pour elle, ce raisonnement est hyper logique. Alors elle continue à aller au travail où elle se sent mal, et où elle s’ennuie à mourir ! (attention, cette expression n’est pas anodine !). Le fait de vivre cela tous les jours et d’entretenir des pensées négatives, sur elle, son travail, ses collègues, ses conditions de vie, la société qui aurait dû, mais n’a pas fait, ne fait pas et ne veut pas…etc, elle ne va pas très bien ! Elle ne voit pas d’issues à son malaise ! Elle « tient le coup » (ou les coups, c’est selon le match de boxe qu’elle se fait subir au quotidien) tant bien que mal, avec des hauts et des bas.

= : Puis un beau jour, souvent lorsqu’elle part en vacances, ou lorsqu’il est temps pour elle de prendre sa retraite : crack !! Elle ne sait pas trop pourquoi, alors que tout aurait dû aller mieux,

3 : elle s’effondre dans le mal-être ou la maladie, en fonction de l’intensité de la phase de stress.

Alors évidemment, elle en veut à la terre entière, elle se dit qu’elle est maudite, que rien n’est facile pour elle, qu’elle a tout supportée pour pouvoir elle aussi profiter un peu de la vie, mais qu’évidemment, elle ne peut pas ! Elle trouve tout injuste maintenant !

Alors que ce qu’elle traverse est la réponse parfaite à l’addition qui l’a préoccupée toute sa vie active durant :

1 contrainte + 1 autre contrainte = 3, symbolisant la création et la communication de la solution parfaite à ces deux contraintes réunies !

Comment cela est-il possible ?

En fait, voyons un peu ce qui se passe dans sa boite crânienne : il se trouve qu’au moment précis où elle bascule d’un état à un autre (=) c’est le cerveau-ordinateur qui prend le relais sur le cerveau émotionnel. Si nous reprenons notre exemple, voici précisément ce qui se passe.

Lorsque notre individu se rend au travail, à reculons, la boule à la gorge ou au ventre, avec tant de peine qu’il se sent toujours fatigué, souvent malade, souvent irritable, souvent stressé aussi, il puise littéralement sur ses réserves, à tel point que nous pouvons dire qu’il est en permanence sur « on ». Il force son corps et son esprit, il se prend pour un mulet, corvéable à merci. Faisant ainsi, il n’a vraiment aucune idée de sa valeur personnelle alors, il pense mériter cette vie de bagnard… C’est ainsi. En vacances ou à la retraite, il n’a désormais plus à se lever tous les matins pour aller à ce « travail » tant honni. C’est là qu’il relâche sa détermination (et son stress aussi). Il passe donc sur « off », en phase de réparation de la tension accumulée. Or, souvent, cette phase ne se limite pas en une récupération par le sommeil, mais se transforme en une véritable maladie. En vacances, ce sont les rhumes, les grippes, les angines ou autres maladies dites bénignes, qui arrivent parfois à le clouer au lit tout de même ! À la retraite, cette phase de réparation peut être plus profonde. Il sait qu’il n’aura plus du tout à repartir à ce travail vécu de façon aliénante, alors la phase récupération est plus poussée. Il développe parfois des maladies plus graves. Au moment où il vit cela, il pense ne pas avoir de chance alors que la maladie est juste la conséquence de son comportement d’avant, la suite logique d’années de stress, d’humiliations ressenties, de pensées négatives entretenues, d’actes contre sa propre nature, posés jour après jour…

Si un tel individu a passé sa vie à courir à côté de ses baskets (cette expression symbolise le fait qu’il n’a pas vécu la vie qu’il méritait de vivre, trop éloigné de son talent particulier, de sa mission de vie), alors c’est son cerveau-ordinateur qui est chargé de rectifier le tir, de le faire revenir à sa raison de vivre, à sa vraie nature. Parfois, certains comprennent cela : ils se sentent alors en accord avec ce que « le mal-a-dit ». Après une maladie qui ouvre les yeux, un accident aussi parfois, une expérience de mort imminente ou après un coma, ils saisissent le sens de ce qui les touche, ils reconnaissent même que sans ces épreuves physiques et psychiques douloureuses, ils n’auraient pas pu voir, entendre ou comprendre certaines choses indispensables et primordiales pour eux.

Maintenant, pourquoi attendre de passer par de telles épreuves pour changer vraiment, pour se poser les bonnes questions sur soi-même et sur ses aspirations profondes ? Il n’est pas nécessaire, contrairement à ce qui se dit souvent, de traverser des problèmes dans la vie pour changer son comportement, sa manière de comprendre ce qui nous entoure, pour se montrer à soi-même sa grandeur.

Et dire que ces réflexions sont issues d’une toute petite addition toute bizarre…

 

NB : article issu du premier blog adv, écrit en 2014.